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Publié par Philippe Poisson

Jeune détenu à la colonie pénitentiaire de Mettray, vers 1850  /  Détenu à la maison de correction de Poissy, vers 1860.
Jeune détenu à la colonie pénitentiaire de Mettray, vers 1850  /  Détenu à la maison de correction de Poissy, vers 1860.

Jeune détenu à la colonie pénitentiaire de Mettray, vers 1850  /  Détenu à la maison de correction de Poissy, vers 1860.

Expédiés dans les colonies pénitentiaires, les jeunes détenus se voient attribués un trousseau particulier. Ce dernier diffère peu des effets vestimentaires destinés aux adultes. Les directeurs des établissements qui les accueillent ont le choix entre demander que l’Administration leur fournisse des trousseaux ou réclamer un supplément de journée. Dans la deuxième hypothèse, l’achat ou la confection des vêtements revient à l’établissement, qui doit assurer normalement une uniformité de l’habillement.1 L’avantage pour les jeunes détenus réside dans le fait que l’on n’impose pas un costume de couleur distincte pour les jeunes détenus évadés et réintégrés, comme pour les détenus adultes. Pour eux, pas de suppression du costume pénal, mais le renoncement à un régime trop coercitif, qui accentuerait le traumatisme dû au port de « l’uniforme ». Le but recherché et affirmé à travers cette démarche est de respecter la dignité des plus jeunes. Il s’agit de ne pas les humilier inutilement.2 Peut-être devons nous voir dans ce type d’aménagement l’heureux présage des futurs régimes particuliers applicables aux mineurs ? Celui notamment défini par l’ordonnance de 1945 les concernant ?

 

1 Instructions du 24 mars 1857 sur le régime des établissements particuliers d’éducation correctionnelle de jeunes détenus et les mesures à y introduire.

2 Circulaire du 1er décembre 1898 interdisant l’emploi d’un costume spécial pour les jeunes détenus évadés réintégrés.

 

Philippe POISSON - 6 janvier 2006

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