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Publié par Philippe Poisson

Le Souper est un film français réalisé par Édouard Molinaro et sorti le 23 décembre 1992, adaptation de la pièce de théâtre du même nom, de Jean-Claude Brisville.
Le Souper est un film français réalisé par Édouard Molinaro et sorti le 23 décembre 1992, adaptation de la pièce de théâtre du même nom, de Jean-Claude Brisville.
Le Souper est un film français réalisé par Édouard Molinaro et sorti le 23 décembre 1992, adaptation de la pièce de théâtre du même nom, de Jean-Claude Brisville.

Le Souper est un film français réalisé par Édouard Molinaro et sorti le 23 décembre 1992, adaptation de la pièce de théâtre du même nom, de Jean-Claude Brisville.

Le 6 juillet 1815, Napoléon est déchu. L'avenir de la France est incertain face aux puissances étrangères. Seuls deux hommes peuvent y répondre. Deux hommes puissants, remarquablement intelligents, sans scrupules, opportunistes et présents sur le devant de la scène depuis de nombreuses années : Talleyrand et Fouché. Le premier invite le second à un souper au cours duquel ils vont s'affronter, s'épier, s'opposer, se démasquer... avant de parvenir à un accord qui rétablira la monarchie et Louis XVIII. Ils s'éloignent dans la nuit, l'un soutenant l'autre, le vice (Talleyrand) appuyé sur le bras du crime (Fouché).

Le Souper. - 1/2. - Vidéo Dailymotion

Le Souper - YouTube

Dans Paris occupé par les troupes étrangères, trois semaines après la défaite de Waterloo et la fuite de l'empereur, le peuple attend avec anxiété de savoir quel sort est réservé au pays et assiège, en cette nuit du 6 juillet 1815, l'hôtel particulier de Talleyrand, où celui-ci doit recevoir Fouché, ministre de la police et autrefois artisan de la Terreur. Le cuisinier Carême prépare les plats de ce souper, décisif autant pour l'avenir de la France que pour celui des deux hommes d'Etat, qui ont besoin l'un de l'autre.

 Talleyrand compte sur l'autorité de Fouché pour juguler la colère du peuple et permettre l'entrée dans Paris du roi Louis XVIII qui, de retour de Gand, attend pour l'instant à Saint-Denis. Fouché, quant à lui, ne peut obtenir que par Talleyrand le pardon du roi pour son vote régicide de 1793. Mais de ce roi il ne veut toujours pas entendre parler, il nourrit même un projet de dont il dirigerait le gouvernement, et se méfie des belles promesses de partage de pouvoir. En fin maniaque du renseignement, il détient en outre un redoutable dossier sur son hôte : corruptions, malversations financières, et surtout sa lettre incitant Napoléon, en 1804, à fusiller le duc d'Enghien, un Bourbon, donc affilié au roi. Le duc était parfaitement inoffensif, et Talleyrand n'a agi que par pur machiavélisme personnel.

 Tout en échangeant avec lui des propos plus confidentiels sur leurs enfances respectives, Fouché manifeste à Talleyrand sa répugnance, pire à ses yeux que celle qu'il pourrait lui-même inspirer de par ses crimes de sang. Pourtant, son sens de l'intérêt bien compris lui fait finalement rallier la cause de la monarchie restaurée, tandis que l'orage gronde sur la capitale et que le peuple, la nuit avançant, s'est dispersé. Dès le lendemain, Talleyrand, prince de Bénévent, et Fouché, duc d'Otrante, pénètrent tous deux dans la chambre du roi. La voix de Chateaubriand les définit comme.

 

Fils de Pierre Brasseur et Odette Joyeux.

 

Après avoir suivi des cours de comédie chez Raymond Girardet et étudié au Conservatoire, Claude Brasseur se produit sur les planches dès 1954 dans les pièces Judas de Marcel Pagnol et Bon appétit messieurs d'Elvire Popesco. Il fait alors ses débuts au cinéma en tournant sous la direction de Georges Lampin dans Rencontre à Paris (1956) et Marcel Carné dans Le Pays d'où je viens (id.).
 

Après une parenthèse de trois ans durant laquelle il officie comme parachutiste (1956 - 1959), il revient au septième art en donnant la réplique à Jean Gabin dans Rue des prairies (1959) de Denys de La Patellière et en étant confronté à son père dans le film fantastique Les Yeux sans visage (1960) de Georges Franju. Mais sa notoriété prend un réel essor avec le téléfilm Le Mystère de la chambre jaune (1965), où il interprète le reporter Joseph Rouletabille, et la série télévisée Les nouvelles aventures de Vidocq (1971), où il tient le rôle-titre. Parallèlement, il travaille avec de jeunes cinéastes déjà très talentueux : Jean-Luc Godard (Bande à part, 1964), Costa-Gavras (Un homme de trop, 1967) ou encore François Truffaut (Une belle fille comme moi, 1972).

Apparaissant au générique des thrillers Les Seins de glace (1974) et L'Agression (1975), Claude Brasseur connaît la consécration au cinéma avec les deux "films de potes" Un éléphant, ça trompe énormément (1976), qui lui vaut le César du Meilleur second rôle, et Nous irons tous au paradis (1977). Cette popularité grandissante se confirme avec le succès de La Guerre des polices, polar grâce auquel il remporte un nouveau César, dans la catégorie Meilleur acteur cette fois-ci, et des deux volets de La Boum où il prend les traits du sympathique père de la jeune Vicky (Sophie Marceau).

Au faîte de sa carrière, Claude Brasseur fait preuve de polyvalence, alternant avec une grande aisance les genres cinématographiques. Incarnation à l'écran de Guy de Maupassant (1982), cet habitué du rallye Paris-Dakar aime à interpréter les antihéros gouailleurs et un brin baroudeurs : père de famille endeuillé et doutant des vertus de l'auto-défense dans Légitime violence (1982), commissaire déterminé dans La Crime (1983), écrivain ivrogne et amant de Sophie Marceau dans Descente aux enfers (1986), looser et flambeur dans Taxi boy (id.), chef d'un réseau d'espionnage communiste dans L'Orchestre rouge (1989) ou encore quinquagénaire à la dérive dans Sale comme un ange (1990).

Dans les années 1990 et 2000, l'acteur se fait plus discret sur les écrans, tournant avec parcimonie et se limitant quelquefois à de simples apparitions comme dans Le Bal des casse-pieds (1992), Un, deux, trois, soleil (1993), Les Acteurs (2000) ou encore Chouchou (2003). Il est toutefois cité au César du Meilleur acteur pour sa prestation de Fouché dans Le Souper (1992) d'Edouard Molinaro et continue d'incarner des personnages marquants tels l'industriel Pied-noir de L'Autre côté de la mer (1996), l'officier de police diplomate de Fait d'hiver (1998) et l'autoritaire gardien de prison de La Taule (1999).

En 2004, l'acteur vétéran retrouve à l'écran Jacques Villeret, son partenaire dans la pièce de théâtre Le Dîner de cons, pour les besoins du drame Malabar Princess, et s'illustre l'année suivante dans des seconds rôles savoureux et sympathiques pour les comédies populaires L'Amour aux trousses, Fauteuils d'orchestre et Camping. Il fait aussi partie du casting impressionnant (Catherine Deneuve, Gérard Lanvin, Emmanuelle Béart...) que Thierry Klifa réunit pour son second long métrage (Le Héros de la famille). En 2007, il est à l'affiche d'un premier film, la comédie dramatique Les Petites Vacances, dans lequel il retrouve Bernadette Lafont à qui il avait donné la réplique dans Un Clair de lune à Maubeuge (1962) et Une Belle fille comme moi (1972). La même année, il change de registre en participant au naufrage critique et financier de Jean-Jacques Annaud : Sa Majesté Minor.

Après quelques années plus calmes, il retourne au Camping de Fabien Onteniente en 2010 et s'illustre dans plusieurs téléfilms. Un an plus tard, il renoue avec le polar en étant un mentor pour Jean-Paul Rouve dans Légitime défense. Les deux hommes s'étant très bien entendus sur le tournage, le comédien offre un rôle à Claude Brasseur dans sa seconde réalisation, le touchant Quand je serai petit (2012).

Claude Brasseur : Clemenceau dans le soleil couchant

La colère du tigre Avec Claude Brasseur et Michel Aumont ...

 Claude Brasseur : "Le Souper"
 Claude Brasseur : "Le Souper"
Dans "La Colère du tigre", Claude Brasseur endosse le costume de George Clémenceau, surnommé "Le Tigre". Sur les planches, la ressemblance entre le comédien et le grand homme de la IIIe République est saisissante.

Dans "La Colère du tigre", Claude Brasseur endosse le costume de George Clémenceau, surnommé "Le Tigre". Sur les planches, la ressemblance entre le comédien et le grand homme de la IIIe République est saisissante.

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