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Publié par Philippe Poisson

 Uniformes n°286 jan/fév 2013 -
 Uniformes n°286 jan/fév 2013 -

Uniformes n°286 jan/fév 2013 -

HISTOIRE D’UNE UNITÉ COLLECTION Les Groupes Mobiles de Réserve 1941-1944 (1 re partie) TEXTE ET PHOTOS : Benoit Abbas Depuis des années, un nombre grandissant de collectionneurs s’intéresse aux mouvements de résistance et aux unités françaises de sécurité. Les GMR furent une de ces unités et bien souvent l’amalgame est fait entre ces fonctionnaires de police et la milice française. Il est vrai que le manque de littérature sur le sujet ne participe pas à réparer la méprise. Dans le but de donner une base solide, mais générique, nous avons regroupé de très nombreux documents de cette époque et nous vous en restituons une synthèse la plus juste possible. Bureau du Commandant du GMR « du Petit Thouars » de Nantes. Le fanion du Groupe est exposé sur le mur derrière le commandant. Un officier de Paix de la Police Urbaine, reconnaissable à ses galons sur fond bleu marine, est présent. Les conditions de l’armistice de 1940 sont drastiques pour l’État français. Les forces armées ne doivent pas dépasser 100 000 hommes. De fait, les effectifs de la Garde Républicaine Mobile, création de 1921, unité de la gendarmerie, vont être également touchés par les réductions de personnels. La nécessité de la mise sur pied d’une force mobile de maintien de l’ordre à caractère civil se fait dès lors ressentir. Un gardien de la paix des GMR en tenue de quartier avec son béret. On remarque le liseré bleu roi sur sa culotte de drap. En dehors de cette raison conjoncturelle, il existe également des problèmes plus profonds concernant le maintien de l’ordre en France depuis la fin du 19 e siècle. Lors de grands mouvements sociaux ou politiques, il était de coutume de faire donner la troupe afin de rétablir l’ordre public. La mise sous tutelle préfectorale, par voie de réquisition, de forces militaires s’exécutait de manière relativement fluide à Paris du fait de la répétition régulière de troubles nécessitant son intervention et des bonnes relations qu’entretenait le Préfet de Police avec les autorités militaires. En province, les choses furent parfois moins aisées car les différentes autorités militaires 14 UNIFORMES | COLLECTION

Un GMR motocycliste monte la garde. En plus de son arme individuelle il est équipé du mousqueton Berthier. En tant que motard, son casque est un modèle 35. Défilé du GMR « Navarre » à Pau. Vous noterez le FM 24/29 en position de tir sur la camionnette Citroën. et administratives étaient souvent jalouses de leurs prérogatives respectives. De plus, la première guerre mondiale a fortement rapproché la population des forces armées. Les autorités militaires rechignaient de plus en plus à déployer des unités de lignes afin de contrer les mouvements populaires. La création, par le décret-loi du 20 mai 1921, de la Garde Républicaine Mobile devait palier à une partie de ces problèmes. Cette arme sera rebaptisée « Garde » durant le conflit et rattachée organiquement, pour l’administration, à la cavalerie. A la Libération, elle sera rebaptisée « Gendarmerie Mobile ». L’absence d’une structure civile de réserve de personnel et de maintien de l’ordre reste une des problématiques à gérer par l’État Français. La création par la loi du 23 avril 1941 de la Police Nationale, y incluant les « Groupes Mobiles de Réserves » tente de répondre à cette problématique. L’objectif initial de la création de ces groupes est de pouvoir disposer d’une réserve opérationnelle de personnels au profit de la police urbaine, puis, les évènements s’enchaînant, les missions évoluèrent et nécessitèrent l’emploi d’unités constituées. La création et la composition des GMR Devant le besoin urgent d’encadrement et la nécessité de réaffectation de nombreux officiers et sous-officiers en congé d’armistice, le décret du 7 juillet 1941, portant sur l’organisation des services extérieurs de Police, organise leur reconversion dans les GMR. Initialement, les Allemands refusèrent la création de GMR pour la zone Nord. En septembre 1942, des mouvements sociaux graves perturbent le bassin houiller du nord de la France. Le gouvernement de Vichy craint une intervention allemande disproportionnée et une ingérence dans les missions qui lui sont dévolues par le traité d’armistice. Les autorités d’occupation autorisent finalement l’intervention d’un GMR dans cette région. Devant la réussite de la mission, ils acceptèrent la création de six, puis de dix-sept Groupes en zone Nord sauf dans les régions d’Alsace et de Lorraine, considérées comme territoires allemands. Jeune gardien de la paix portant le lion du modèle cousu, avec ses pattes de col brodées à francisque. Le Gouvernement de Vichy avait prévu la formation d’un total de 180 GMR. Finalement environ 70 GMR seront opérationnels à la fin du conflit. Il existait des GMR à pied et d’autres à cheval. Deux groupes furent même constitués avec des taches spécifiques : le Groupe de Spécial de Protection (GSP) chargé de la sécurité du président Laval et le Groupe Mixte Ministériel (appelé parfois Groupe Monté Ministériel) chargé de la protection des édifices officiels à Vichy. Réglementairement, un groupe à pied est généralement constitué d’un Commandant des gardiens de la paix, de deux Officiers de paix, de deux Brigadiers-chefs, de COLLECTION | UNIFORMES 15

Les Groupes Mobiles de Réserve 1941-1944

COLLECTION HISTOIRE D’UNE UNITÉ 32 UNIFORMES COLLECTION Les Groupes Mobiles de Réserve 1943-1944 (2 e partie suite d’Uniformes 286) La guerre fait rage depuis déjà presque 4 ans. L’illusion d’une « Révolution Nationale » Vichyste se dissipe dans l’opinion publique française. La dissolution de la zone libre, le Service du Travail Obligatoire (STO), l’amélioration et la fédération de mouvements de résistance ainsi que le durcissement de la répression des forces occupantes et collaborantes amènent un profond changement dans la physionomie du maintien de l’ordre en France en cette année 1943. Les policiers des GMR voient leurs missions et leurs équipements se modifier. La position attentiste que de nombreux policiers avaient adopté durant les premières années du conflit va basculer, d’un côté ou de l’autre, vers une participation active. L’arrivée de Joseph Darnand, chef de la milice, au secrétariat d’état au maintien de l’ordre en décembre 1943 fini par peser sur les missions fondamentales des GMR. Dans la dernière partie du conflit, de nombreux GMR furent déployés dans la lutte contre les maquis. De ces opérations effectuées avec des unités de la Garde ou de la milice, naquit une triste réputation de zèle et de collaborationnisme. Les uniformes sensiblement identiques entre toutes ces unités favorisent l’amalgame. Les GMR sont dissous le 08 décembre 1944. Le 08 décembre 1944 sont créées les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) en fusionnant les effectifs des GMR épurés et des résistants (issus des FRS, FTP etc...). Organisation des GMR Comme nous l’avons abordé dans la première partie, le nombre de groupes GMR opérationnels en fin de conflit est proche de 70. L’incertitude sur le nombre exact provient du fait que la création d’un grand nombre de ces nouveaux groupes a été entérinée par les autorités mais jamais réalisé du fait de la libération. L’ensemble du territoire national métropolitain est couvert par ces unités. La qualité, l’équipement et l’engagement politique de ces groupes restent cependant très disparates. Certains Ce gardien de la paix des GMR porte la tenue d’opération modèle 1941 commune à la Milice, la Garde et l’armée d’armistice. Il est coiffé du casque modèle 26 avec l’écu à francisque de la Police Nationale. Son ceinturon est le modèle à un ardillon. TEXTE ET PHOTOS : Benoit Abbas Sur ce cliché de photographe, ce gardien de la Paix nous montre obligeamment ses pattes de col brodées prévues pour cette tenue. groupes, sous l’impulsion de leurs officiers, sont farouchement collaborationnistes, d’autres sont nettement gaulliste. Mais la majorité des effectifs cultive une position plus nuancée qui permettra à de nombreux GMR de ne pas être inquiétés par les commissions d’épuration à la fin de la guerre. Missions des GMR Alors que les missions initiales restent d’actualité, les GMR se voient confier de nouvelles attributions.

Cette photo de la 4 e section du GMR « Navarre », prise en Haute Savoie en 1944, nous permet de détailler l’armement hétéroclite de l’unité. Nous constatons la présence de mitrailleuses Hotchkiss, de mousquetons Berthier 92M16, de Pistolets-mitrailleur STEN, Thompson M1928 et UD M42. Il est à remarquer le blouson en cuir porté par le gradé au milieu du groupe. Leurs missions sont toujours variées mais elles évoluent vers une militarisation des objectifs à atteindre. En plus des classiques surveillances de voies de communication, de dépôts de matériels et de camps de réfugiés ou de prisonniers, on leur confie les missions suivantes : Sécurisation des convois de travailleurs du STO et même des convois de déportés (en collaboration avec la gendarmerie) jusqu’à la remise aux unités allemandes. Recherche et neutralisation des « terroristes » dans les zones rurales. On se souviendra de la réduction du maquis des Glières et de la mort du Lieutenant Morel lors d’un accrochage avec le GMR « Aquitaine ». Il nous apparaît intéressant de vous préciser que de nombreux accords locaux de non-agression avec les groupes de résistance et les GMR eurent lieu, ce qui évita de nombreux bains de sang fratricide. Les marques de Grades Les marques de grades, après la promulgation d’un décret en mai 1944, apparaissent aux bas des manches. Pour les gardiens et les sous-brigadiers, des chevrons à la manière des gendarmes et pour les gradés et les officiers des barres horizontales identiques à l’armée. Les appellations restent inchangées. Les insignes de Groupe La quasi-totalité des groupes ont fait fabriquer leur insigne respectif. La forme la plus courante est l’écu : Les fabrications et dimensions sont variables et le sujet constitue à lui seul une thématique de collection. Les gradés et Gardiens de la Paix portent l’insigne épinglé sur la poitrine droite. Les coiffures Aucun modèle de coiffure nouveau n’est introduit par rapport au début du conflit. Les GMR portent toujours le béret, le képi, Groupe de GMR en Savoie lors d’une patrouille. Ils portent la toile de tente modèle 1935 en bandoulière. On aperçoit un Thompson M28, un FM 24-29 et des mousquetons Berthier 92 M 16. le calot et le casque modèle 26 au gré des missions. La tenue de déplacement et d’opération Durant l’année 1943 et devant l’évolution des missions qui se concentrent sur la lutte antipartisane, les GMR sont doté de Vue de dos. Nous remarquons les passants de porte-ceinturon en toile de fond et les plis d’aisance de la veste. COLLECTION UNIFORMES 33

Les Groupes Mobiles de Réserve 1941-1944

HISTOIRE D’UNE UNITÉ COLLECTION douze Brigadiers et de cent quatre vingt neuf Gardiens dont un comptable et deux secrétaires. Au total, les effectifs initiaux des GMR prévus par la loi du 23 avril 1941 était fixés pour la zone Sud à : 32 Commandants de Gardiens de la Paix, 126 Officiers de Paix, 126 Brigadierschefs, 504 Brigadiers, 6 048 Gardiens de la Paix, 32 Brigadiers comptables, 63 Gardiens de la Paix secrétaires soit un effectif total de 6 931 fonctionnaires de police. Missions des GMR Comme nous l’avons vu, la mission initiale lors de la création des GMR est d’être une réserve générale d’effectifs pour la Police Nationale. De fait, ils étaient une force de police mobile et pouvaient être mis à la disposition des corps urbains de police. En 1942, devant l’utilisation indue de ces effectifs, utilisés souvent pour effectuer les tâches ingrates des commissariats de police urbaine, ils durent être obligatoirement utilisés en unité constituée et placé sous les ordres du Préfet. Hormis le Préfet, les GMR ne recevaient d’ordres que de la part de leurs chefs GMR directs. Ils ne pouvaient être déployés que sur ordre des autorités administratives : Soit le Secrétaire d’État à l’Intérieur, Soit le Secrétaire Général au Maintien de l’Ordre, Soit le Directeur Général de la Police Nationale, Soit les Préfets Régionaux ou Départementaux, Leurs attributions de Police ne pouvaient s’effectuer que dans le ressort de leur région administrative d’affectation. Mais ils furent déployés sur l’ensemble du territoire national métropolitain. Leurs missions sont variées et ont évolué durant le conflit. Durant la première partie du conflit, en plus de la réserve générale de personnels, ils participaient au maintien et, éventuellement, au rétablissement de l’ordre public soit en renforçant l’action des autres forces de l’ordre (corps urbains ou gendarmerie), soit en suppléant leur absence. Sans être exhaustif, ils pouvaient également : Participer à des opérations de police de la route ou au jalonnement lors de manifestation festive. Garder les voies de communication (écluses, voies ferrées, etc.), les dépôts de matériels de l’Armée sous scellés, les camps de réfugiés ou de prisonniers. Uniformes des GMR Les uniformes des GMR ont évolué en adéquation à leur mission. A leur création, ils portent la tenue adoptée par les corps urbains de la Police Nationale (Décret du 07 juillet 1941, JO du 15 juillet 1941) avec l’adjonction d’un insigne argenté rond sur le bras gauche représentant un lion et le numéro d’ordre du GMR au sein de la région et le numéro de la région administrative en chiffre romains en cannetille. Les Grades Les grades et appellations sont identiques au reste de la Police Nationale. L’on retrouve dans l’organisation des GMR les grades de : Plaque de poitrine d’officier de police. Une section de GMR pose avec son officier. Les larges bandes bleu roi sont bien visibles sur sa culotte. Hormis les gradés, les personnels ne portent pas de pattes de col. Ces hommes du GMR « Aquitaine » portent le blouson de cuir de la tenue de campagne. Pour le corps des commissaires : Inspecteur Général des services de police, Contrôleur général des services de police, Commissaire Divisionnaire, Commissaire principal de 3 e à 1 re classe, Commissaire de police de 4 e à 1 re Classe Pour le corps des Commandants des gardiens de la paix : des Commandant de 4 e à 1 re classe et principaux de 2 e à 1 re classe. Pour les gradés et gardiens : Brigadierchef de 2 e à 1 re classe, Brigadier de 2 e à 1 re classe, sous-brigadier (loi du 15 novembre 1943) et gardien de la paix Les Marques de Grades Les marques de grades sont identiques au reste de la Police Nationale. Les gradés portent leur marque de grade au bas des manches. Un galon fond or liseré rouge pour les Brigadiers de Police et fond argent liseré rouge pour les Brigadier-chefs de Police. De plus, leurs pattes de col représentent une petite feuille d’acanthe de style corinthien. Pour les Commissaires et les Commandants de Gardiens de la Paix, les insignes de grades sur fond bleu roi sont cousus verticalement sur le bas des manches. Les Commissaires portent une barrette de grade sur la poitrine en cannetille argenté sur fond bleu roi. Une plaque métallique est portée sur la poitrine sur la poche droite par tous les officiers de la Police Nationale (nickelée ou argentée). Elles sont matriculées et fabriquée par Fraisse-Demey. Les Commandants des Gardiens de la Paix portent un bâton de commandement en ébène avec pommeau en argent. Cet objet de très belle facture arbore une francisque sur le pommeau et un lion de GMR sur le corps. Les insignes de Groupe La quasi-totalité des groupes ont fait fabriquer leur insigne respectif. La forme la plus courante est l’écu : Les fabrications et dimensions sont variables et le sujet constitue à lui seul une thématique de collection. Les Gradés et Gardiens de la Paix portent l’insigne épinglé sur la poitrine droite. Les coiffures La coiffure courante au quartier ou en maintien de l’ordre est le béret basque. Il est réglementairement d’achat privé puisque que toute nouvelle recrue devait se présenter au service avec cet effet, entre autre. Il 16 UNIFORMES | COLLECTION

Notre GMR, équipé de son mousqueton Berthier mod92M16, porte le casque mod26 réglementaire. Détail du liseré « bleu roi » sur la culotte de police et étiquette cartonnée du fabriquant. Notre exemplaire est daté du 29 mai 1942. est porté avec ou sans insigne métallique du modèle prévu pour le képi. Pour les Gardiens de la Paix, le képi modèle 1935 est la coiffure portée en service, hors du cantonnement. Il est fabriqué en drap de fond bleu marine, un liseré argent est présent au sommet de la coiffe puis le galon du porteur. La jugulaire est en cuir noir pour les Gardiens de la Paix et en ruban métallisé argent ou doré pour les gradés. Les visières sont en cuir noir avec jonc en cuir ou en mica noir. L’insigne général de la police nationale y est apposé. Il s’agit du blason bleu blanc rouge avec la francisque. Il existe pour les troupes montées un bonnet de police très semblable au modèle 1918 de gendarmerie. La partie inférieure est bleu marine et la partie supérieure est bleu roi avec un galon « d’élite ». Les Commissaires et les Commandants des Gardiens de la Paix portent la casquette. Elle est en drap de laine bleu marine ou noire (ou en gabardine pour les plus gradés). Elle comporte un bandeau de fond bleu roi avec des feuilles d’acanthe. Casque de police Modèle 26 avec l’insigne à francisque, modèle en aluminium peint. COLLECTION | UNIFORMES 17

Les Groupes Mobiles de Réserve 1941-1944

HISTOIRE D’UNE UNITÉ COLLECTION Un Gardien de la Paix des GMR en tenue de campagne modèle 1941. Les galons sont cousus sur le bas des manches conformément au règlement de 1944. Notre gardien a cousu des boutons « Police » sur sa vareuse. LES GMR CONTRE LE MAQUIS DES GLIÈRES Les combats du maquis des Glières restent dans notre histoire contemporaine comme l’un des hauts faits de la résistance française et sont le symbole de la confrontation franco-française sur le territoire national. Devant le nombre croissant d’actes de « terrorisme » de la part des maquisards, environ 175 actions sont enregistrées en octobre et novembre 1943, le gouvernement de Vichy décide de nommer un nouveau préfet, le général Marion, et un nouvel intendant de police, le colonel de gendarmerie Lelong. Leur mission est de rétablir l’ordre au plus vite. Les Allemands ont fixé un ultimatum aux autorités françaises. Pour le 12 mars 1944, la Haute-Savoie doit être sous contrôle sinon ils s’en chargeront. En janvier 1944, 13 escadrons de la Garde (future Gendarmerie mobile), 19 pelotons de la gendarmerie départementale et les GMR Bretagne de Rennes, Forez de St-Étienne et Aquitaine de Toulouse sont déployés en Haute Savoie. La milice n’est pas en reste, elle envoie de son côté environ 700 hommes sous le commandement de Jean de Vaugelas. Le maquis est constitué d’environ 450 combattants principalement membres de l’AS (Armée Secrète), de FTP (Francstireurs Partisans) et de quelques républicains espagnols. Ce maquis est commandé par l’énergique lieutenant saint-cyrien (promotion Maréchal Lyautey 1935-37) Théodose Morel dit Tom. L’intendant de police Lelong jugeant l’action de la Garde peu efficace la remplace par le GMR Aquitaine commandé par le lieutenant Couret, commandant par intérim du GMR Aquitaine. Ce groupe est arrivé sur Entremont et St Jean de Sixt les 13 et 14 février. Le commandant titulaire du GMR, Grégoire Lefebvre, est au chevet de son fils qui décèdera le 16 février. Il rejoindra son unité entre le 3 et 7 mars. Entre temps, le lieutenant Couret a renouvelé les accords de non-agression initialement conclus avec la Garde. Le 1er mars, le lieutenant commandant la 2ème section du GMR, basé à St Jean de Sixt rompt ces accords et capture l’infirmier de l’AS, Michel Fournier puis le livre à la milice d’Annecy. La réaction est rapide de la part de Tom Morel, les GMR ont trahi. Il monte un coup de main contre les GMR de Patte de collet de police avec francisque et feuilles d’acanthe. Le bandeau est orné d’une broderie en cannetille en « dent de requin ». L’insigne est brodé en cannetille sur un support en drap. Il représente la francisque et des feuilles de laurier. La jugulaire est en fil d’aluminium argenté. Les motocyclistes sont dotés du casque modèle 35 pour les troupes motorisées. Il est peint en noir ou en bleu nuit. Les motards du Groupe Spécial de Protection portent le casque motocycliste modèle 33, ou 33/41 (identique au modèle des gendarmes) avec l’insigne spécifique à la police nationale. Le casque généralement utilisé est le modèle 1926 de couleur bleu marine parfois noire. Il s’agit souvent de casque militaire repeint, cimier compris. Il est à noter que les unités équestres portent toujours le casque en service monté. L’insigne est l’écu à la francisque La tenue de service Pour les gradés et gardiens, la veste est fabriquée en drap de laine bleu marine Boutons d’uniforme de la Police Nationale sous Vichy. voire parfois noire (suivant le fabriquant). Le col est de type aiglon. Les pattes de col portent les numéros matricules sur fond bleu marine pour les Gardiens de la Paix et un feuille d’acanthe pour les gradés sur fond bleu roi. A partir de 1944 ces matricules seront remplacés par la francisque brodée en fil blanc sur fond bleu marine. Cependant de très nombreuses photos d’époque montrent que le port de patte de col est loin d’être systématique. La veste à quatre poches, les poches supérieures ferment par un bouton alors que les poches inférieures ne sont pas boutonnées. La veste comporte neuf boutons (parfois huit, suivant la taille), des pattes d’épaule et deux crochets porte-ceinturon. Certains effets portent des cachets de réception et d’autres seulement des étiquettes de tailleurs. Pour les Commissaires et les Commandants de Gardiens de la Paix, la veste (Référencée dans le décret comme « étant du modèle précédemment introduit pour les forces armées » ) est fabriquée en drap de laine ou en gabardine noire (parfois 18 UNIFORMES | COLLECTION

St Jean de Sixt. Le 3 mars à 3 heures, la section du lieutenant de l’AS « Humbert » encercle le village et capture les GMR. Humbert, par téléphone, négocie avec Lelong la libération de Fournier. Lelong accepte, Humbert quitte le village, mais Lelong revient sur sa parole et recapture Fournier. Le 7 mars, agissant toujours à l’encontre des accords de non-agression, le même lieutenant commandant la 2 e section du GMR, capture cinq jeunes qui rejoignaient le maquis. Morel envoie un émissaire voir le commandant Lefebvre, ce dernier refuse de le rencontrer mais lui confirme les arrangements. Le refus de Lefebvre et les actions du 1er et du 07 mars finir de convaincre Tom Morel de la mauvaise foi des officiers du GMR. Il décide d’une action de combat contre l’état-major du Groupe. Le 10 mars 1944, une centaine de maquisards conduit par Tom Morel donnent l’assaut sur Entremont. Parfois, même les plans les mieux préparés n’intègre pas la fatalité. Un chien se met à aboyer de manière intempestive et réveille tout le village. L’approche des maquisards est détectée et des échanges de coups de feu fusent. Morel emporte la localité. Il se rend à l’hôtel de France où se trouve le commandant Lefebvre. Tom Morel dit à Lefebvre qu’il est un traître et qu’il le fait prisonnier. Lefebvre refuse et sort de ses leggings un pistolet 6,35 et tire à bout portant dans la poitrine de Tom Morel qui tombe mortellement touché. Un maquisard armé d’un FM Bren rafale et abat Lefebvre. L’unique lampe est détruite durant ce tir. L’obscurité accroît la confusion, les GMR, désarmés se terrent. D’autres maquisards rafalent avec leur Sten. La fusillade ne dura que deux minutes mais l’on dénombrera deux morts chez les maquisards et de nombreux blessés dont cinq GMR. Une soixantaine de GMR furent emmenés sur le plateau en tant que prisonniers. Le colonel Lelong, devant le manque de combativité des GMR, demande à de Vaugelas et à ses miliciens de les relever. Les Allemands décident d’intervenir et envoient la 157ème division d’infanterie de montagne forte de près de 4 000 soldats sous le commandement du général Pflaum et soutenue par un détachement de la Luftwaffe. C’est le début de l’opération « Hoch Savoyen ». Le 24 mars l’artillerie allemande commence ses tirs de réglage. Le 26 mars, à 8 heures du matin, quatre bataillons d’infanterie de montagne allemands et environ 1 200 miliciens donnent l’assaut. Vers 22 heures, le capitaine Anjot, successeur de Morel, donne l’ordre de la dispersion. Au petit matin du 27 mars, le plateau est vide, hormis quelques blessés. Plus de 120 maquisards perdront la Le lieutenant Tom Morel vie dans ces combats et dans la répression des jours qui suivirent. Les GMR acquérirent à jamais, dans ces combats fratricides, leur sombre réputation. bleu marine). Le col est ouvert. Les pattes de col portent la francisque brodée en cannetille, le tout sur fond bleu roi. La veste a quatre poches plaquées à un soufflet et fermant par un bouton. La veste comporte quatre boutons, des pattes d’épaule et deux crochets porte-ceinturon. Les GMR portent généralement une culotte de cheval, proche du modèle 22 de l’armée pour les troupes montées militaires, avec passepoil bleu roi. Les pantalons droits ont également un passepoil bleu roi. Les Commissaires et les Commandants des Gardiens sont dotés d’un pantalon droit avec deux larges bandes bleu roi mais le port de la culotte de cheval est préféré lors des déploiements opérationnels. La capote est de deux types. Soit du modèle 1933 avec col aiglon soit avec un col rotonde. Les brodequins montants sont noirs en cuir lisse avec une semelle lisse en cuir. Ils peuvent porter des cachets de réception à l’encre ou des tampons secs dans le cuir de la semelle. Les achats personnels sur la masse d’habillement restent très courants. Des guêtres en cuir noir complètent la tenue. L’armement En armes de poing, l’on retrouve généralement, les revolvers d’ordonnance 1873 et 1892 ainsi que les pistolets automatiques Ruby, MAB et PA 35S (des pistolets automatiques de calibres 6,35 et 7,65 d’autres types de diverses provenances furent également utilisés). En armes d’épaule, l’on retrouve principalement des mousquetons Berthier 1892 modifié 16, des Lebel 1886, des Mas 36, des fusils de chasse et des pistolets- Mitrailleurs Mas 38. Il est à noter que les GMR à cheval sont dotés de sabre de cavalerie légère modèle 1822. L’équipement Les ceinturons en cuir noir à baudrier sont de deux modèles. Soit à un ardillon Visualisez les actualités d’époque sur les GMR grâce à ce flashcode Pour décoder son contenu, vous aurez besoin d’un simple smartphone et d’un lecteur de flashcodes. Lancez l’application sur votre smartphone et pointez le flashcode qui vous intéresse. Votre mobile le décode automatiquement et vous affiche son contenu. (modèle adopté également avant-guerre par la Préfecture de Police de Paris) soit à double ardillons avec rivets de sécurité, ce dernier modèle introduit fut utilisé, avec l’évolution des matériaux et des modes de fabrications, jusqu’à l’adoption de la tenue actuelle de la police nationale en 2006. Les étuis de pistolets sont de modèle assez variable du fait de la diversité de l’armement. Pour les pistolets automatiques, ils comportent généralement un rabat en cuir et ferment à l’aide d’une pattelette. Ils sont toujours portés à gauche pour les GMR. À suivre... Bibliographie : Histoire de la police, Gilles Carrot, 1992 Le maintien de l’ordre au XX e siècle, Gilles Carrot, 1991 ABC du gardien de la Paix, J.Blandin, 1941 Les armes de la police nationale, M. Malherbe, 1983 Policiers Perdus, Yves Mathieu 2009 Les insignes des GMR, Jean-Pierre Baux Lion de bras de GMR Remerciements : Laurent Berrafato pour sa patience, Yannick Boyer, Benoît Dellis et J-P Baux pour leur aide active. COLLECTION | UNIFORMES 19

Les Groupes Mobiles de Réserve 1941-1944

COLLECTION HISTOIRE D’UNE UNITÉ 32 UNIFORMES COLLECTION Les Groupes Mobiles de Réserve 1943-1944 (2 e partie suite d’Uniformes 286) La guerre fait rage depuis déjà presque 4 ans. L’illusion d’une « Révolution Nationale » Vichyste se dissipe dans l’opinion publique française. La dissolution de la zone libre, le Service du Travail Obligatoire (STO), l’amélioration et la fédération de mouvements de résistance ainsi que le durcissement de la répression des forces occupantes et collaborantes amènent un profond changement dans la physionomie du maintien de l’ordre en France en cette année 1943. Les policiers des GMR voient leurs missions et leurs équipements se modifier. La position attentiste que de nombreux policiers avaient adopté durant les premières années du conflit va basculer, d’un côté ou de l’autre, vers une participation active. L’arrivée de Joseph Darnand, chef de la milice, au secrétariat d’état au maintien de l’ordre en décembre 1943 fini par peser sur les missions fondamentales des GMR. Dans la dernière partie du conflit, de nombreux GMR furent déployés dans la lutte contre les maquis. De ces opérations effectuées avec des unités de la Garde ou de la milice, naquit une triste réputation de zèle et de collaborationnisme. Les uniformes sensiblement identiques entre toutes ces unités favorisent l’amalgame. Les GMR sont dissous le 08 décembre 1944. Le 08 décembre 1944 sont créées les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) en fusionnant les effectifs des GMR épurés et des résistants (issus des FRS, FTP etc...). Organisation des GMR Comme nous l’avons abordé dans la première partie, le nombre de groupes GMR opérationnels en fin de conflit est proche de 70. L’incertitude sur le nombre exact provient du fait que la création d’un grand nombre de ces nouveaux groupes a été entérinée par les autorités mais jamais réalisé du fait de la libération. L’ensemble du territoire national métropolitain est couvert par ces unités. La qualité, l’équipement et l’engagement politique de ces groupes restent cependant très disparates. Certains Ce gardien de la paix des GMR porte la tenue d’opération modèle 1941 commune à la Milice, la Garde et l’armée d’armistice. Il est coiffé du casque modèle 26 avec l’écu à francisque de la Police Nationale. Son ceinturon est le modèle à un ardillon. TEXTE ET PHOTOS : Benoit Abbas Sur ce cliché de photographe, ce gardien de la Paix nous montre obligeamment ses pattes de col brodées prévues pour cette tenue. groupes, sous l’impulsion de leurs officiers, sont farouchement collaborationnistes, d’autres sont nettement gaulliste. Mais la majorité des effectifs cultive une position plus nuancée qui permettra à de nombreux GMR de ne pas être inquiétés par les commissions d’épuration à la fin de la guerre. Missions des GMR Alors que les missions initiales restent d’actualité, les GMR se voient confier de nouvelles attributions.

Cette photo de la 4 e section du GMR « Navarre », prise en Haute Savoie en 1944, nous permet de détailler l’armement hétéroclite de l’unité. Nous constatons la présence de mitrailleuses Hotchkiss, de mousquetons Berthier 92M16, de Pistolets-mitrailleur STEN, Thompson M1928 et UD M42. Il est à remarquer le blouson en cuir porté par le gradé au milieu du groupe. Leurs missions sont toujours variées mais elles évoluent vers une militarisation des objectifs à atteindre. En plus des classiques surveillances de voies de communication, de dépôts de matériels et de camps de réfugiés ou de prisonniers, on leur confie les missions suivantes : Sécurisation des convois de travailleurs du STO et même des convois de déportés (en collaboration avec la gendarmerie) jusqu’à la remise aux unités allemandes. Recherche et neutralisation des « terroristes » dans les zones rurales. On se souviendra de la réduction du maquis des Glières et de la mort du Lieutenant Morel lors d’un accrochage avec le GMR « Aquitaine ». Il nous apparaît intéressant de vous préciser que de nombreux accords locaux de non-agression avec les groupes de résistance et les GMR eurent lieu, ce qui évita de nombreux bains de sang fratricide. Les marques de Grades Les marques de grades, après la promulgation d’un décret en mai 1944, apparaissent aux bas des manches. Pour les gardiens et les sous-brigadiers, des chevrons à la manière des gendarmes et pour les gradés et les officiers des barres horizontales identiques à l’armée. Les appellations restent inchangées. Les insignes de Groupe La quasi-totalité des groupes ont fait fabriquer leur insigne respectif. La forme la plus courante est l’écu : Les fabrications et dimensions sont variables et le sujet constitue à lui seul une thématique de collection. Les gradés et Gardiens de la Paix portent l’insigne épinglé sur la poitrine droite. Les coiffures Aucun modèle de coiffure nouveau n’est introduit par rapport au début du conflit. Les GMR portent toujours le béret, le képi, Groupe de GMR en Savoie lors d’une patrouille. Ils portent la toile de tente modèle 1935 en bandoulière. On aperçoit un Thompson M28, un FM 24-29 et des mousquetons Berthier 92 M 16. le calot et le casque modèle 26 au gré des missions. La tenue de déplacement et d’opération Durant l’année 1943 et devant l’évolution des missions qui se concentrent sur la lutte antipartisane, les GMR sont doté de Vue de dos. Nous remarquons les passants de porte-ceinturon en toile de fond et les plis d’aisance de la veste. COLLECTION UNIFORMES 33

Les Groupes Mobiles de Réserve 1941-1944
Les Groupes Mobiles de Réserve 1941-1944

COLLECTION HISTOIRE D’UNE UNITÉ Gardien portant le blouson de cuir des chantiers de jeunesse et équipé du mousqueton Berthier 34 UNIFORMES COLLECTION Pris sur le vif, ce cliché nous permet de voir un GMR blessé lors des combats de la réduction du Maquis des Glières. la tenue introduite pour l’armée d’armistice, la tenue modèle 1941. Il est à noter que tous les groupes n’en sont pas dotés. La dotation ira en priorité pour les groupes ayant une activité opérationnelle orientée vers les opérations militarisées. Elle se compose comme suit : – Une vareuse kaki-moutarde comportant un col ouvert en pointe caractéristique, deux poches pectorales à soufflets, deux poches de hanches plates et ferme par quatre boutons. Les bas de manches ferment avec deux boutons. Sur les épaules la veste a des attentes pour des épaulettes. Enfin, elle comporte deux pattes de maintien pour le ceinturon fermant avec un bouton. Dans le haut du dos un empiècement est taillé en deux accolades, ouvrant chacune sur un pli creux d’aisance. La martingale est cousue à demeure sur 4 cm de large, au niveau des reins. Fente d’aisance sur la chute de rein en dessous de la martingale. L’ensemble de la veste est doublé en toile de coton blanc. Enfin elle présente deux poches intérieures de poitrines, fermées par rabats boutonnés. Les pattes de col portés sur cette tenue représentent la francisque et sont fabriquées en fil de coton blanc sur fond de drap bleu marine ou noir. Cette petite photo souvenir de la 3 e section de « Navarre » nous permet de remarquer le port de la culotte mastic et des bandes molletières, à l’instar des officiers de l’armée, du cadre au centre de son unité.

En patrouille dans la montagne, ces GMR portent les guêtres mod41 leur évitant d’avoir le bas du pantalon mouillé par la neige. – Une chemise en coton, de couleur intermédiaire entre le kaki et le vert olive. Cette chemise est fermée par cinq boutons de couleur mate et munie de poches pectorales. Les pattes de col sont maintenues par un bouton. – Un blouson en cuir marron ou noir du modèle identique à celui des chantiers de jeunesse. – Un pantalon droit de couleur similaire à la vareuse. Ce pantalon est muni de poches latérales grandes et profondes. Il est doublé avec un drap de coton blanc. – Des chaussures montantes de couleur marron remontant au-dessus de la cheville et pourvues de lacets. – Des guêtres en cuir marron dont une partie se rabat sur l’autre et est maintenu par un sanglon en cuir au dessus et par une petite patte métallique s’insérant dans la partie inférieure. Uniformes des GMR Les uniformes des GMR ont évolués en adéquation avec leur mission. L’uniforme de service général reste la tenue bleue mais une tenue d’opération et de déplacement est introduite. La tenue bleue est portée pour les missions de police classique et en tenue de ville. L’armement. Outre l’armement déjà décrit dans la première partie sur les GMR, la militarisation des missions oblige les GMR à s’équiper de manière adéquate. Les autorités allemandes autorisent l’utilisation des armes automatiques. De très nombreuses armes de prise, dont des pistolets-mitrailleurs Thomson, Ud 42, Lanchester ou Sten, sont utilisées. L’armement collectif est constitué de fusils mitrailleurs 24/29, de mitrailleuse Hotchkiss et parfois de mortier de 70.., L’équipement L’équipement reste inchangé par rapport au début du conflit. Nous notons toutefois que du matériel adapté à la vie en campagne est attribué. Il s’agit de matériel d’origine militaire (Toile de tente, gamelle, gourde du modèle 1935 etc... Les bourgerons (tenue de corvée) sont d’origine militaire. Il a également été observé pour ces mêmes tenues des uniformes en drap modèle 22 de l’armée. Conclusion Les informations concernant les GMR sont encore parcellaires et, suivant les sources, assez partisanes. Il reste néanmoins que l’histoire de la Police Nationale s’est enrichie de manière substantielle des missions de Ces hommes. Bibliographie : Notice Provisoire de Vie intérieure des GMR, Lavauzelle, 1944 Additif à la notice de présentation des GMR, tenue de déplacement et d’opération, Lavauzelle, 1944 Histoire de la police, Gilles Carrot, 1992 Le maintien de l’ordre au XXème siècle, Gilles Carrot, 1991 ABC du gardien de la Paix, J.Blandin, 1941 Les armes de la police nationale, M Malherbe, 1983 Policiers Perdus, Yves Mathieu 2009 Les insignes des GMR, Jean-Pierre Baux Remerciements : Benoît Dellis pour sa patience, J-P Baux et Pierre Bodin pour le prêt des photos. ERRATUM Lors de la rédaction de la première partie de l’article, paru dans Uniformes N°286, une erreur de fond s’est glissée. En effet, nous abordons et présentons le corps des commissaires et celui des inspecteurs, or un amalgame avec les corps urbains a été fait. Les commissaires de Police n’apparaîtront que chez les CRS et il n’y a jamais eu d’inspecteur dans les GMR. Les Policiers des GMR furent commandés par des personnels issus du corps des commandants de gardiens de la paix. Nous vous prions de nous excuser pour cette erreur. 304. Vue de dos avec le blouson. COLLECTION UNIFORMES 35

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