Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Philippe Poisson

Ludmila Mikaël est une actrice française, née le 27 avril 1947 à Bois-Colombes.

Ludmila Mikaël est une actrice française, née le 27 avril 1947 à Bois-Colombes.

Ludmila Mikaël est issue d'une famille d'artistes – père peintre, et mère pianiste – et aux origines culturelles très mêlées -slave, grecque et latine. Aux concours du Conservatoire en 1966, dans la classe de Louis Seigner, elle remporte deux seconds prix (2e prix de tragédie dans le rôle d'Hermionne, dans Andromaque de Racine, et 2e prix de comédie classique, dans le rôle de Camille, dans On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset), et un premier prix (dans le rôle de Grouchenka, dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski ).

Elle entre à la Comédie-Française le 1er janvier 1967, et y fait ses débuts dans le rôle d'Elvire, dans Dom Juan de Molière, mis en scène par Antoine Bourseiller, et elle obtient immédiatement le prix Gérard Philipe. Peu de temps après, en 1968, son interprétation du rôle de la Reine dans Ruy Blas de Victor Hugo, mis en scène par Raymond Rouleau, est un succès. Ludmila Mikaël va ensuite interpréter la tendresse et la violence des personnages de Claudel : Lumîr, dans Le Pain dur, mis en scène de Jean-Marie Serreau, en 1970, ou, plus tard, Ysé, dans Partage de Midi, mis en scène par Antoine Vitez, en 1975. Au même moment, elle interprète avec succès les personnages de Montherlant : Benedetta de Narni, dans Malatesta, mis en scène par Pierre Dux, en 1969 ; Mariana, dans Le Maître de Santiago, sous la direction de Michel Etcheverry, en 1972 ; Sœur Gabrielle, dans Port-Royal, mis en scène par Jean Meyer, en 1973. C'est à cette période que Ludmila Mikaël commence une longue série de collaborations avec son mari, le metteur en scène Terry Hands, essentiellement autour des pièces de Shakespeare: elle sera Lady Anne, dans Richard III, en 1972, ainsi que Taïsa, et Marina, dans Périclès, Prince de Tyr, en 1974. Elle passe sociétaire le 1er janvier 1975 (elle est la 454e), et en 1976, elle restitue avec grâce et autorité la troublante ambiguïté de Viola, dans La Nuit des Rois, ou Ce que vous voudrez. À son répertoire, on trouve aussi Rostand (Roxane dans Cyrano de Bergerac, mis en scène par Jean-Paul Roussillon en 1976), Courteline (Valentine, dans La Paix chez soi, mise en scène par Alain Pralon en 1977), Goldoni (Giacinta, dans La Trilogie de la villégiature, mise en scène par Giorgio Strehler en 1978), Musset (Marianne dans Les Caprices de Marianne, mis en scène par François Beaulieu en 1980). Elle est toute de fragilité, de grâce, et de passion contenue quand elle interprète Nina, dans La Mouette de Tchekhov, dans une mise en scène d'Otomar Krejca, en 1980. Par ailleurs, tout au long de sa carrière, elle est toujours restée fidèle aux personnages des tragédies classiques, en souhaitant interpréter au mieux leurs déchirements : ceux de Camille dans Horace, de Corneille, dans une mise en scène de Jean-Pierre Miquel, en 1971 ; ou ceux de Chimène dans Le Cid de Corneille, mis en scène en 1977 par Terry Hands, ou encore ceux de trois immenses personnages raciniens : Phèdre (dans la pièce éponyme, dans une mise en scène de Jacques Rosner, en 1978), Junie (dans Britannicus, mis en scène en costumes modernes par Jean-Pierre Miquel la même année), et Bérénice (dans la Bérénice de Klaus-Michaël Grüber, en 1984).

Ludmila Mikaël quitte la Comédie-Française le 31 décembre 1986, et devient sociétaire honoraire le 1er janvier 1987. Parallèlement à sa carrière théâtrale, Ludmila Mikaël a toujours occupé une place importante dans le paysage cinématographique, depuis son premier film, tourné juste après sa sortie du Conservatoire, en 1967 : Le Saut de Christian de Chalonge ; et avec Des Garçons et des filles d’Étienne Périer (1968) ; The Sergeant de John Flynn (1968) ; La Chasse royale de François Leterrier (1969) ; Horace d’Olivier Ricard (1972) ; Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet (1974) ; Un homme qui dort de Bernard Queysanne (1974) ; La Guerre des polices de Robin Davis (1979) ; Le Bourgeois gentilhomme de Molière, adapté par Roger Coggio (1982) ; Natalia de Bernard Cohn (1989) ; Noce blanche de Jean-Claude Brisseau (1989) ; Dien Bien Phu de Pierre Schoedoerffer (1991) ; Aqui d'el rei 1 d’Antonio-Pedro Vasconcelos (1991) ; Vagabond d’Anne Le Monnier (1991) ; Archipel de Pierre Granier- Deferre (1993) ; Vent d'est de Robert Enrico (1993) ; Coup de jeune de Xavier Gélin (1993) ; À cause d'elle de Jean-Loup Hubert (1993) ; Mauvais garçon de Jacques BraI (1993) ; Le Petit Garçon de Pierre Granier-Deferre (1995) ; L'Art (délicat) de la séduction de Richard Berry (2001) ; 15 août de Patrick Alessandrin (2001) ; Bord de mer de Julie Lopes-Curval (2002) ; Le Cœur des hommes de Marc Esposito (2003) ; Le Tango des Rashevski de Sam Garbarski (2003) ; Pourquoi (pas) le Brésil de Laetitia Masson (2004) ; Aux abois de Philippe Colin (2005) ; Écoute le temps d’Alanté Kavaïté (2007) ; jusqu'au plus récent : Le Cœur des hommes 2 de Marc Espositio (2007). Ludmila Mikaël a obtenu le prix Suzanne Bianchetti, pour le téléfilm Eaux mêlées, ainsi que le prix du syndicat de la critique de la meilleure actrice 1975- 1976. En 1992, elle a été récompensée pour son interprétation de Célimène et le Cardinal de Jacques Rampal, par le Molière de la Meilleure actrice.

Ludmila Mikaël est commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Ludmila Mikaël - La Comédie-Française

Ludmila Mikaël : Sa filmographie (films et séries) - AlloCiné

Ludmila Mikaël - Vidéo Ina.fr

Marina Hands se confie sur sa mère, Ludmila Mikaël, et le ...

http://medias.unifrance.org/medias/131/88/88195/format_page/ludmila-mikael.jpg

http://medias.unifrance.org/medias/131/88/88195/format_page/ludmila-mikael.jpg

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article