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Publié par Philippe Poisson

  • Les présentations des éditeurs : 28/12/2013

Vidocq et Pierre Coignard mis en scène dans une enquête policière, où policiers et criminels se jouent des apparences.

1818. Vidocq, le chef de la brigade de sûreté, avec l'aide de son équipe d'anciens malfrats repentis, pourchasse une bande de cambrioleurs violeurs et tueurs qui hantent la capitale en ce début du XIXe siècle et dont le chef est un bagnard évadé se faisant passer pour un noble. Ses investigations le mènent dans les lieux les plus cocasses ou les plus malfamés de Paris, peuplés de personnages hauts en couleur et où les apparences sont souvent trompeuses...

«Livre lu d'une traite, en apnée ! On tremble pour Vidocq, ses compagnons et pour que justice soit faite... Je suis fan, tout simplement !» Karyn, 35 ans, Hérault.

«J'ai dévoré le livre en trois jours, trop curieuse de ce qui allait advenir de ces malfrats !» Pascale, 29 ans, Charente-Maritime.

«Vidocq est décrit comme on se l'imagine : sombre, roublard, charismatique, mais non dénué de sentiments.» Christiane, 38 ans, Seine-et-Marne.

Gagnant Grand Prix Ça m'intéresse Histoire du Polar Historique 2013

Jean-Charles Malet - 45 ans, habite l'Indre-et-Loire où il travaille comme agent immobilier.

  • Les courts extraits de livres : 28/12/2013

Extrait du prologue

Ce dimanche de mars 1818, par une douce et lumineuse matinée printanière, au grand étonnement de ses subalternes, Vidocq s'attelle, bien malgré lui, au classement d'une montagne de vieux dossiers entassés dans son bureau de la Petite Rue Sainte-Anne.
C'est là en effet que se trouvent les locaux salpêtres et humides qui furent mis à sa disposition dès 1812. Et c'est dans ce passage étroit et mal éclairé, dans cette ruelle qui ne mène quasiment nulle part, au premier étage de cet immeuble fissuré des fondations jusqu'au toit, que Vidocq dirige avec brio la brigade de sûreté.

Le brouillard s'est enfin dissipé et, d'une des fenêtres de son bureau personnel, le policier aperçoit distinctement le clocher, tout proche, de la Sainte-Chapelle. Elle paraît tout engoncée au milieu des bâtiments qui, au fil des siècles, sont venus l'enserrer jusqu'à l'oppresser. Ce chef-d'oeuvre de l'art gothique, avec ses quinze baies ouvragées et sa rosace géante qui inondent de lumière et de couleurs cet écrin voué à Dieu, fut édifié entre 1242 et 1248 par Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis, pour y abriter la Couronne d'épines du Christ ainsi qu'un fragment de la Vraie Croix. Sa flèche, élancée vers le ciel, jette un oeil bienveillant sur les braves de la Sûreté.

Cependant, les cloportes de la rue Sainte-Anne triment, eux, quotidiennement, sous le regard malveillant et suspicieux de «la haute», pour le bien de la société parisienne. Rien ne leur est pardonné. Ils ont beau multiplier les arrestations, déjouer des complots politiques, surveiller d'éventuels opposants au pouvoir, jamais le succès ne rejaillit sur la brigade, et seule la préfecture, rue de Jérusalem, en tire les bénéfices et les lauriers.
Vidocq a repoussé cette échéance de nombreuses fois depuis plusieurs mois déjà, mais le Grand Condé, entendez le préfet de police, a donné des ordres afin que les-dits dossiers se trouvent dans son bureau le lundi matin suivant. C'est donc placé au pied du mur qu'il se résout enfin à s'acquitter de cette tâche qu'il trouve à la fois trop ingrate au vu de ses états de service, et rebutante tant la corvée s'annonce fastidieuse.

Malheureusement pour lui, il demeure à ce jour le seul et unique membre de sa brigade de sûreté, excepté Coco Lacour absent, et c'est bien fâcheux, pour plusieurs jours, à savoir lire et écrire correctement. Impossible donc de déléguer. Les trois fenêtres ouvertes de son bureau laissent pénétrer l'air frais du matin. Des moineaux, perchés sur le faîtage des toits environnants, chantent ; sans doute pour fêter le retour du printemps. Le soleil, encore pâle et rasant à cette heure, peu à peu réchauffe l'atmosphère et le cœur des hommes. Un besoin furieux de chaleur et de douceur de vivre se fait ressentir parmi les agents de la Sûreté tant l'hiver rigoureux qui vient de s'écouler fut long, semé d'embûches et épuisant pour les organismes. Pas un jour de répit ne leur a été octroyé depuis sept bons mois. La brigade de sûreté, financée par les fonds secrets de la police, composée de seulement douze éléments, dont Vidocq, combat sans relâche, nuit et jour, depuis plusieurs années, sur tous les fronts ; espionnage, complots, meurtres, cambriolages, viols, attaques de malle-poste et autres petits délits mineurs qui empoisonnent continuellement les rues commerçantes de la capitale.

Auteur : Jean-Charles Malet  Date de saisie : 17/12/2013  Genre : Policiers  Editeur : Nouveaux auteurs, Paris, France  Collection : Policier

Auteur : Jean-Charles Malet Date de saisie : 17/12/2013 Genre : Policiers Editeur : Nouveaux auteurs, Paris, France Collection : Policier

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