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Publié par Philippe Poisson

Lapize : celui-là était un as - Dossier réactualisé 29 juin 2015

Au début des années cinquante, mon frère (Louison) et moi résidions dans la banlieue est de Paris. À chacun de nos entraînements, nous passions devant le Café Lapize à Villiers-sur-Marne. Ce Lapize nous poursuivait partout. Il n'y avait pas, à cette époque, d'autres courroies de cale-pied que celles signées Lapize. Il y avait sur le circuit automobile de Montlhéry cette sacrée côte Lapize qui forçait la décision de toutes les courses qui s'y déroulaient. À Villiers-sur-Marne, Octave Lapize n'était plus dans le café. Nous savions qu'il était mort à la guerre, celle de 14-18. On disait même qu'il était mort en héros. Le Café Lapize était la propriété du père du champion. Un jour, j'ai franchi la tonnelle qui donnait accès à la grande salle du café. J'ai vu Octave Lapize, le champion, dans un grand tableau accroché au mur, un pastel qui le représentait, superbe, dans son maillot de champion de France. J'avais devant moi le portrait d'un homme de classe, d'un seigneur. Sous le portrait, on pouvait lire: "Vainqueur du Tour de France, de Paris-Roubaix (3 fois), de Paris-Bruxelles (3 fois)". Pendant cinquante ans, j'ai toujours pensé à Octave Lapize. Un jour, j'ai décidé de retrouver sa trace pour raconter sa vie. Grâce à lui, j'ai connu les plus riches heures du sport cycliste, celles du début du XXe siècle. Les années Lapize. Jean Bobet.

Lapize : celui-là était un as

Auteur(s) : Jean Bobet

Édition : La Table ronde

Date de parution : 03/04/2003

Pour sa première apparition dans le Tour de France cycliste de 1909, Octave Lapize a étalé un véritable courage. Dans Roubaix-Metz, du sable projeté par la roue arrière s'était introduit entre la selle et la peau du coureur dont la chair fut vite mise à vif.

 

Dès les premiers kilomètres de Metz-Belfort, Lapize soufrait terriblement et il arriva épuisé à Nancy où il alla acheter dans un magasin de confection un complet veston et un pantalon qu'il revêtit, se fit administrer des piqûres de cocaïne et repartit. Il retourna son guidon et termina en touriste à Belfort.

 

Vainqueur du Tour de France cycliste en 1915, il restera le meilleur cycliste de l'avant guerre 14-18.

 

Mort au champ d'honneur en 1915. - Ph.P.

 

Pour Henri Pélissier, Octave Lapize était un épouvantail, un phénomène de la petite-reine.  Selon Paul Espeit, celui que l’on surnomme le Frisé était « le plus grand des coureurs dont on a le moins parlé ». Et il est vrai que malgré ses nombreux exploits retentissants et exceptionnels, Tatave n’avait pas eu la reconnaissance méritée de ses qualités. Pourquoi cette attitude envers ce héros de guerre, mort durant la première guerre mondiale ? Un ensemble de choix de carrière peuvent l’expliquer...

 

Le courage d'Octave Lapize dit "le Frisé" - Le blog de ...

L'oublié Lapize | Histoire et Légende du cyclisme

Octave LAPIZE - Janine TISSOT - Fdaf

Octave Lapize - Wikipedia, the free encyclopedia

Octave Lapize - Vidéo Dailymotion

Octave Lapize video - Tunesbaby.com

Les grands cols du Tour de France | ARTE

Octave Lapize, a dapper man of the Belle Époque / Octave Lapize in 1910 /
Octave Lapize, a dapper man of the Belle Époque / Octave Lapize in 1910 /
Octave Lapize, a dapper man of the Belle Époque / Octave Lapize in 1910 /

Octave Lapize, a dapper man of the Belle Époque / Octave Lapize in 1910 /

Dans l'armée de l'air depuis 1915, Lapize devint pilote, puis moniteur au centre d'Avord près de Bourges. Il rejoindra le front en février 1917 à Bar-le-Duc, affecté à la N504, puis à la N203 et enfin à la N90 à Toul où son escadrille, commandée par le lieutenant Pierre Weiss, arborait un emblème particulier au profil de coq chantant. Le sergent Lapize, cité à l'ordre du corps d'armée pour avoir dégagé un avion en péril, mit hors de combat un avion ennemi le 28 juin 1917, mais au petit matin du 14 juillet, il affronta un biplan allemand effectuant un réglage d'artillerie au-dessus du bois de Mort-Mare (commune de Flirey en Meurthe-et-Moselle située entre Toul et Pont-à-Mousson). Le combat s'engagea à 4 500 m d'altitude et, selon un témoin de la scène, son avion, frappé par une rafale de son adversaire, partit en vrille et alla s'écraser à 8 km des lignes, peut-être vers Noviant-aux-Prés. D'après la citation, publiée le 17 juillet à l'ordre de la 8e armée et signée de Pétain, Octave Lapize aurait affronté deux adversaires. Les archives de l'Armée notent son décès à l'hôpital GAMA de Toul où il fut enterré au cimetière militaire le 17 juillet en présence de son père et de l'un des as de l'aviation française Maurice Boyau. Sur demande de sa famille, ses restes furent transportés en novembre 1917 au cimetière de Villiers-sur-Marne où son souvenir s'est perpétué et où il y a un stade Octave Lapize. Un autre hommage lui est rendu sur l'autodrome de Linas-Montlhéry, une portion se nommant "Côte-Lapize". Sur cette portion a longtemps été organisée une course de côte motocycliste qui traditionnellement ouvrait la saison des compétitions de vitesse en Île-de-France.

Le Miroir numéro 72 donnant des nouvelles des champions sur sa page 15.

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