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Publié par Philippe Poisson

Les vies romancées d’Henri Charrière

L’auteur du best-seller «Papillon», ancien bagnard, emprunta beaucoup d’anecdotes à d’autres forçats pour se forger un personnage d’exception

Un phénomène d’édition planétaire. Un film d’anthologie. Papillon, publié en 1969, incarne le bagne de Guyane. Mais succès ne rime pas avec vérité.

L’ancien «souteneur» parisien Henri Charrière est condamné en octobre 1931 – il clamera son innocence – aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre d’un voyou, Roland Legrand. Arrivé au bagne en septembre 1933, il s’évade un an plus tard de l’hôpital de Saint-Laurent, pour être repris. Il passe les années de guerre aux îles du Salut, en réclusion, puis comme jardinier et chargé de garder les porcs avant l’abattage. Sa seconde évasion, en 1944, sera la bonne. Papillon – son surnom – agrégera à son histoire d’autres péripéties, et inventera l’histoire du radeau en noix de coco immortalisée par Hollywood. Il romancera aussi son accueil chez les Amérindiens. Qu’importe: Paris Match le renvoie au bagne avec un photographe, pour rejouer les scènes. Il meurt d’une crise cardiaque en Espagne le 29 juillet 1973, à la veille de la sortie du film. Sa tombe est à Lanas, en Ardèche.

Richard Werly

Les vies romancées d'Henri Charrière - LeTemps.ch

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