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Publié par Philippe Poisson

Que ce soit au Moyen Age avec le lancer d’habits les plus intimes de la part de dames assistant aux tournois, au XVIe siècle avec une fête des Innocents donnant lieu à des jeux qui l’étaient bien moins, durant la Régence avec les Fêtes d’Adam, sous le Directoire avec les vêtements imitant le linge mouillé, ou encore sous l’Empire avec la mode des vêtements légers et transparents, le « décolletage » de jeunes femmes exhibant leur poitrine à l’occasion de fêtes publiques ou de festins, fait l’objet de récits fleuris de la part des chroniqueurs du temps

Froissart raconte, en ses Chroniques, qu’à l’entrée de la reine Isabeau de Bavière (1389) – qui passe pour avoir inauguré, en France, le décolletage, ce « sourire du corsage » qui fait la joie des yeux – on avait dressé à la porte Saint-Denis un échafaud, sur lequel était assise une femme allaitant un petit enfant, représentant la Vierge et l’enfant Jésus.

Aux tournois du Moyen Age, les dames, dans leurs plus beaux atours, se passionnaient pour les jouteurs en champ clos, et se dépouillaient de leurs voiles, de leurs écharpes et même de leurs coiffes pour les lancer dans l’arène. Un chroniqueur, le roi d’armes Perceforest, cite un tournoi où les femmes, dans leur enthousiasme, allèrent jusqu’à jeter à leurs chevaliers leurs vêtements les plus intimes : « Si bien, dit-il, que quand elles se virent à telle point, elles furent toutes comme honteuses, mais, voyant que toutes étoient de même, elles se prirent à rire, ayant donné leurs habits et joyaux de si grand cœur qu’elles ne s’apercevoient de leur dévestement », cite Les Beaux-Arts illustrés ...

Bal des Quat’z’Arts. Dessin paru en 1901 dans le Tutu

Bal des Quat’z’Arts. Dessin paru en 1901 dans le Tutu

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