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Publié par Philippe Poisson

Femmes tondues à Crozant, à la limite de l’Indre et de la Creuse, en septembre 1944.-

Femmes tondues à Crozant, à la limite de l’Indre et de la Creuse, en septembre 1944.-

Châteauroux. Le colloque proposé le 21 novembre par le Credi évoquera l’épuration, thème encore très sensible, soixante-dix ans plus tard.

Samedi 21 novembre, Centre d’études supérieures de Châteauroux. Entrée gratuite. Librairie sur place.

Le tempo avait été donné en 2011 avec les maquis, puis en 2014 avec 1914-1918 : placé sous le thème de l’épuration dans la région R5 (Berry, Limousin, Périgord), le colloque proposé samedi 21 novembre, au Centre d’études supérieures de Châteauroux, par le Centre de réflexions, d’études et de documentation de l’Indre (Credi), fera à nouveau dans le très haut niveau.

Le président du Credi, Jean-Pierre Surrault, évoque les contours du rendez-vous dans cet entretien avec Bruno Mascle pour le site de la Nouvelle République.

L’épuration est un sujet encore sensible. Pourquoi avoir choisi ce thème ?

« La loi Jospin de 2008 permet aux historiens de travailler sur des documents jusqu’alors confidentiels. Il est apparu nécessaire de rendre compte de ces travaux en permettant la rencontre de chercheurs de haut niveau. La fin de la Seconde Guerre mondiale fait désormais partie de l’histoire. La parole sera donc donnée aux historiens. »

Quelle était cette région R5 ?

« C’était une pure création du gouvernement de Vichy qui réunissait le Berry, le Limousin et la Dordogne. Une entité sur laquelle les administrations judiciaires et policières s’appuyaient encore après la guerre. C’est d’ailleurs pour cela que les enquêtes de la tuerie de Bommiers et de l’affaire Mis et Thiennot ont été menées par des policiers venus de Limoges. »

Quel est le parti pris du colloque ?

« Aucun voyeurisme. L’ambition est d’explorer une période très compliquée avec l’effondrement d’un État, celui de Vichy, et la construction d’un autre. Mais avant le retour à la République, il y a cette phase intermédiaire pendant laquelle la légalité n’est pas totalement recadrée. »

Lire la suite de cet entretien sur le site de La nouvelle République.

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