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Publié par Philippe Poisson

Au début du XXe siècle, Léon Collin, issu d'un milieu bourgeois, est médecin des troupes coloniales. À 26 ans, il embarque sur le Loire pour accompagner le transport des prisonniers : scandalisé par le traitement infligé à ces derniers, il décide d'en témoigner en utilisant l'une de ses passions : la photographie. Pendant cinq ans, il saisit le quotidien de ces hommes condamnés à la double peine. Une majorité des documents sont prises durant la traversée, mais il rapporte également la dure réalité des différents camps et bagnes du territoire lorsqu'il pose pied à terre. Anonymement, il diffusera plusieurs fois ses images dans le Petit Journal illustré pour dénoncer ces conditions de détention abominables...
Au début du XXe siècle, Léon Collin, issu d'un milieu bourgeois, est médecin des troupes coloniales. À 26 ans, il embarque sur le Loire pour accompagner le transport des prisonniers : scandalisé par le traitement infligé à ces derniers, il décide d'en témoigner en utilisant l'une de ses passions : la photographie. Pendant cinq ans, il saisit le quotidien de ces hommes condamnés à la double peine. Une majorité des documents sont prises durant la traversée, mais il rapporte également la dure réalité des différents camps et bagnes du territoire lorsqu'il pose pied à terre. Anonymement, il diffusera plusieurs fois ses images dans le Petit Journal illustré pour dénoncer ces conditions de détention abominables...
Au début du XXe siècle, Léon Collin, issu d'un milieu bourgeois, est médecin des troupes coloniales. À 26 ans, il embarque sur le Loire pour accompagner le transport des prisonniers : scandalisé par le traitement infligé à ces derniers, il décide d'en témoigner en utilisant l'une de ses passions : la photographie. Pendant cinq ans, il saisit le quotidien de ces hommes condamnés à la double peine. Une majorité des documents sont prises durant la traversée, mais il rapporte également la dure réalité des différents camps et bagnes du territoire lorsqu'il pose pied à terre. Anonymement, il diffusera plusieurs fois ses images dans le Petit Journal illustré pour dénoncer ces conditions de détention abominables...
Au début du XXe siècle, Léon Collin, issu d'un milieu bourgeois, est médecin des troupes coloniales. À 26 ans, il embarque sur le Loire pour accompagner le transport des prisonniers : scandalisé par le traitement infligé à ces derniers, il décide d'en témoigner en utilisant l'une de ses passions : la photographie. Pendant cinq ans, il saisit le quotidien de ces hommes condamnés à la double peine. Une majorité des documents sont prises durant la traversée, mais il rapporte également la dure réalité des différents camps et bagnes du territoire lorsqu'il pose pied à terre. Anonymement, il diffusera plusieurs fois ses images dans le Petit Journal illustré pour dénoncer ces conditions de détention abominables...

Au début du XXe siècle, Léon Collin, issu d'un milieu bourgeois, est médecin des troupes coloniales. À 26 ans, il embarque sur le Loire pour accompagner le transport des prisonniers : scandalisé par le traitement infligé à ces derniers, il décide d'en témoigner en utilisant l'une de ses passions : la photographie. Pendant cinq ans, il saisit le quotidien de ces hommes condamnés à la double peine. Une majorité des documents sont prises durant la traversée, mais il rapporte également la dure réalité des différents camps et bagnes du territoire lorsqu'il pose pied à terre. Anonymement, il diffusera plusieurs fois ses images dans le Petit Journal illustré pour dénoncer ces conditions de détention abominables...

Naît-on délinquant ou le devient-on ? Le bagne offre aux savants et aux criminalistes du XIXe siècle un lieu d'observation privilégié.

Le corps des justiciables est au XIXe siècle l'objet de l'attention des criminalistes et des savants. Des réformateurs d'abord, qui cherchent à améliorer les conditions de détention des prisonniers et en particulier l'hygiène. Mais pas seulement, comme l'illustre le débat sur le régime de détention et l'enfermement cellulaire - jugé bénéfique par ses défenseurs et délétère par ses détracteurs.

Partisans (après bien des hésitations) de l'isolement cellulaire pratiqué à Cherry-Hill (Philadelphie), Gustave Beaumont et Alexis de Tocqueville défendent la valeur [...]

Statistiques et bosse du crime, le corps du bagnard

Marc Renneville | TGIR Huma-Num

www.huma-num.fr/personne/marc-renneville

Marc Renneville est directeur de recherche au CNRS, membre du Centre Alexandre Koyré (UMR 8560) et chercheur associé au centre d'Histoire de Sciences ...

Sanchez (Jean-Lucien) | Criminocorpus

https://criminocorpus.org/qui-sommes-nous/212/

15 nov. 2005 - Jean-Lucien Sanchez, docteur en histoire de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, est l'auteur d'une thèse intitulée « La relégation ...

 

Le crime est-il une folie ? Autrement dit, celui qui commet un meurtre perd-il le contrôle de lui-même ? Faut-il le mettre à l'asile ou en prison ? Et si le criminel est un malade, peut-on le guérir ? Comment détecter les criminels potentiels pour les empêcher de nuire ? Ces questions se posent chaque fois que resurgit un tueur en série ou dans le débat actuel sur la pédophilie. Elles ne sont pas nouvelles : de la théorie de la " bosse du crime ", qui imprégnait les mentalités du XIXe siècle, à celle du chromosome du crime, en passant par Lombroso, selon lequel le criminel est un sauvage égaré dans notre civilisation, médecins et psychiatres ont proposé depuis deux siècles de nombreuses réponses, faisant du criminel un " objet de science ". Ce sont les grandes théories des criminologues qu'explique ce livre, en rappelant les débats qu'elles ont suscités, aussi bien du côté des législateurs et des magistrats que dans l'opinion publique.

Crime et folie : Deux siècles d'enquêtes médicales et judiciaires Broché – 9 avril 2003

 

En ses années d'affirmation, la IIIe République, soucieuse d'ordre et de défense sociale, se préoccupa avec vigilance des phénomènes de délinquance et de leur répression. Acceptant d'une part les notions de libération conditionnelle et de sursis à exécution de la peine, ses dirigeants (particulièrement Gambetta puis Waldeck-Rousseau) inspirèrent d'autre part une législation visant les multirécidivistes, les abonnés aux tribunaux correctionnels, les voleurs d'habitude et errants de toujours. Pour les récidivistes s'étant rendus coupables de plusieurs condamnations en un intervalle de dix ans, « incorrigibles » considérés comme non amendables et irrécupérables pour la société, fut votée le 27 mai 1885 une loi sur la « relégation » prévoyant l'internement perpétuel sur le territoire des colonies ou possessions françaises.

Comme c'était déjà le cas pour les condamnés aux travaux forcés « transportés », la Nouvelle-Calédonie et la Guyane furent choisies pour cette nouvelle catégorie d'exclus à vie. Il y eut ainsi près de 4 300 condamnés relégués en Nouvelle-Calédonie (dont 470 femmes) de 1887 à 1897 et plus de 17 000 en Guyane (dont 519 femmes) de 1887 à 1938. Méprisés de tous, de l'administration comme des vrais truands jugés en cours d'assises, ces « pieds de biche » n'avaient jamais fait l'objet d'un travail de recherche approfondi. Jean-Lucien Sanchez répare cette lacune pour la Guyane, à partir de sources inédites et de repérages in situ.

Du premier convoi au dernier rapatriement, en passant par les errements de l'administration pénitentiaire, rien n'est ignoré. Jusqu'aux hésitations des magistrats eux-mêmes à appliquer une loi féroce et sans recours.

À PERPÉTUITÉ. RELÉGUÉS AU BAGNE DE GUYANE par Jean-Lucien Sanchez, Vendémiaire, 2013, 380 p.,

 

Les oubliés du bagne

Statistiques et bosse du crime, le corps du bagnard
Statistiques et bosse du crime, le corps du bagnard

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