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Publié par Philippe Poisson

De 1859 à 1907, des centaines de femmes connaissent le fond de la misère humaine à Cayenne, à Saint-Laurent-du-Maroni, à Bourrail et à la presqu’île Ducos, près de Nouméa.

Parties pour refaire leur vie, ces bagnardes subissent la faim, les punitions, les maladies, la mesquinerie des rapports avec l’administration. Très peu ont, comme Louise Michel et ses amies communardes, le cran de résister et surtout le droit de revenir en métropole et de témoigner. Elles survivent dans l’indifférence et l’hypocrisie, sans troubler la bonne conscience de nos pères républicains.

C’est à ces femmes oubliées qu’Odile Krakovitch a donné vie dans un ouvrage réédité en 1998 aux éditions Perrin. Conservatrice générale aux Archives nationales et spécialiste de la censure théâtrale, elle a publié de nombreux inventaires sur les colonies et bagnes coloniaux, sur les théâtres, ainsi que sur les imprimeurs et éditeurs parisiens au XIXe siècle. C’est grâce à son formidable travail de classement et d’inventaire de fonds désormais consultable aux archives d’Outre-mer à Aix-en-Provence qu’elle a pu reconstituer le destin de quelque deux mille détenues. Elle revient pour nous sur cet aspect du bagne longtemps négligé faute de sources.

Rappelons que ce phénomène concerne près de 2 000 femmes environ (1859-1914), qui furent réparties comme suit :

* En Guyane :
387 transportées
519 reléguées

* En Nouvelle-Calédonie :
200 transportées
457 reléguées
250 emprisonnées
85 réclusionnaires
24 déportées

Spécialiste de la question, Odile Krakovitch est l’auteure du seul ouvrage à ce jour consacré à la question. Ces chiffres sont tirés de son livre (Les femmes bagnardes, Paris, O. Orban, 1990, p 260.)

Femmes bagnardes (conférence) | Criminocorpus

criminocorpus.hypotheses.org/2457

6 janv. 2011 - Ces chiffres sont tirés de son livre (Les femmes bagnardes, Paris, ... Merline said: RT @criminocorpus: Femmes bagnardes : conférence ...

Krakovitch (Odile). Les femmes bagnardes : criminelles ou ...

https://criminocorpus.org/bibliographie/ouvrages/94157/

Krakovitch (Odile). Les femmes bagnardes : criminelles ou victimes ?, Paris, O. Orban, 1990, 305 p. Année de publication: 1990; A

Odile Krakovitch - Auteur

www.andreversailleediteur.com/?pageid=5&auteurid=748

Odile Krakovitch est conservateure générale aux Archives nationales, docteure ès-lettres (thèse d'histoire sur Censures et répressions au XIXe siècle).

 

De 1859 à 1907, des centaines de femmes vont toucher le fond de la misère humaine à Cayenne, à Saint-Laurent-du-Maroni, à Bourail et à la presqu'île Ducos, près de Nouméa. Parties pour refaire leur vie, ces bagnardes rencontreront la faim, les punitions, les maladies, la mesquinerie des rapports avec l'administration. Très peu auront, comme Louise Michel et ses amies communardes, le cran de résister et surtout le droit de revenir en métropole et de témoigner. Elles survivront dans l'indifférence et l'hypocrisie, sans troubler la bonne conscience de nos pères républicains. Odile Krakovitch a voulu leur donner vie. Grâce aux archives inédites d'Aix-en-Provence et de Paris, elle retrace ces destinées hors du commun, telle cette Vénus de Gordes, meurtrière par amour et beauté au caractère farouche qui devint une figure du bagne de Guyane. Pour la première fois, voici l'histoire de ces femmes oubliées.

Les femmes bagnardes. Odile Krakovitch - Decitre ...

 

Une traversée sans retour. Portraits de femmes - Le blog de ...

philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/.../une-traversee-sans-retour...

Il y a 4 jours - Entre 1858 et 1907, environ 900 femmes partirent en Guyane. Aux transportées « volontaires », on promettait un mari et une concession.

 

Condamnée pour vols, Marie Bartête, née en 1863, « choisit » à 25 ans un nouveau départ en Guyane. Sa bonne conduite lui vaut une concession où elle vit avec ses compagnons successifs, des condamnés venus d'Afrique du Nord, qui meurent, comme ses deux enfants.

Albert Londres la rencontre en 1923. Bien que relevée de relégation, elle n'a pas les moyens de partir. Le 13 mars 1938, elle meurt, seule, à l'hôpital de Saint-Laurent.

Marie Bartête, la dernière bagnarde

La dernière bagnarde de Bernadette Pécassou-Camebrac ...

La dernière bagnarde. Bernadette Pécassou-Camebrac ...

Le premier convoi de femmes transportées

Le premier convoi de femmes transportées

Une des dernières femmes transportées, Marie Bartête

Une des dernières femmes transportées, Marie Bartête

Dossier 3 : Les femmes bagnardes
Dossier 3 : Les femmes bagnardes

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