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Publié par Philippe Poisson

Une maison de correction pour filles est dirigée par la sadique Mme Appel (Maximilienne). Mais, elle est démise de ses fonctions et remplacée par Yvonne (A. Ducaux) qui va changer totalement le régime pénitentiaire de cette institution. Nelly (C. Luchaire) est ramenée après une troisième tentative d'évasion. Yvonne se prend d'affection pour elle et décide de l'aider...

Ce film fit de Corinne Luchaire une vedette du jour au lendemain. Il est facile de voir pourquoi : sa jeunesse, son insolence et sa fraîcheur éclate à l'écran. Face à elle, Ginette Leclerc joue une garce avec son talent habituel. Le film n'édulcore pas les conditions épouvantables dans lesquelles ces pauvres filles vivent. Et elles sont souvent envoyées là pour des motifs futiles ou par des parents qui veulent se débarasser d'elles. Maximilienne, qui était spécialisée dans les rôles de vieille fille revêche, dresse un portrait à charge de l'odieuse Mme Appel. Le dialogue d'Henri Jeanson est acéré et sans compromis. Visuellement le film est également intéressant avec des travellings qui suivent les filles la nuit dans leur dortoirs. A découvrir ou redécouvrir !

 

CORINNE LUCHAIRE - PRISON SANS BARREAUX - YouTube

CORINNE LUCHAIRE - PRISON SANS BARREAUX - YouTube

PRISON SANS BARREAUX - YouTube

 

Corinne Luchaire - En 1937, Prison sans barreaux de Léonide Moguy révèle une jeune actrice de seize ans, blonde, racée, à la forte personnalité. Pendant trois ans, Corinne Luchaire, parfois comparée à Greta Garbo, enchaîne plusieurs films, dont Conflit et Le dernier tournant, adaptation du Facteur sonne toujours deux fois. Atteinte de tuberculose, éloignée de l'écran pendant la Seconde Guerre mondiale, elle mène alors une « drole de vie ) (le titre de son autobiographie) de femme très libre. Son père est Jean Luchaire, patron de la presse collaborationniste, qui sera fusillé à la Libération. Frappée d'indignité nationale, oubliée, Corinne Luchaire meurt en 1950 à quelques jours de ses vingt-neuf ans. Cette biographie rappelle à notre mémoire une actrice hors pair, foudroyée en pleine ascension, qui hante notamment l'oeuvre de Patrick Modiano.

Et puis la guerre est arrivée, et la belle Corinne Luchaire a cumulé les mauvais choix. Son père, Jean Luchaire, journaliste de gauche, passe très vite du côté de la collaboration active, et sa fille le suit. Elle court les bals et les ambassades, se grise aux privilèges qui durent encore pour ceux qui refusent de voir ce qui se passe. Elle a une petite fille avec un officier autrichien.

Tout cela n‘aura qu’un temps.

Quand la débâcle arrive, elle fuit et rejoint même Laval et Céline (qui l’évoquera dans D’un château l’autre) à Sigmaringen. Son père sera fusillé à la libération, elle ira en prison et sera frappée d’indignité nationale. Tuberculeuse, elle meurt en 1950, à moins de trente ans. Depuis, on l’a oubliée, sauf quelques fidèles comme Patrick Modiano, qui en a fait sa « petite sœur maudite »… et Carole Wrona, professeur de cinéma à Sciences Po, qui lui consacre une biographie fouillée et passionnante. Elle a retrouvé et fait parler de nombreux témoins, creusé les archives, corrigé les nombreuses et volontaires omissions de l‘autobiographie de la star, Ma drôle de vie, publiée après guerre. Et pose sans complaisance toute la question de la responsabilité personnelle dans des époques troublées.

Hubert Prolongeau - Comme on nous parle - France Inter
La star aux ailes brûlées - Les cinéphiles se souviennent d’elle enflammant les écrans d’avant guerre dans Le dernier tournant ou Le déserteur. Cela dura dix ans, on la compara à Greta Garbo.
La star aux ailes brûlées - Les cinéphiles se souviennent d’elle enflammant les écrans d’avant guerre dans Le dernier tournant ou Le déserteur. Cela dura dix ans, on la compara à Greta Garbo.
La star aux ailes brûlées - Les cinéphiles se souviennent d’elle enflammant les écrans d’avant guerre dans Le dernier tournant ou Le déserteur. Cela dura dix ans, on la compara à Greta Garbo.
La star aux ailes brûlées - Les cinéphiles se souviennent d’elle enflammant les écrans d’avant guerre dans Le dernier tournant ou Le déserteur. Cela dura dix ans, on la compara à Greta Garbo.
La star aux ailes brûlées - Les cinéphiles se souviennent d’elle enflammant les écrans d’avant guerre dans Le dernier tournant ou Le déserteur. Cela dura dix ans, on la compara à Greta Garbo.

La star aux ailes brûlées - Les cinéphiles se souviennent d’elle enflammant les écrans d’avant guerre dans Le dernier tournant ou Le déserteur. Cela dura dix ans, on la compara à Greta Garbo.

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