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Publié par Philippe Poisson

Le secret du chevalier d'Eon est un film de Jacqueline Audry avec Andree Debar, Bernard Blier.
Le secret du chevalier d'Eon est un film de Jacqueline Audry avec Andree Debar, Bernard Blier.
Le secret du chevalier d'Eon est un film de Jacqueline Audry avec Andree Debar, Bernard Blier.
Le secret du chevalier d'Eon est un film de Jacqueline Audry avec Andree Debar, Bernard Blier.

Le secret du chevalier d'Eon est un film de Jacqueline Audry avec Andree Debar, Bernard Blier.

Au XVIIIème siècle en France, seuls les hommes peuvent prétendre à une hérédité. Geneviève d'Eon, condamnée de part ce fait à renoncer à toute condition, s'est entraînée au maniement des armes et est devenue au fil des années une redoutable fine lame. Remarquant son habilité lors d'un duel à l'épée, on lui propose d'intégrer les rangs du prestigieux régiment des Dragons, et ainsi de servir le roi Louis XV.

Le secret du chevalier d'Eon - film 1959 - AlloCiné

le secret du chevalier deon - YouTube

 

Andrée Carmen Marguerite Debar voit le jour le 5 mai 1920, à Maisons-Laffitte dans les Yvelines, en banlieue parisienne. Elle passe son adolescence au Grand-Duché de Luxembourg où elle fréquente le conservatoire de musique et de comédie. En 1940, la jeune fille apparaît pour la première fois à l’écran dans un documentaire luxembourgeois qui a pour thème l’eau.

Après la seconde guerre mondiale, Andrée Debar suit les cours de comédie de Marcelle Géniat et entame sa carrière théâtrale en jouant Racine et Jean Cocteau, pour ne citer que les plus importants. Andrée fait ses vrais débuts cinématographiques dans «Le bataillon du ciel» (1946) aux côtés de Pierre Blanchar, un film en deux époque écrit par Joseph Kessel, sur l’entraînement en Ecosse puis le débarquement en Bretagne d’un groupe de parachutistes français pour aider la résistance à effectuer des opérations de sabotage. En 1947, elle joue Ginette dans «Une mort sans importance» de Yvan Noé, où elle reprend le rôle qu’elle crée sur scène quelques mois plus tôt. Elle enchaîne avec «Le paradis des pilotes perdus» (1948), un film sur les tensions entres les passagers survivants d’un atterrissage forcé en plein cœur du Sahara avec Henri Vidal, Daniel Gélin, Michel Auclair; puis «Le jugement de Dieu» (1949) l’histoire du jeune Prince Albert de Bavière, Jean-Claude Pascal, qui tombe amoureux d’Andrée interprétant la fille d’un barbier apothicaire: un drame sur les préjugés sociaux qui se termine sur l’accusation en sorcellerie de la jeune fille et sa condamnation à la noyade dans le Danube.

Dans les années cinquante, Andrée Debar part pour l’Italie où elle tourne deux films en costumes assez médiocres: «Le marchand de Venise» adaptation ratée de Shakespeare par Pierre Billon et «Le masque de fer», tiré de l’œuvre de Alexandre Dumas père et réalisé par Richard Pottier. Elle tire malgré tout son épingle du jeu avec sa participation au sketch de Roberto Rossellini: «L’envie», pour le film «Les sept péchés capitaux» (1951). Elle revient en France et joue en tête d’affiche avec des grandes vedettes de l’époque, parmi lesquelles: Jean Gabin pour «Le port du désir» (1954) et l’anglais John Justin pour «Je plaide non coupable» (1955) deux films de Edmond T. Gréville; Fernand Gravey pour «La garçonne» (1957) et Bernard Blier dans «Le secret du chevalier d’Eon» (1959), deux réalisations de Jacqueline Audry. Son rôle du chevalier androgyne sera sa dernière apparition devant les caméras.

Les années suivantes, Andrée Debar se lance dans la production et obtient quelques beaux succès, notamment avec «Crésus» (1960) de Jean Giono avec Fernandel, «Le gentleman de Cocody» (1964) avec Jean Marais, «L’étoile du sud» (1968) avec Orson Welles et «Monsieur Papa» (1977) avec Claude Brasseur. Elle s’éloigne définitivement du cinéma en 1977. Par la suite, avec son amie Sophie Desmarets, elle ouvre une boutique d’antiquités, Rue Choiseul à Paris.

Mariée depuis 1963 à Roger Duchet, maire de Beaune et plusieurs fois ministres, Andrée Debar se retire définitivement de la vie publique après la mort de ce dernier en 1981. Atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis plusieurs années, Andrée Debar meurt des suites de ce terrible mal le 24 janvier 1999, à l’Hôpital Suisse d’Issy-les-Moulineaux, seule et oubliée de tous.

© Philippe PELLETIER –- Source Yvan FOUCART (Dictionnaire des Comédiens Français Disparus)

Andrée Debar : "Le secret du chevalier d'Eon"
Andrée Debar : "Le secret du chevalier d'Eon"
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