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Publié par Philippe Poisson

(Ré)écouter :  Semaine spéciale en compagnie de Michelle Perrot

A l'occasion d'une semaine spéciale, premier d'une série de cinq entretien de Laure Adler avec l'historienne et militante féministe Michelle Perrot. Une première émission qui revient sur sa jeunesse, son éducation, son mariage...

Elle raconte sa jeunesse parisienne, dans des quartiers « très populaires », se souvenant des poupées, des chanteurs de rue… « C’était un Paris très drôle ».

Elle nous parle de sa rue, de sa mère, de son père, vendeur de cuir, de ses clients les cordonniers, des maisons-closes… Après son déménagement, ailleurs, dans une grande maison décrépie et non-chauffée, elle garde la nostalgie de son ancien quartier. « Cette maison magnifique est devenue  pour moi l’emblème de la séparation. J’avais quitté le peuple de Paris, dans le fond… »

Pendant la seconde guerre mondiale, elle tombe malade et se met à « dévorer la littérature », surtout la russe et l’américaine. « Les femmes qui lisent sont dangereuses… »

 « J’ai beaucoup réfléchi à la vie de mes parents. Ces jeunes gens (…) ont eu, au fond, très peu d’années heureuses… »

Elle a connu une éducation « totalement contradictoire » car ses parents anticléricaux l’ont mise dans une école religieuse, pour faire plaisir à sa grand-mère. « Cette espace de faille entre les deux a été le tremplin de ma liberté ». Si elle prend vite ses distances, elle garde en tête l’aspect « social » de son éducation chrétienne.

Elle évoque la classe ouvrière, un de ses principaux objets d’études, l’influence de la philosophe Simone Weil, faisant le lien entre la réflexion spirituelle et la condition sociale : « c’est une des premières figures de femme qui m’ait donné l’idée qu’une autre condition de femme était possible ».

Elle explique comment elle a choisi l’histoire, « un peu par défaut et puis aussi (…) j’y ai vu un moyen de comprendre ce qui venait de nous arriver… », la fin de la guerre. Il y eut aussi des professeurs, pour l’influencer…

Elle nous parle d’Yves Montand, de son mariage avec Jean-Claude Perrot... « Mes parents étaient très féministes (…) Mon père trouvait que je n’étais pas encore assez libre (…) Il m’a dit un jour : ‘surtout ne te mets pas trop vite un homme sur le dos’ »

Son mariage fut donc un compagnonnage, un « couple égalitaire », avec la maternité comme « horizon choisi »… L’occasion d’évoquer la vision de la famille de la gauche de l’époque

Semaine spéciale en compagnie de Michelle Perrot (1/5 ...

Semaine spéciale en compagnie de Michelle Perrot (2/5 ..

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