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Publié par Philippe Poisson

Bernard Minier a grandi au pied des Pyrénées. Son père était professeur au lycée professionnel de Gourdan-Polignan, près de Montréjeau, où il a été élève avant de partir deux ans à l’université Paul-Sabatier, à Toulouse. Il se rend ensuite à Paris à l’âge de 23 ans et poursuit une carrière dans les services des douanes. Il deviendra plus tard contrôleur principal des douanes.

Parallèlement, il continue à écrire comme il le fait depuis l’âge de 10 ou 11 ans, mais sans jamais franchir le pas de la publication. Son goût pour la littérature et l’écriture lui vient de ses premières lectures Robinson Crusoe, Bob Morane, Nabokov, Thomas Bernhardt puis John Connelly, James Ellroy ou Francisco Gonzãlez Ledesma, trois maîtres du polar.

Il participe avec quelques bonnes fortunes à des concours de nouvelles et c’est au cours de l’un de ces concours qu’il rencontre la personne qui allait le convaincre de terminer son roman Glacé. Il envoie le manuscrit à une poignée de maisons d’édition bien connues et se voit très vite approché et sollicité.

En 2011, il publie ce premier roman aux Éditions XO. Glacé a reçu le prix du meilleur roman français ou francophone au Festival Polar de Cognac 2011. Les droits de l’ouvrage sont déjà vendus dans sept pays (Allemagne, Espagne, Russie, Pologne, Hongrie, Italie, et Grande-Bretagne)...

Bernard Minier | Toulouse Polars du Sud

 

Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d'un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.

Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.

Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d'altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?

Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l'extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !

Glacé

Prix Du Festival De Cognac (Polar) 2011

(Auteur)

  • Editeur : Xo
  • Date de parution :

 

11 octobre 2012

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux... Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d'étudiants réunissant l'élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d'anciennes et terribles blessures et faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

--Ce texte fait référence à l'édition Poche .

 

Extrait

Extrait du prologue

Dans la tombe

SON ESPRIT N'ÉTAIT qu'un cri.

Une plainte.

Dans sa tête, elle criait de désespoir, elle hurlait sa rage, sa souffrance, sa solitude... - tout ce qui, mois après mois, l'avait dépouillée de son humanité.

Elle suppliait aussi.

Pitié, pitié, pitié, pitié... laissez-moi sortir d'ici, je vous en supplie...

Dans sa tête, elle criait et elle suppliait et elle pleurait. Dans sa tête seulement : en réalité, aucun son ne sortait de sa gorge. Elle s'était réveillée quasi muette un beau matin. Muette... Elle qui avait toujours aimé s'exprimer, elle à qui les mots venaient si facilement, les mots et les rires...

Dans l'obscurité, elle changea de position pour soulager la tension de ses muscles. Elle était assise par terre, adossée au mur de pierre, à même le sol de terre battue. Elle s'y allongeait, parfois. Ou bien elle rejoignait son matelas pouilleux dans un coin. Elle passait le plus clair de son temps à dormir, couchée en chien de fusil. Quand elle se levait, elle faisait des étirements ou bien elle marchait un peu - quatre pas et retour, pas plus : son cachot mesurait deux mètres sur deux. Il y faisait agréablement chaud ; elle savait depuis longtemps qu'il devait y avoir une chaufferie de l'autre côté de la porte, à cause de la chaleur mais aussi des bruits : bourdonnements, chuintements, cliquetis. Elle ne portait aucun vêtement. Nue comme un petit animal. Depuis des mois, des années peut-être. Elle faisait ses besoins dans un seau et elle recevait deux repas par jour, sauf lorsqu'il s'absentait : elle pouvait alors passer plusieurs jours seule, sans manger ni boire, et la faim, la soif et la peur de mourir la taraudaient. Il y avait deux judas dans la porte : un tout en bas, par où passaient les repas, un autre au milieu, par où il l'observait. Même fermés, ces judas laissaient deux minces rayons lumineux trouer l'obscurité de son cachot. Ses yeux s'étaient depuis longtemps accoutumés à ces demi-ténèbres, ils distinguaient des détails sur le sol, sur les murs que nul autre qu'elle n'aurait pu voir.

Au début, elle avait exploré sa cage, guetté le moindre bruit. Elle avait cherché le moyen de s'évader, la faille dans son système, le plus petit relâchement de sa part. Puis elle avait cessé de s'en préoccuper. Il n'y avait pas de faille, il n'y avait pas d'espoir. Elle ne se souvenait plus combien de semaines, de mois s'étaient écoulés depuis son enlèvement. Depuis sa vie d'avant. Une fois par semaine environ, peut-être plus, peut-être moins, il lui ordonnait de passer le bras par le judas et lui faisait une injection intraveineuse. C'était douloureux, parce qu'il était maladroit et le liquide épais. Elle perdait connaissance presque aussitôt et, quand elle se réveillait, elle était assise dans la salle à manger, là-haut, dans le lourd fauteuil à haut dossier, les jambes et le torse attachés à son siège. Lavée, parfumée et habillée... Même ses cheveux fleuraient bon le shampooing, même sa bouche d'ordinaire pâteuse et son haleine qu'elle soupçonnait pestilentielle le reste du temps embaumaient le dentifrice et le menthol. Un feu clair pétillait dans l'âtre, des bougies étaient allumées sur la table de bois sombre qui brillait comme un lac, et un fumet délicieux s'élevait des assiettes. Il y avait toujours de la musique classique qui montait de la chaîne stéréo. Comme un animal conditionné, dès qu'elle entendait la musique, qu'elle voyait la lueur des flammes, qu'elle sentait les vêtements propres sur sa peau, elle se mettait littéralement à saliver. Il faut dire qu'avant de l'endormir et de la sortir de son cachot, il la faisait toujours jeûner pendant vingt-quatre heures...

 

27 février 2014

« Tu l' as laissée mourir... »

Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l homme qui l interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire... Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s' effondre. Avant que l horreur fasse irruption.

Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d'une chambre d hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s est donné la mort un an plus tôt. Quelqu un veut le voir reprendre du service... ce qu il va faire, à l insu de sa hiérarchie et de ses collègues.

Et si nos proches n étaient pas ce que nous croyons ? Et si dans l obscurité certains secrets refusaient de mourir ? Non, n éteignez pas la lumière, ou alors préparez-vous au pire...

Après les grands succès de Glacé et du Cercle, Bernard Minier revient avec un thriller sur la manipulation et l emprise, en explorant nos cauchemars les plus intimes, nos phobies et nos obsessions...

Interview de Bernard Minier sur Radio Shalom (07/03/2014) - Y

Interview de Bernard Minier - YouTube

N'éteins pas la lumière de Bernard Minier - YouTube

 

Bernard Minier : "Glacé", "Le cercle", "N'éteins pas la lumière" ...
Bernard Minier : "Glacé", "Le cercle", "N'éteins pas la lumière" ...
Bernard Minier : "Glacé", "Le cercle", "N'éteins pas la lumière" ...
Bernard Minier : "Glacé", "Le cercle", "N'éteins pas la lumière" ...

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