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Publié par Philippe Poisson

… La Réforme de 1839 : la règle du silence

 

L’arrêté GASPARIN instaure la règle du silence dans les maisons centrales.

 

Le réformateur l’impose pour deux raisons essentielles : le danger de corruption des détenus entre eux et la volonté de faire ressentir la captivité plus vivement. Elles trouvent leur origine dans le souci d’obtenir l’amendement des prisonniers confiés à l’administration qui « s’expose à un reproche mérité, de la part des familles des condamnés comme de la part de la société, lorsqu’elle n’accomplit pas ce premier de ses devoirs ».

 

L’amendement passerait donc par le silence, favorable au recueillement, qui évite la propagation des « conversations oiseuses et immorales » et rend chaque instant de l’incarcération plus pénible par le poids apporté par l’impossibilité de communiquer.

 

Dans le même temps, « l’application de cette règle permettait de mettre fin au « scandale public » qu’était celui du bruit des conversations et des jeux qui se faisait entendre au-dehors, et profitait à rétablir l’ordre au sein du personnel. »

 

A la fin du XIXe siècle, « dans la plupart des prisons de courtes peines où les condamnés sont encore soumis au régime en commun, on ne défend en réalité que les conversations bruyantes ; les paroles à voix basse sont tolérées. Il serait en effet, à peu près impossible d’obtenir un silence absolu pendant toute la journée. » ...

 

Philippe POISSON
Document réactualisé le 22 octobre 2006

 

Prétoire à la centrale de Clairvaux dans les années 1920

Prétoire à la centrale de Clairvaux dans les années 1920

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