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Publié par Philippe Poisson

Gabriel Nicolas de La Reynie

Gabriel Nicolas de La Reynie

Il s’en fallait beaucoup que la ville de Paris fût alors ce qu’elle est aujourd’hui ; il n’y avait ni clarté, ni sûreté, ni propreté. Il fallait pourvoir à ce nettoiement continuel des rues, à leur illumination, paver la ville toute entière, y construire de nouveaux ports, rétablir les anciens, faire veiller une garde continuelle à pied et à cheval, pour la sûreté des citoyens.

La police se faisait très mal à Paris. L’édit du 15 mars 1667 supprima l’office de lieutenant civil du prévôt de Paris, qui réunissait la justice et la police, et à sa place, créa deux offices distincts : l’un, de lieutenant civil du prévôt de Paris, et l’autre de lieutenant du prévôt de Paris pour la police. Cette dernière fonction fut confiée à Gabriel-Nicolas de La Reynie. À sa réception, le premier président lui recommanda, dit-on, trois choses dans l’exercice de sa charge : netteté, clarté et sûreté.

La Reynie institua dans Paris une surveillance active : on lui attribue l’organisation régulière de l’espionnage ; mais, ce qui vaut mieux, on lui doit le premier établissement des lanternes. « Avant ce magistrat, dit Dulaure, les rues de Paris, pendant la nuit, restaient privées de lumière. Dans certaines circonstances, où le danger était imminent, où les vols étaient fréquents, on ordonnait, comme on le fit dans les années 1424, 1526 et 1553, à chaque propriétaire de maison de placer, après neuf heures du soir, pour être préservé des attaques des mauvais garçons, sur la fenêtre du premier étage, une lanterne garnie d’une chandelle allumée ; de plus, chaque compagnie ou personne qui, pendant la nuit, parcourait les rues de Paris, était en usage de porter sa lanterne. »

Par les ordonnances de La Reynie, une lanterne fut placée à chaque extrémité de rue, et une autre au milieu. Tel était l’ordre observé, excepté dans les rues d’une grande longueur. Ces lanternes n’étaient garnies que de chandelles. Dans l’histoire métallique de Louis XIV, on trouve une médaille frappée à l’occasion de cet utile établissement, et qui porte pour légende : Urbis securitas et nitor. Le système d’éclairage de la capitale changea en 1745 : par lettres patentes du 28 décembre de cette année, l’abbé Matherot et le sieur Bourgeois de Châteaublanc, obtinrent le privilège des lanternes à réverbères. Le lieutenant de police de Paris était alors de Sartine.

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