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Publié par Philippe Poisson

 Château d'Amboise  : la tour cavalière des Minimes utilisée comme prison

La semaine dernière, le directeur du château d'Amboise, Jean-Louis Sureau, nous a fait visiter la tour des Heurtault avec ses culs-de-lampe pittoresques. Cette semaine, il nous entraîne dans sa jumelle, la tour des Minimes, qui, elle, est réellement inaccessible pour les visiteurs habituels.

Rappelons que ces deux tours sont dites cavalières, car, lors de l'extension du château par Charles VIII, elles avaient été conçues pour servir de porte d'accès aux chevaux et attelages depuis la ville basse. Leur ventre rebondi abrite une rampe hélicoïdale en pente douce que les chevaux peuvent facilement emprunter.  Dans la tour des Minimes, pas de sculptures pittoresques, mais des graffitis gravés sur les murs par des détenus. En effet, durant de longues périodes, la tour servit de prison pour les gentilshommes étrangers faits prisonniers lors des guerres menées par le roi de France. Jean-Louis Sureau pointe le doigt vers un damier gravé dans la paroi. Plus loin, des centaines de traits marquent le nombre de jours passés dans la tour par un autre détenu. Un autre graffiti fait savoir que son auteur, originaire du canton de Berne, a été fait prisonnier à Bruxelles.

Jean-Louis Sureau tient encore à nous montrer le noyau central de la tour des Minimes dévoilant la technique architecturale qui emprunte à celle des cathédrales.

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