priere_en_prison.jpgLe phénomène de radicalisation islamiste dans les établissements pénitentiaires n’est pas récent. Il a été souligné depuis de nombreuses années par les personnels, sans que ces alertes n’aient été entendues. Les attentats de janvier 2015, dont deux des auteurs avaient purgé des peines d’emprisonnement, ont poussé les pouvoirs publics à prendre des mesures dans l’urgence et à lancer un programme expérimental de traitement de la question de la radicalisation en prison.

Il faut d’abord relever que la prison est loin d’être le lieu premier de la radicalisation, qui se développe en amont. En effet, selon le ministère de la justice, 16% seulement des personnes incarcérées pour des actes liés au radicalisme islamiste avaient déjà été incarcérées auparavant. Il n’est pour autant pas contestable que le phénomène de radicalisation s’amplifie en milieu carcéral, compte tenu des conditions de prise en charge des personnes détenues (notamment de la surpopulation carcérale) et de la faible place laissée à l’objectif de réinsertion des personnes incarcérées.