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Publié par Philippe Poisson

Le lieutenant-colonel Picquart lors du procès Zola, en 1898. Gravure de Sabattier et Thiriat pour L'Illustration, via Wikimedia Commons.

Le lieutenant-colonel Picquart lors du procès Zola, en 1898. Gravure de Sabattier et Thiriat pour L'Illustration, via Wikimedia Commons.

Un livre du britannique Robert Harris, que Roman Polanski doit adapter au cinéma, retrace le destin de l’officier qui a prouvé le premier l’innocence du déporté de l’île du Diable.

Le 14 janvier 1914, le général de division Georges Picquart, éjecté de son cheval lors d’une sortie par un froid glacial, revenait à la caserne d’Amiens le visage en sang. Cinq jours plus tard, il était mort. À celui qui, à quelques mois près, aurait dirigé les armées françaises sur les champs de bataille, comme ses aînés d’une poignée d’années Foch, Joffre ou Pétain, sa famille refusa l’organisation d’obsèques nationales.

Alors que la France s’apprête à commémorer le centenaire de la Grande Guerre, c’est la presse anglo-saxonne qui s’est emparée de celui-ci en début d’année, sortie oblige d’un roman du britannique Robert Harris (Fatherland, Pompéi...) consacré à Picquart, An Officer and a Spy. Ou comment le plus jeune lieutenant-colonel de l’armée française découvrit la preuve de l'innocence du capitaine Dreyfus, officier juif injustement condamné, parce que juif, pour trahison au profit de l'Allemagne en 1894, et seulement blanchi en 1906.

Le livre est un «travail remarquable de "romancisation" de l'affaire Dreyfus», malgré «quelques arrangements avec la vérité historique», selon le jugement de l’historien Pierre Stutin, coauteur du Dossier secret de l’Affaire Dreyfus...

Picquart, le héros oublié de l'affaire Dreyfus, ressuscité par ...

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