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Publié par Philippe Poisson

Superbe bâtiment au toit en tuiles est orné d’un élégant clocheton

Superbe bâtiment au toit en tuiles est orné d’un élégant clocheton

Jusqu’en 1877, les gardes-chiourmes puis les surveillants-militaires sont le plus souvent logés dans des casernes en bois, couvertes de chaume. Leur précarité contraste avec les cases des condamnés construites, sécurité oblige, en solide maçonnerie. De ces premiers logements ne subsiste en 1893 que la petite caserne des surveillants mariés avec son toit en bardeaux et en tôles [1] .

Entre 1877 et 1879, deux casernes sont élevées, l’une pour vingt surveillants célibataires et l’autre destinée aux surveillants mariés [2] . Conçue pour dix-huit logements, ce superbe bâtiment au toit en tuiles est orné d’un élégant clocheton, une véranda court à l’avant et des dépendances occupent une cour collective à l’arrière. Une caserne pour les surveillants de 1re classe vient s’ajouter vers 1893. Elle est composée de cinq logements ouverts sur une véranda et un jardin d’agrément [3] .

Au moment de la liquidation du Bagne, en 1929, ces trois immeubles (célibataires, mariés et surveillants de 1re classe) sont respectivement évalués à 90 000, 85 000 et 50 000 francs. Le premier est détruit entre 1930 et 1940.  Le second est utilisé comme logements d’agents administratifs de divers services, travaux publics, office des postes…

Restauré en 1996, ce très bel ensemble est actuellement occupé par les services administratifs de l’ETFPA1, après avoir abrité un internat pour les jeunes filles de cet établissement.

Les cinq logements des surveillants de 1re classe ont été réaménagés dans les années 1950, en trois habitations de fonction pour le personnel de l’internat de l’école des moniteurs, du directeur, de l’économe et de l’instituteur. En 1996, la province Sud les achète et les restaure pour les affecter à son personnel

Ecrit le 3 décembre 2013 par la province Sud

 

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