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Publié par Philippe Poisson

On l'appelait Docteur la Mort : De Mauthausen au Caire, le récit haletant de la plus longue traque de l'histoire

Le Caire, 2008. Toutes les preuves sont là, dans cette vieille serviette couverte de poussière. Jamais la trace d'Aribert Heim n'aurait été retrouvée si deux journalistes n'avaient repris l'enquête de zéro. Le mystère du boucher de Mauthausen, celui qu'on appelait aussi Docteur La Mort , aura duré plus de soixante ans. En 1942, Heim était l'un des médecins du camp. Plusieurs témoins l'y ont vu commettre des actes d'une barbarie insoutenable. Reconnaissable entre tous, par sa beauté, sa taille et sa force herculéennes, cet ancien champion de hockey, brièvement inquiété, continue impunément, après la guerre, à exercer la médecine. Jusqu'au jour où, sentant venir le châtiment, il quitte femme et enfants, puis disparaît. Il est alors recherché jusqu'en Amérique latine, mais demeure introuvable. Ses poursuivants - Alfred Aedtner et Simon Wiesenthal - ne penseront jamais à l'Egypte. C'est pourtant là qu'il vivra pendant près de trente ans - aimé des enfants du quartier, de ses amis musulmans, de son fils ignorant et complice - et qu'il mourra, en éternel nazi. Cette enquête au long cours, qui se lit comme un roman noir, est la reconstitution de ce trajet hors normes - celui d'un homme jamais repenti, symbole d'une mémoire allemande toujours à vif.

Par Nicholas Kulish, Souad Mekhennet

On l'appelait Docteur la Mort (Kulish/Mekhennet)

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Aribert Heim à cheval dans son uniforme SS

Aribert Heim à cheval dans son uniforme SS

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Nioche 31/12/2015 17:29

J'ai lu dernièrement "La traque d'Eichmann" de Neal Bascomb, un récit bien écrit qui se lit comme un roman d'espionnage : un document puisant aux meilleures sources...
Il me semble que les anglo-saxons ont l'art et la manière d'écrire des livres d'histoire pour le grand public extrêmement bien "raconté". Le journalisme d'investigation se fait rare dans les médias français "le prompteur n'est jamais loin" et les livres de ce genre sont rares dans la production hexagonale, nos auteurs préférant écrire toujours les mêmes biographies sur les mêmes personnages historiques comme par exemple sur François Ier ou Louis XIV... Mais peut-être que je me trompe ?
Je viens de me procurer "On l'appelait docteur la mort" et j'ai hâte de le lire. Merci pour votre
critique qui me donne envie de m'y "plonger" encore plus rapidement. J'attends la fin des fêtes pour poster un autre commentaire. A bientôt !