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Publié par Philippe Poisson

On l'appelait Bugaled Breizh

Le 15 janvier 2004, en début d'après-midi, par beau temps, le puissant chalutier Bugaled Breizh (enfants de la Bretagne) périt corps et biens au sud du cap Lizard, comme effacé par la succion d'un maelström ou quelque force exogène, dira la justice, en 57 secondes exactement... Cinq hommes à bord : Yves, Pascal, Georges, Eric, Patrick. "Je chavire" sont les derniers mots du capitaine à la VHF, puis on entend la mer s'engouffrer. Accident naturel, aléa marin, dit la justice en 2009. Accident nullement naturel, disent les proches, constitués en parties civiles. Le jour même du drame, au sud du cap Lizard, l'Otan entraînait ses meilleurs sous-marins à la guerre nucléaire en eau peu profonde. Ils étaient anglais, allemands, hollandais, espagnols, français et se pourchassaient dans la zone où le Bugaled tirait son chalut. Fausses pistes, destruction de preuves (le canot de sauvetage de la Royal Navy), rétractations... Ce livre retentissant étaie l'intime conviction que le Bugaled Breizh n'est pas descendu mystérieusement sous la mer, et que cinq marins ont été noyés sous un mensonge d'État.

Dernier recours pour les familles dans l'affaire du « Bugaled-Breizh »

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