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Publié par Philippe Poisson

 Jean-Baptiste Dortignacq sur le Tour en 1905. © Photo photo collection serge laget - Jean-Baptiste Dortignacq fut le premier Landais à participer à la folle aventure de la Grande Boucle

Jean-Baptiste Dortignacq sur le Tour en 1905. © Photo photo collection serge laget - Jean-Baptiste Dortignacq fut le premier Landais à participer à la folle aventure de la Grande Boucle

Jean-Baptiste Dortignacq, petit bonhomme aux mollets maigres, devint très vite une des figures du Tour.

Surnommé « l’homme de Peyrehorade » ou le « hongreur de Peyrehorade », ce coureur au caractère bien trempé fut l’un des héros du 2e Tour de France qu’il finit à la 2e place du classement général derrière Henri Cornet, en parcourant les 2 428 kilomètres en 96 heures 32 minutes, soit une moyenne de 25, 265 km/h.

L’homme de juillet

L’année suivante, Jean-Baptiste Dortignacq, désormais connu sous le sobriquet de « la gazelle », court pour les cycles Saving. Grand animateur de l’épreuve, il ne s’adjuge pas moins de trois étapes, à savoir Nîmes-Toulouse, le jeudi 20 juillet 1905, Rennes-Caen le 28 juillet et Caen-Paris sur la piste du clinquant Parc des Princes, œuvre d’Henri Desgranges. Il monte de nouveau sur la 3e marche du podium en compagnie de Louis Trousselier et Hippolyte Aucouturier. Un trio de choc appelé à en découdre lors de l’édition 1906.

Face à l’engouement grandissant, le patron de « L’Auto » décide d’allonger la distance portée maintenant à 4 545 kilomètres. Les routes sont toujours aussi peu avenantes et l’éclairage de piteuse qualité. Le coureur landais, juché sur sa bicyclette de la célèbre marque Alcyon, est exact au rendez-vous de l’été. Entre Toulouse et Bayonne, son statut de régional de l’étape l’incite à l’offensive. Le mercredi 5 juillet 1906, à 5 heures du matin, le peloton quitte la Ville rose. À Tarbes, un groupe d’une quinzaine d’hommes où figure Jean-Baptiste Dortignacq, passe en tête. Dans la capitale du Labourd, Louis Trousselier remporte l’étape devant le coureur du Pays d’Orthe. Furieux de sa défaite, il dépose alors réclamation, le vainqueur ayant changé de vélo à 12 kilomètres de Bayonne. Le Landais obtient gain de cause.

Maudit dossard

Victorieux de cette étape dantesque, au final cyranesque, Jean-Baptiste Dortignacq prend le cœur léger la direction de Bordeaux. Louis Trousselier a passé une mauvaise nuit. La bave au coin des lèvres, il rêve de revanche. Au cours de l’étape, il allonge le héros de la veille d’une droite meurtrière et gagne à Bordeaux. « La gazelle » s’abstient de déposer plainte.

Le 23 juillet 1908, il renoue avec la victoire dans l’étape Grenoble-Nice. Déjà le crépuscule d’une riche carrière. Vainqueur d’étape sur le Giro, Dortignacq ne franchira jamais les grands cols pyrénéens lors du Tour de France 1910, entre Luchon et Bayonne. Il fut en effet contraint à l’abandon sur la route de Perpignan, le dossard 13 dans le dos. La légende du Tour fait rarement escale au bord du gave, du côté de Peyrehorade où Jean-Baptiste Dortignacq expira le 13 mai 1928 à l’âge de 44 ans. Dans le cimetière de Sorde-l’Abbaye repose un forçat de la route, un pionnier de la Grande Boucle.

Pionnier du Tour de France - SudOuest.fr

Palmarès de Jean-Baptiste Dortignacq (Fra)

 

Jean-Baptiste Dortignacq connu sous le sobriquet de « la gazelle »

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J. Louis DARRIÈRE 05/10/2014 17:45

Vous pouvez retrouver d'autre éléments sur J. B. Dortignacq en descendant sur cette page :
http://www.centrecultureldupaysdorthe.com/le-pays-d-orthe/sorde-l-abbaye/sorde-l-abbaye-4/