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Publié par Philippe Poisson

La maison de correction Andrew Mercer à Toronto (19e siècle)

Une prise de conscience grandissante des différences entre les besoins des prisonniers de sexe masculin et de sexe féminin a mené à l'ouverture, en 1874, de la première prison pour femmes au Canada. Les responsables de la maison de correction Andrew Mercer, à Toronto, promettaient de créer au profit des prisonnières une ambiance familiale et de leur enseigner toutes les compétences nécessaires pour qu'elles puissent mener une vie décente une fois leur sentence purgée. La formation offerte visait à inspirer chez les femmes les vertus féminines victoriennes telles que l'obéissance et la servilité.

Mais le travail constituait un aspect important des sentences carcérales. Voici ce qu'en pensait le directeur de la maison de correction Mercer : « Parmi ces misérables femmes, celles qui demeurent oisives sont les plus misérables de toutes. Nous essayons de leur faire bien comprendre l'importance du travail, que nous considérons comme l'un des principaux instruments de leur rééducation. » Ironiquement, pour les femmes plus fortunées, l'exemption de travail était synonyme de réussite, alors que pour les femmes pauvres et les travailleuses, l'inactivité était un signe de dissolution...

PERS-01 | La maison de correction Andrew Mercer à Toronto

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Photographie La maison de correction Andrew Mercer à Toronto 19e siècle. PERS-01. Cet artefact appartient à : Collection privée. Description Mot

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