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Publié par Philippe Poisson

 L'affaire du Wagon Sanglant - Elle est parue en 1909 dans le Petit Parisien - La Une du journal propose un plan du wagon où le meurtre d'une vieille rentière a eu lieu.
 L'affaire du Wagon Sanglant - Elle est parue en 1909 dans le Petit Parisien - La Une du journal propose un plan du wagon où le meurtre d'une vieille rentière a eu lieu.

L'affaire du Wagon Sanglant - Elle est parue en 1909 dans le Petit Parisien - La Une du journal propose un plan du wagon où le meurtre d'une vieille rentière a eu lieu.

Le 16 décembre 1909, on retrouve sur une voie ferrée le corps affreusement mutilé d'une femme. Elle a été assassinée dans le train 826qui reliait Montargis à Paris. Le fait divers prend aussitôt, dans la presse de l'époque, une dimension exceptionnelle. Car il symbolise à merveille les angoisses et les obsessions de l'opinion publique.

Le 16 décembre 1909, un «tragique accident de chemin de fer» fait la une du Petit Journal : le corps d'une femme, tombée du train 826 Montargis-Paris, a été retrouvé à proximité de Brunoy dans l'Essonne. La victime, Mme Jules Gouin, appartient à la bonne société ; elle est la veuve d'un «grand industriel, officier de la Légion d'honneur [...}, régent de la banque de France», dont, ironie du sort, « les usines fabriquent le matériel des chemins de fer». Cette sinistre découverte est le premier épisode d'un véritable feuilleton qui va tenir en haleine [...]

Le crime du train 826

Un extrait du livre : Les Grandes Affaires Criminelles de l'Essonne

J'ai choisi l'affaire intitulée "Le mystère du wagon sanglant", titre extrait des unes des journaux de l'époque.

La nouvelle fait grand bruit. Le corps de la très distinguée Mme veuve Jules Gouin , femme d’une personnalité très en vue du monde de la finance, vient d’être découvert dans des conditions les plus atroces. Son cadavre déchiqueté a été retrouvé le long d’une voie ferrée, à quelques centaines de mètres de la gare de Brunoy.

Le juge Gridel accompagné du procureur Fortin est appelé sur place. Le magistrat mesure l’importance de cette affaire au vu de la popularité de la défunte. Il va avoir des hommes influents sur le dos, les journaux vont suivre l’affaire au jour le jour. Ce contexte ne va pas l’aider à mener sereinement son instruction. Rapidement, on lui brosse un état des lieux.

Le train 826, provenant de Montargis, arrive le mercredi 15 décembre 1909 à 18 h 20 en gare de Lyon. En visitant des wagons, un employé de la compagnie s’aperçoit avec horreur que la portière de la voiture de première classe numéro 12076 est décrochée et ensanglantée. Dans l’un des compartiments, il découvre du sang et des cheveux blonds mais aussi différents objets sur le sol et la banquette : une barrette, un lorgnon, une collerette et un billet au départ de Fontainebleau. Affolé, l’homme court prévenir le commissaire spécial de police Bordères.

Le magistrat et son adjoint visitent tout le train à la recherche d’autres indices et font une autre découverte toute aussi macabre. Ils trouvent accrochés à une roue du wagon suivant, un bout de crâne avec des cheveux. Aussitôt, des recherches sont entreprises entre Fontainebleau et Paris pour retrouver le reste du corps. 

C’est le chef de la gare de Brunoy qui annonce qu’une dépouille scalpée a été découverte à deux cents mètres de la gare. Le cadavre paraît avoir une soixantaine d’années. Il s’agit d’une femme élégamment habillée. Elle portait sur elle des papiers permettant d’établir son identité : il s’agit de Mme Gouin. 

Impossible de savoir si la morte était victime d’un malaise qui l’aurait amenée à aller prendre l’air et à ouvrir par mégarde la portière ou si on était face à un meurtre. Le commissaire ne croit pas trop à un accident malgré la mauvaise santé de Mme Gouin qui a souvent des malaises et des hémorragies, car des éléments troublants existent sur la scène du crime : les cheveux par exemple. Ceux qu’on a trouvé sont blonds et ceux de la morte gris. En revanche, de l’argent et des bijoux ont été retrouvés ce qui semble exclure un vol crapuleux qui aurait mal tourné. Mais dans ce cas, pour quelle raison aurait-elle été tuée ?

Une trouvaille sur la voie ferrée à huit cents mètres du cadavre va conforter l’hypothèse d’un crime. Il s’agit d’un petit sac à main portant les initiales de la défunte, éventré à deux endroits par un objet tranchant. Il est identifié formellement. Un peu plus tard, sont ramassés sur la voie : un store bleu ensanglanté avec des empreintes, la main de la victime sans trois bagues de grande valeur. En revanche, les oreilles de la victime sont toujours introuvables, or la veuve portait en boucles d’oreille des solitaires estimés à 30.000 francs. 

Le commissaire, convaincu qu’un épouvantable crime a été commis, imagine que Madame Gouin a été repérée à son arrivée à la gare par un petit malfrat. Sa toilette, ses bijoux, son riche équipage et le valet qui l’accompagne à sa place ne laissent aucun doute sur les gros moyens dont elle dispose. A cette heure-là, le train est peu fréquenté. La rentière est seule dans le wagon. Le malfaiteur attend de dépasser la gare de Melun. Il sait qu’il n’y aura plus d’arrêt avant Paris. Facile d’imaginer que le voleur assomme sa victime après une brève lutte et la dépouille avant de se débarrasser du corps en le jetant hors de la voiture. Le criminel fait alors deux grandes ouvertures dans le sac de la veuve avant de le jeter sur la voie. Ensuite, l’homme va s’installer tranquillement ailleurs en attendant d’arriver en gare de Lyon.

Cependant, ces suppositions ne permettent pas de tout expliquer. Pourquoi restait-il dans le porte-monnaie de la victime quarante francs en monnaie et que deux billets ont été découverts à côté du cadavre ?

Les Grandes Affaires Criminelles de l'Essonne de Nathalie ...

 PETIT JOURNAL (LE) [No 5] du 05/01/1910 - LE MYSTERE DU TRAIN 826 - ATTENTAT DANS UNE MINE - ST-ETIENNE - L'AVIATEUR DELAGRANGE PERDU DANS LE BROUILLARD - INCENDIE ET CRIME PROBABLE A BARBEZIEUX - LES ALLEMANDS ET LES ELECTIONS ANGLAISES - HEBRARD LE TUEUR D'ENFANT SERA EXECUTE DEMAIN A MONTAUBAN - LA JUENE FILLE ASSASSINEE AU POULINGUEN - UN AN APRES LA CATASTROPHE DE MESSINE - LES HOSPITALITES AU NICARAGUA. Magazine – 5 janvier 1910

PETIT JOURNAL (LE) [No 5] du 05/01/1910 - LE MYSTERE DU TRAIN 826 - ATTENTAT DANS UNE MINE - ST-ETIENNE - L'AVIATEUR DELAGRANGE PERDU DANS LE BROUILLARD - INCENDIE ET CRIME PROBABLE A BARBEZIEUX - LES ALLEMANDS ET LES ELECTIONS ANGLAISES - HEBRARD LE TUEUR D'ENFANT SERA EXECUTE DEMAIN A MONTAUBAN - LA JUENE FILLE ASSASSINEE AU POULINGUEN - UN AN APRES LA CATASTROPHE DE MESSINE - LES HOSPITALITES AU NICARAGUA. Magazine – 5 janvier 1910

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