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Publié par Philippe Poisson

Phoenix raconte le retour de Nelly (Nina Hoss), une Berlinoise juive qui a survécu aux camps. Meurtrie par l'horreur nazie -
Phoenix raconte le retour de Nelly (Nina Hoss), une Berlinoise juive qui a survécu aux camps. Meurtrie par l'horreur nazie -
Phoenix raconte le retour de Nelly (Nina Hoss), une Berlinoise juive qui a survécu aux camps. Meurtrie par l'horreur nazie -

Phoenix raconte le retour de Nelly (Nina Hoss), une Berlinoise juive qui a survécu aux camps. Meurtrie par l'horreur nazie -

Le film de Christian Petzold sort au cinéma le 28 janvier.

 

Deux yeux apeurés qui s’échappent d’une tête recouverte de bandages. Ce sont les premières images effrayantes de Phoenix. Nous sommes en juin 1945. Nelly, défigurée, rescapée d’Auschwitz, rentre chez elle à Berlin. Elle n’a qu’une obsession: retrouver son mari et sa vie d’avant. Mais Johnny, devenu Johannes ne reconnaît pas son nouveau visage et lui propose un odieux stratagème: endosser l’identité de son ex-femme, qu’il croît morte, pour récupérer sa fortune. Elle accepte l’imposture dans le seul but de regagner son amour. Mais à quel prix? Telle un phénix, après avoir chancelé dans sa ville détruite, Nelly renaît, plus vivante que jamais. Avec une maîtrise exceptionnelle du récit et de l’image, le réalisateur allemand Christian Petzold plonge dans la confusion, rarement traitée, de l’immédiate après-guerre. Il retrouve à cette occasion un magnifique couple d’acteurs, Nina Hoss et Ronald Zehrfeld, déjà héros de son précédent film à succès, Barbara. Récit d’un amour impossible, soutenu par un suspens haletant, Phoenix est un film puissant. - Par Yetty Hagendorf

Interview: Nina Hoss (Phoenix) on Vimeo

Phoenix, de Christian Petzold : "Je voulais montrer ce que l ...

PHOENIX | Trailer [HD] - YouTube

 

Dans Phoenix, de Christian Petzold, Nina Hoss est d'abord une femme sans visage. Le sien, elle l'a perdu dans le camp d'extermination d'Auschwitz, et des bandages masquent la nouvelle figure, encore inconnue d'elle, que la chirurgie plastique lui a faite. Au lendemain de la guerre, dans Berlin en ruine, Nelly va tenter de se rapprocher de la femme et de la chanteuse qu'elle fut, du mari qu'elle aimait et qui l'a peut-être trahie.

Belle indomptable

Au théâtre, à l'écran, Nina Hoss s'est imposée depuis une dizaine d'années comme un des plus grands talents du monde du spectacle allemand. Silhouette longiligne, beau visage mobile, elle a quelque chose à la fois de scintillant et de secret, de vif et de réfléchi, qui fait un cocktail très personnel. C'est la sixième fois que le réalisateur Christian Petzold retrouve la fascinante actrice, depuis Dangereuses rencontres, et leur collaboration a valu à l'actrice de nombreux prix d'interprétation, notamment pour Yella, en 2007 (ours d'argent de la meilleure interprète au Festival de Berlin) et Barbara en 2012.

Mais on ne verra pas pour autant en lui un Pygmalion. Nina Hoss a trop de personnalité et d'indépendance native pour être la créature malléable d'un metteur en scène. Et quand il se dit inspiré par la solitude qu'il voit en elle, la belle indomptable se démarque aussitôt: «Je crois que c'est plutôt une projection de lui-même, parce que les personnages qu'il écrit portent tous une solitude, cherchent leur place dans une communauté. Je ne me retrouve pas toujours dans ce que Christian dit de moi… La solitude a surtout à voir avec le métier: j'en ai besoin pour me préparer, quand j'essaie d'entrer dans un personnage, ou quand un film, une musique me permettent d'être avec moi-même. Mais sinon, je suis plus solidaire que solitaire. Sur un tournage, je ne suis pas quelqu'un qui se retire dans sa caravane.»

«Pas un film réaliste»

Nina Hoss a eu très jeune l'expérience du groupe, et de la politique. «Je suis née dans une maison où on a toujours discuté politique, dit-elle. Adolescente, je me suis intéressée au IIIe Reich et j'ai beaucoup lu, taraudée par la question de savoir comment cet ordre sombre, monstrueux avait pu advenir.» Formée au chant classique, qu'elle a commencé à 16 ans, elle a chanté ensuite avec un groupe rock gallois: «C'est une famille de travailleurs, très “left-wing”. Des quadragénaires fidèles à eux-mêmes, à leur colère. C'est ce qui m'a attirée. À notre époque, ce n'est pas si courant de garder son intégrité, son honnêteté.»

Quand elle peut mêler le chant au jeu de l'actrice, c'est encore mieux que de passer d'un art à l'autre: «En travaillant l'opéra, que j'aimerais pratiquer davantage, j'ai beaucoup réfléchi sur le récitatif. Pourquoi ne pas parler? Paradoxalement, le détour du récit par le chant permet peut-être une interprétation plus directe. Dans Phoenix, quand on a trouvé la chanson de Kurt Weill Speak Low cela m'a libérée dans mon travail de comédienne. La mélodie épouse l'évolution intime du personnage qui doit dire adieu à un certain espoir illusoire pour recommencer quelque chose de nouveau. C'était important pour moi de trouver cette note-là.»

Mauvais accueil

La critique allemande n'a pas été tendre. Nina Hoss s'explique-t-elle ce mauvais accueil? «Cela vient peut-être du sujet: la victime qui revient, c'est un second traumatisme. Ou peut-être d'une certaine insolence dans la manière de raconter l'histoire. Je n'ai pas compris toutes les critiques. Certaines étaient plus politiques, comme dans le Spiegel, qui a jugé Phoenix “conservateur”. D'autres contestaient la crédibilité de l'histoire. Mais il ne s'agit pas d'un film réaliste. On raconte quelque chose qui se passe entre des êtres profondément blessés, qui ne parviennent plus à se reconnaître.» On est dans un lendemain de désastre, un temps indéfinissable que Nina Hoss a cherché à habiter: «J'ai travaillé sur cet “après” marqué par l'absence de parole. On n'avait pas eu le temps de réfléchir sur le passé.» Quant à supporter la critique, dramatique ou politique, une phrase lui suffit: «Tant qu'on peut discuter, ça va!»

 

Phoenix : Nina Hoss, cendre et feu - Le Figaro

Une grande actrice allemande,  Nina Hoss  : "Phoenix"
Une grande actrice allemande,  Nina Hoss  : "Phoenix"
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Une grande actrice allemande,  Nina Hoss  : "Phoenix"
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