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Publié par Philippe Poisson

 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux
 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux
 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux
 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux
 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux
 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux
 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux
 L'’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque : L'affaire Henriette Caillaux

Pour laver l’honneur de son mari, madame Caillaux avait tué le directeur du “Figaro” : l’ultime procès de la Belle Époque passionna les Français.

En début d’après-midi, elle s’était fait conduire chez l’armurier Gastinne Renette et avait acheté un petit pistolet automatique de marque Browning. Elle s’en était fait expliquer le maniement par l’employé et avait pris le temps d’essayer son arme. Trois balles sur six s’étaient fichées dans la silhouette de tir. Elle était rentrée chez elle, rue Al phonse-de-Neuville, avait laissé un mot pour son mari : « Si cette lettre t’est remise, c’est que j’aurai fait ou tenté de faire justice. »

Puis elle avait mis une robe de ville, comme si elle partait prendre le thé chez une amie. À son chauffeur, elle avait donné l’adresse du Figaro, rue Drouot. Elle avait patiemment attendu dans l’antichambre, jusqu’à ce que le directeur du journal, à qui elle avait fait remettre sa carte, veuille bien la faire entrer dans son cabinet. À peine avaient-ils eu le temps d’échanger quelques mots. De son manchon, elle avait sorti l’arme qu’elle y dissimulait. Elle avait tiré six fois, plutôt vers le bas ; quatre balles avaient porté. Transporté à Neuilly à la clinique du docteur Hartmann, le directeur du Figaro, touché à l’artère iliaque droite, avait succombé dans la nuit sur la table d’opération.

L’assassinat de Gaston Calmette, le 16 mars 1914, par Henriette Caillaux, l’épouse du ministre des Finances, fit grand bruit. Le procès s’ouvrit le 20 juillet, à Paris, et la France entière en suivit avidement les débats jusqu’au 27, avant que l’assassinat de Jean Jaurès, le 31, et l’annonce de la mobilisation générale, le lendemain, ne la détourne vers des sujets plus graves.

De ce qui fut l’un des grands procès du XXe siècle, le dernier de la Belle Époque, il ne reste plus beaucoup de traces : le dossier d’instruction a disparu dans l’incendie du fort de Montlignon, en juin 1974, et le dossier de la police judiciaire manque aux archives de la Préfecture de police...

Henriette Caillaux tira six fois | Valeurs actuelles

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Henriette Caillaux. Une fine gâchette (Photo Hulton Archive. Getty Images)

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