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Publié par Philippe Poisson

Les femmes incarcérées

 

Elles bénéficient très tôt d’une faveur non négligeable : elles ne sont pas astreintes au port des sabots pendant les transferts. On les autorise à porter des souliers. Il est de même précisé que « les femmes ne seront point enchaînées, quelque soit la nature de leur peine ».1 On tient compte alors de leur fragilité et de leur délicatesse, étant entendu à l’époque que, physiquement, les femmes sont moins robustes que les hommes. Faut-il y voir un plus grand respect ou plutôt une plus grande compassion à leur égard ?

 

A la centrale de Montpellier dans les années 1920, les détenues portent l’été une robe de toile rayée bleue et blanche ainsi que les sandales. Souvent un détail permet de signaler la condamnation : à Haguenau, toujours à la même époque, les femmes condamnées à la réclusion à perpétuité portent un fichu blanc, les autres, un bleu. A la maison centrale de Rennes, le numéro d’écrou inscrit sur les vêtements est souligné d’un trait pour les condamnées à l’emprisonnement, de deux traits pour les condamnées à la réclusion, et il est encadré pour les condamnées aux travaux forcés.

 

1 Arrêté du 12 mars 1839 qui détermine les mesures de sûreté à prendre à l’égard des condamnés transportés par les voitures cellulaires.

 

Philippe POISSON - 6 janvier 2006

Clichés Henri MANUEL – Ministère de la JUSTICE
Clichés Henri MANUEL – Ministère de la JUSTICE
Clichés Henri MANUEL – Ministère de la JUSTICE

Clichés Henri MANUEL – Ministère de la JUSTICE

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