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Publié par Philippe Poisson

Appliquée en Guyane de 1887 jusqu’en 1953, la relégation des récidivistes a concerné près de 17 894 individus. Peine d’internement à perpétuité sur le territoire d’une colonie française, la relégation a constitué aux côtés de la transportation (peine des travaux forcés) et de la déportation (peine politique), une des peines les plus répressives jamais contenues dans le code pénal français. Frappant essentiellement des délinquants coupables de vol simple et de vagabondage commis en récidive, cette loi s’articule autour d’une supposée incorrigibilité de ses cibles, révélée par son article 4, que les juristes de l’époque ont dénommé « présomption irréfragable d’incorrigibilité ». Ces incorrigibles ont ainsi échoué jusqu’en 1945 au bagne colonial de Guyane et ont suivi les traces de leurs homologues transportés, présents en Guyane depuis 1852.

Lire la suite de cet article de Jean-Lucien Sanchez sur Criminocorpus.

Carte postale du bagne de Saint-Jean du Maroni (prisons et cases)  collection particulière Louis Roure

Carte postale du bagne de Saint-Jean du Maroni (prisons et cases) collection particulière Louis Roure

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