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Publié par Philippe Poisson

MAP présente 30 extraits photographiques issus de l’ouvrage et de la collection privée du même titre.

C’est cette « poésie des mauvais garçons » (Albert Londres) que l’on retrouve dans l’ouvrage Mauvais Garçons (éd. La manufacture de livres) de Jérôme Pierrat et Éric Guillon, à travers 150 portraits commentés. Des photographies inédites prises par les autorités françaises entre 1890 et 1930, qui rendent compte de l’histoire du tatouage tout en dressant un portrait social de la France.

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En 1923, le célèbre journaliste Albert Londres le surnommait « La poésie de la canaille malheureuse ». Le tatouage, la « bousille » en argot, était alors l’apanage des mauvais garçons, leur marque de fabrique.

Un part importante des motifs est constituée par les marques de reconnaissance. Le plus souvent leur choix obéit à un code précis qui détermine les antécédents, les états de service ou l’affiliation de leur porteur. Au premier regard, ces tatouages peuvent passer pour de vulgaires marques décoratives.

Aux yeux des initiés, ils sont une véritable carte d’identité. Dès 1831, le tatouage faisait l’objet de circulaires à destination des directeurs des maisons centrales, les prisons destinées aux longues peines. Il leur était alors recommandé de relever ces « bousilles », prisées des criminels et forts utiles pour les identifier. Une collection unique de photos de tatoués, une galerie de portraits de cambrioleurs, braqueurs, trafiquants et proxénète mis à nu le temps d’une arrestation.

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