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Publié par Philippe Poisson

Fonction : Président de la République - 1871-1873

Fonction : Président de la République - 1871-1873

"...Petit rappel des faits. Ce n'est pas d'aujourd'hui que le pouvoir s'accompagne de compulsion sexuelle. Le petit père Adolphe, le boucher de la Commune, entretenait trois liaisons amoureuses, qui plus est dans la même famille. Ainsi Thiers se divisait en trois. J'ai été vérifier sur Wikipédia noms et faits exacts et voici ce qu'on me dit : "En 1827, il se lie d'amitié avec la famille Dosne, surtout pour la relation secrète qu'il entretient avec la maîtresse de maison, Eurydice (elle a alors 32 ans et lui 36). En 1833, il épouse la fille aînée, Élise, ce qui lui permet de continuer à voir son amante. Élise apporte en dot un hôtel particulier place Saint-Georges (futur centre de la fondation Thiers). Il s'entiche également de la seconde fille de la famille, Félicie."

Cette triple liaison était connue de tout le monde. A l'époque de la Commune puis quand il devint le premier Président de la Troisième République, Eurydice était déjà morte mais il continuait à vivre avec les deux sœurs ..."

Les trois moitiés de monsieur Thiers : Le Poignard Subtil

 

" ... Le 6 novembre 1833, Adolphe Thiers (35 ans), ministre de l'Agriculture et du Commerce, épouse Élise Dosne (15 ans), la fille de sa protectrice et amante ( !) Mme Dosne, épouse du receveur général de Brest. Le jeune marié encaisse pour l'occasion une copieuse dot de 300.000 francs. Le mariage demeurera stérile et la mariée très distante à l'égard de son mari. Il n'empêche que celui-ci bénéficiera toute sa vie de la sollicitude active de sa belle-mère et de l'attachement passionnel de sa belle-sœur Félicie.

Fougueux va-t'en-guerre

Thiers s'impose malgré une petite taille (1,55m), une houppe ridicule et un physique sans grâce qui lui valent le surnom de «Foutriquet». Il manipule les hommes avec subtilité en usant de son art oratoire. Mais son extrême vanité et son envie de se comparer à Napoléon l'entraînent aussi dans des actions périlleuses..."

Adolphe Thiers - Herodote.net

Les trois moitiés de M. Thiers : Président de la République - 1871-1873

Lorsque Thiers meurt en 1877 après avoir dominé plus d'un demi-siècle de vie politique, l'affliction est quasi unanime: la patrie vient de perdre un grand homme qui a voulu empêcher la guerre de 1870, a libéré le territoire, relevé la France en trois années et fondé la République. Mais cette image se dégrade vite: les statues que les municipalités ont décidé d'élever en son honneur sont bien rarement érigées. De nos jours, il apparaît comme un bourgeois étriqué et égoïste, un médiocre qui n'a jamais eu l'avenir à l'esprit, comme le massacreur allègre de la Commune. C'est oublier la figure du libéral de la Restauration, de l'animateur des Trois Glorieuses, de l'apôtre de la liberté sous Louis-Philippe et Napoléon III, du brillant orateur, du journaliste à la plume meurtrière, de l'historien de très haut niveau (avec son Histoire du Consulat et de l'Empire, la première du genre), de l'ami des romantiques. De tous les hommes d'Etat du XIXe siècle, sans doute est-il celui qui en incarne le mieux les contradictions, les hésitations: ordre ou mouvement, progrès ou conservation? Ancien professeur à l'université d'Aix-Marseille, Pierre Guiral est spécialiste de la vie politique en France au XIXe et au XXe siècle. Il a publié, à côté d'ouvrages d'érudition et d'histoire régionale, plusieurs Vie Quotidienne (A l'Age d'or du Capitalisme; des Domestiques au XIXe; des Professeurs en France), etc.

Adolphe Thiers. Ou de la nécessité en politique

Éditeur : Fayard (20 novembre 1986)

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