Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Philippe Poisson

« Tromper la mort » : Maryse Rivière, prix du quai des Orfèvres 2015

Pas assez d'eau pour noyer un homme, pas assez de bois pour le pendre, pas assez de terre pour l'enterrer... Rattrapé par l'âpreté de l'Irlande, le libraire de Montmartre pourra-t-il échapper à son destin ? Traqué par les polices française et irlandaise, son spectre se fond dans les tourbières, se confond aux brumes, se morfond dans les pubs... Ombres et lumières des légendes celtiques, mystères de l'âme irlandaise, au coeur de l'action policière ... Prix du Quai des orfèvres 2015.

  • Broché: 384 pages
  • Éditeur : Fayard (19 novembre 2014)
  • Collection : Prix du quai des orfèvres

 

L'intrigue raconte la traque d’un tueur en série érudit entre la France et l’Irlande. En 2009, l'écrivain avait remporté le prix du Goéland masqué en 2009 avec son premier polar «Sous le Signe de la Souris».

Le prix du quai des Orfèvres 2015 a été attribué mardi à Maryse Rivière pour son roman «Tromper la mort», a annoncé le directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit. L'écrivain, qui a déjà écrit trois ouvrages dont un polar, situe son roman entre la France et l’Irlande. Il raconte la traque d’un tueur en série, érudit et fin lettré, qui a agi par le passé à Paris. Il récidive en Irlande cette fois alors que les policiers français le croyaient mort. Ceux-ci sont appelés à la rescousse par leurs homologues irlandais.

L’occasion pour l’auteur de décrire l’Irlande, son histoire, ses légendes, ses paysages. «J’y vais très souvent», a-t-elle confié peu avant la remise de ce prix. «J’y ai des liens familiaux, ce pays me fascine, l’ambiance surtout et bien sûr son histoire, tout à fait passionnante. Les Irlandais sont des gens très attachants. Je ne parle pas des pubs et des paysages qui contribuent évidemment à l’ambiance...»

La lauréate, navigante à Air France sur moyens et longs courriers pendant vingt-cinq ans puis responsable du service culturel de Gournay-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), dit écrire depuis une dizaine d’années. Son premier polar, «Sous le Signe de la Souris» (Liv’Editions), a reçu le prix du Goéland masqué en 2009.

«'Tromper la mort' se raccroche plus ou moins» à celui-ci, précise-t-elle : «On y retrouve le même meurtrier, qui prend donc la fuite en Irlande, et le même groupe d’enquêteurs français». «Il s’agit davantage d’une traque que d’une enquête à proprement parler», ajoute-t-elle. «J’ai adoré traiter des rapports entre policiers français et irlandais, c’était très jubilatoire».

Manuscrits anonymes

Le prix du quai des Orfèvres, dont le parrain est cette année l’acteur et chanteur Marc Lavoine, est décerné par un jury (policiers, magistrats, journalistes) présidé par le directeur de la PJ parisienne. Il se prononce sur une sélection de manuscrits anonymes.

Ignorant l’identité comme la fonction des auteurs, leur choix ne considère que l’intérêt du texte soumis à leur appréciation, dans le respect des procédures et des vraisemblances policières, scientifiques ou judiciaires. L’ouvrage retenu est publié par les éditions Fayard avec un tirage minimum de 50 000 exemplaires. Certains ont atteint plus de 100 000 exemplaires. AFP

Le Quai des Orfèvres à Paris, où le jury, sous l’autorité du directeur en exercice de la Police judiciaire, se réunit. (AFP) -

Le Quai des Orfèvres à Paris, où le jury, sous l’autorité du directeur en exercice de la Police judiciaire, se réunit. (AFP) -

Commenter cet article