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Publié par Philippe Poisson

Libéré ... mais condamné à résider dans le bagne de Guyane

Libéré – En général condamnés à résider dans la colonie pénitentiaire après l’exécution de leur peine, les forçats libérés y trouvent rarement travail et logement. Et leur état de misère est souvent pathétique. En Guyane, l'armée du Salut, dans les années 1930, a créé pour eux à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni des « foyers du libéré » et développe une ferme pour les employer ...

Lexique | L'Histoire

 

... L’organisation du bagne est réglée par une multitude de textes : lois, décrets, arrêtés, circulaires, qui déterminent avec une précision minutieuse le moindre détail de la vie quotidienne : l’habillement, la nourriture, le travail, les punitions. A l’arrivée au bagne, les transportés sont répartis en trois classes, qui déterminent leur emploi au bagne. Ils commencent le plus souvent leur parcours à la 3ème classe, qui les désigne pour les emplois les plus pénibles (qu’on appelle la « fatigue »).

Les condamnés de la 2e classe peuvent être mis à la disposition des entreprises locales.

14 Quand le condamné a accompli au moins la moitié de sa peine (et au moins dix ans pour les condamnés à perpétuité), il accède à la 1re classe et peut recevoir une concession, l’autorisation de faire venir sa famille, être engagé comme salarié chez un particulier (« engagiste ») et être proposé pour des remises de peine.

15 Après trois ans à la 1re classe, il peut obtenir la libération avec astreinte à résidence (la « 4e 1re » dans le langage des condamnés). Sa survie dépend alors de sa capacité à trouver un travail rémunéré, dans une colonie où la main d’œuvre pénale quasiment gratuite représente une concurrence insurmontable.

16 Enfin, quand il a atteint la 4e catégorie 2e section, c’est-à-dire qu’il est libéré de l’obligation de résidence, le condamné est libre de rentrer en France, mais il reste un dernier obstacle important : depuis 1868, le voyage de retour est à sa charge ; il doit donc posséder l’argent du passage dans son pécule ou le recevoir de sa famille. Nombreux sont ceux qui meurent en Guyane ou en Nouvelle-Calédonie, faute d’avoir trouvé la somme nécessaire...

La vie au bagne - Criminocorpus - Revues.org

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