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Publié par Philippe Poisson

La Trahison est un film franco-belgio-algérien réalisé par Philippe Faucon, sorti en 2005 -
La Trahison est un film franco-belgio-algérien réalisé par Philippe Faucon, sorti en 2005 -
La Trahison est un film franco-belgio-algérien réalisé par Philippe Faucon, sorti en 2005 -

La Trahison est un film franco-belgio-algérien réalisé par Philippe Faucon, sorti en 2005 -

Pendant la guerre d'Algérie, le sous-lieutenant Roque est stationné dans un village de l'est du pays. Usé par le conflit, il doit gérer une population locale soumise à la répression et à la torture, et des soldats dont il doit entretenir le moral tout en maintenant sa vigilance. L'évolution de ses rapports avec Taïeb, un jeune soldat déchiré de souche nord-africaine, exacerbe les contradictions et l'absurdité de la "guerre sans nom".

Mais qui trahit qui, dans cette Algérie de 1960, où se livre une guerre qui n’ose pas dire son nom ? Qui sont les « méchants » ? Les Algériens qui combattent aux côtés de la France ? Ou les Français qui, déjà, traitent ceux qu’on appellera les « harkis » avec une condescendance qui ne fera que s’accroître avec le temps ? L’arrivée de De Gaulle, en 1958, crée une attente diffuse. Mais, en 1960, le temps est à la désespérance. « Une lente dégradation », dit Claude Sales, l’auteur du roman qui a inspiré le film. Dans ce village du sud-est algérien, Roque (Vincent Martinez) assure l’ordre et la sécurité des environs. Lors d’une patrouille, il réalise que les hommes des villages avoisinants, prétendument partis pour chercher du travail, ont, de toute évidence, rejoint les rangs du FLN. Et que les femmes et les enfants se taisent, insensibles aux supplications, aux menaces, voire aux coups. Tout, déjà, a un parfum de défaite. Mais Roque refuse d’imaginer, un seul instant, que les « Français de souche africaine », comme on les appelle, les quatre Arabes de son groupe, et particulièrement Taïeb (Ahmed Berrhama), qui travaillait avec lui depuis un an, partagé sa vie et sa confiance, ont basculé de l’autre côté. Rejoint ceux contre lesquels ils luttaient. Et pourtant, les rapports de la police secrète sont formels : Taïeb a déjà organisé une opération clandestine destinée à le tuer, qui a été annulée à la dernière minute... Philippe Faucon filme des jeunes gens épuisés que le sens du devoir mène encore, mais qui ne savent plus pourquoi ils continuent à se battre. Ni pour qui. Il rend particulièrement émouvante cette suspicion soudaine, que l’on refuse d’abord, mais qui s’impose peu à peu. Une phrase en arabe que Taïeb, visiblement, traduit mal, un ordre qu’il donne à un gamin et dont il dénature le sens suffisent à provoquer la méfiance de Roque. Et le chagrin de s’être reposé sur qui ne pouvait assumer sa confiance. « Qu’est-ce qui se passe ? Tu as changé... dit Roque. – Toi aussi, tu as changé, mon lieutenant », lui répond Taïeb. Et le doute s’impose, il entraîne, aussitôt, la méfiance des appelés, et leurs brimades détruisent instantanément l’entente fragile que le temps avait cru édifier... Contrairement à Hollywood, le cinéma français a toujours privilégié la pudeur – sans doute peut-on même parler de couardise – face à son histoire récente. Mis à part RAS, d’Yves Boisset, ou Avoir 20 ans dans les Aurès, de René Vautier, rares sont les films sur l’Algérie réalisés par des Français. Philippe Faucon a le mérite de s’y coller. Il réussit une œuvre à la sensibilité sèche, presque un dossier, qui éclaire, sans longs discours, un double dilemme impossible : Français forcés de devenir des persécuteurs contre Arabes contraints à devenir des résistants. Il suggère, aussi, les lâchetés dont la France fera preuve à l’égard de ceux qui choisiront son camp et qui, jusqu’à aujourd’hui encore, seront victimes de son indifférence et de l’oubli. Pierre Murat - LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 13/11/2010

LA TRAHISON-film algerien partie 1/4 - Vidéo Dailymotion

LA TRAHISON-film algerien partie 2/4 - Vidéo Dailymotion

LA TRAHISON-film algerien partie 3/4 - Vidéo Dailymotion

La trahison -film algerien partie 4/4 FIN - Vidéo Dailymotion

 

Vincent Martinez, frère cadet de l’acteur Olivier Martinez, fait ses premières armes au cinéma en 1998 dans L'école De La Chair, soutenu par Isabelle Huppert et Vincent Lindon. Des débuts prometteurs qui permettent à Vincent Martinez de se voir offrir des rôles aux côtés des plus grands acteurs français.

En 2000, il rejoint le casting de La Confusion Des Genres avec Pascal Greggory, acteur confirmé qu’il retrouve l’année suivante dans Un Ange qui accueille Richard Berry et Elsa Zylberstein. Deux ans plus tard, Vincent Martinez campe le rôle d’un duc, une place de choix parmi Carole Bouquet et Jean Rocherfort dans Blanche de Bernie Bonvoisin. La même année prend pour la première fois la tête d’affiche dans le court-métrage Novela réalisé par Cedric Anger. En 2004, il interprète le rôle du « professeur » dans Le Clan, film subversif de Gaël Morel.

2005 sera l’année la plus fructueuse pour Vincent Martinez, il campe le rôle de Louis dans Cavalcade et celui de Roque dans La Trahison. Il obtient également son premier rôle-titre dans Ecorchés, un duo passionnel avec l'actrice Mélanie Thierry. Le film sortira en 2007 sur les écrans français.

2007 : habitué aux rôles de caractère, l'acteur se mue en dealer pour Sans Moi, réalisé par Olivier Panchot.

 Vincent Martinez : "La Trahison"
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