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Publié par Philippe Poisson

Le convoi des 927 – El convoy de los 927

Le convoi des 927 – El convoy de los 927

Extrait de l’article de presse d’Henri Nouilhan repéré dans la Dépêche du 3 mars 2009

“« Le Convoi des 927 », documentaire d’une heure, réalisé par Montse Armengou, Richard Belis retrace l’histoire assez méconnue des républicains espagnols. Il s’agit du premier train de civils à destination d’un camp nazi. Le long parcours qui a conduit Jesús Tello à abattre la statue de l’aigle, qui présidait la menaçante entrée du camp de concentration de Mauthausen, débute dans la ville française d’Angoulême.

C’est de là, en effet, que part le convoi transportant 927 Espagnols. Des familles au complet, des civils réfugiés en France, qui fuyaient la répression de Franco. C’est eux qui ont inauguré, le 20 août 1940, les trains de la mort à destination des camps de concentration nazis. Nous associons généralement ces trains à l’holocauste juif mais, en Europe occidentale, les républicains espagnols ont le triste honneur d’en avoir été les premiers voyageurs…”

Sur le site de la Dépêche

Le Convoi des 927 de Montse ARMENGOU et Richard BELIS, court-métrage – 2004 – 1 h –

SynopsisLe 20 août 1940, alors que la Charente est occupée par les troupes allemandes depuis deux mois, une rafle est perpétrée à Angoulême dans un camp où sont parquées des centaines de familles de républicains espagnols qui ont fui l’Espagne franquiste. Ces 927 personnes sont emmenées à la gare et entassées dans des wagons de marchandises.

Quatre jours plus tard, le sinistre convoi, identifié comme le premier train de l’histoire de la déportation de civils en Europe occidentale, s’arrête aux portes du camp de Mauthausen.

En 1939, dans le cadre de l’exode en France des Républicains espagnols à la fin de la guerre civile, les autorités françaises rassemblent les exilés dans des camps. Un certain nombre d’entre eux sont placés dans le camp de Ruelle (à 7 km d’Angoulême). Lorsque la guerre avec l’Allemagne éclate, ils sont transférés au centre d’internement des Alliers à Angoulême. La population concentrée est composée de civils (hommes, femmes, enfants). Des familles se regroupent.

Le 8 août 1940, le préfet de la Charente émet un avis à la population où il informe qu’un guet-apens a été tendu contre un soldat allemand. L’armée d’occupation était entrée à Angoulême au mois de juin. Le 20 août, des soldats et des policiers détiennent 927 Espagnols et les conduisent dans les wagons d’un train de marchandises.

Partis sans rien supposer de la destination de leur voyage, les prisonniers arrivent quatre jours plus tard à la gare de Mauthausen. Là, les SS sélectionnent 470 hommes et jeunes hommes aussitôt conduits au camp d’extermination. Seulement une centaine en réchapperont. Les plus jeunes (entre 13 et 17 ans) formeront à Mauthausen “le commando Poschacher” du nom de l’entreprise du village où ils se rendaient chaque jour pour travailler. Grâce à eux, les clichés (documents à charge lors du procès de Nuremberg) volés au laboratoire des SS par les membres de la résistance espagnole du camp ont pu être cachés chez Madame Pointner, résistante autrichienne, jusqu’à la libération, le 5 mai 1945.

Le convoi continue son voyage avec les occupants non sélectionnés. Il retourne en France et il prend le chemin de la frontière espagnole. Les femmes et les enfants sont livrés en gare d’Irun à la police franquiste.

Qui avait ordonné la déportation de ces familles ? Nous n’avons pas à ce jour la réponse. Un périple concerté entre la France, l’Allemagne et l’Espagne à la date d’août 1940 soulève des interrogations historiques importantes.

En complément une vidéo Convoi 927 :

Mise en ligne le 9 avr. 2008Le 20 août 1940, 927 réfugiés espagnols sont détenus à Angoulême et déportés par l’administration française vers Mauthaussen. 470 hommes et jeunes hommes, de 13 à 17 ans, sont conduits aux camps d’extermination, les femmes et les enfants sont livrés à la police franquiste.

Une exposition, réunissant 7 artistes (sculptures, peintures, installations, photographies et musique) a eu lieu du 6 au 12 octobre 2007, à l’occasion d’une semaine culturelle a l’espace Franquin, en hommage aux 927 déportés d’ Angoulême.

Pour visionner la vidéo, cliquez sur le lien suivant :

Convoi 927

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