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Publié par Philippe Poisson

En 1911, avant la discussion prochaine au Sénat d’une proposition d’établir des tribunaux pour enfants sur le modèle de ceux mis en œuvre aux Etats-Unis quelques années plus tôt, le Journal des Débats présente les nombreux avantages que comporte, selon lui, cette nouvelle façon d’éviter aux jeunes délinquants un passage destructeur par la case prison et de ne pas compromettre leur avenir. Cette structure judiciaire sera instituée par la loi du 22 juillet 1912

C’est en 1906 que M. Julhiet fit connaître à Paris l’institution américaine des tribunaux pour enfants ; et voici que, dès 1911, le Sénat va discuter une proposition de M. Ferdinand Dreyfus, très sage, très bien étudiée, qui installe, dans notre pays, en l’accommodant à nos lois et à nos mœurs, l’invention dont les Etats-Unis tirèrent de si beaux résultats. Dans l’intervalle, il ne se sera écoulé que cinq ans. Cette promptitude est trop rare pour qu’on ne la signale pas. Et ce n’est pas tout. Avant même de recevoir la consécration législative, le tribunal pour enfants et la pratique qui l’accompagne, de la « liberté surveillée », existent déjà : au tribunal de la Seine, une des chambres correctionnelles, la huitième, réserve son audience du lundi aux enfants ; et, de concert avec les Sociétés de patronage, elle fait mieux que de juger ses petits prévenus ; elle choisit, d’après leur caractère, leurs antécédents et leur famille, la mesure qui pourra le mieux les sauvegarder. De toutes parts, l’idée du tribunal spécial a suscité le plus vif intérêt. La Société des Prisons l’a longuement discutée. M. Paul Deschanel, en 1909, proposait à la Chambre de l’ériger en loi ...

Prémices de la mise en oeuvre des tribunaux pour enfants ...

« – Je ne pourrai jamais me consoler de n’avoir pu vous éviter 3 jours de prison. « – Il y a des compensations cher Maître » -

« – Je ne pourrai jamais me consoler de n’avoir pu vous éviter 3 jours de prison. « – Il y a des compensations cher Maître » -

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