Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 16:16

- Pourquoi le général de Gaulle a-t-il échappé aux nombreux attentats fomentés contre lui? ... parce que la police possédait, au sommet de l'O.A.S., un informateur exceptionnel (Pastis, alias Benoît...). - Des années d'une lutte acharnée. ... la police avait détecté la présence d'une Taupe au coeur de l'Elysée! - Pourquoi L'O.A.S. contre de Gaulle commence-t-il dès 1957? ... des révélations sur une affaire ignorée qui met en présence à Alger tous les protagonistes... La véritable histoire de l'enlèvement du colonel Argoud à Munich, en février 1963, est donnée ici pour la première fois dans ses moindres détails, ainsi que les suites diplomatiques de cette affaire. La version des gangsters de l'affaire Ben Barka, jusqu'ici admise, est réduite à néant. On connaît Jacques Delarue comme historien (Histoire de la Gestapo), on découvre ici le témoin. Commissaire de police, il a participé au premier rang à la lutte contre l'O.A.S. Un témoignage unique et passionnant sur le métier de policier; un document exceptionnel sur une des pages les plus dramatiques de notre Histoire.



Auteur J. Delarue 

Editeur Editions Fayard 

Date de parution mai 1994 

ISBN 2213592764

 


 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 15:34

Mehdi Ben Barka, figure intellectuelle et politique du mouvement anticolonialiste et opposant au roi Hassan II du Maroc, condamné à mort par contumace par la justice de son pays, disparaît le 29 octobre 1965 à Paris. Ce vendredi-là, Mehdi Ben Barka a rendez-vous devant la brasserie Lipp, Boulevard Saint-Germain à Paris, avec le cinéaste Georges Franju qui envisage de réaliser un film sur la décolonisation intitulé Basta !. Il s'agit en réalité d'un piège, monté par le journaliste Philippe Bernier et un producteur de cinéma ancien repris de justice, Georges Figon, lié aux milieux intellectuels parisiens mais aussi à une bande de truands recrutée par les services secrets marocains. Il est 12h15. Deux policiers de la brigade mondaine, Louis Souchon et Roger Voitot, exhibant leur carte de police, invitent Ben Barka à monter à bord d'une voiture où se trouve également Antoine Lopez, un agent du SDECE (les services du contre-espionnage français de l'époque). Il est conduit à Fontenay le Vicomte (Essonne) dans la villa d'un truand, Georges Boucheseiche. Dès lors, on perd sa trace. Nul ne reverra vivant le principal dirigeant de l'Istiqlal, fondateur de l'Union des Forces Populaires du Maroc (USFP). Son corps ne sera jamais retrouvé et l'affaire Ben Barka n'est toujours pas véritablement élucidée, malgré plusieurs instructions judiciaires en France et au Maroc.

L'enquête judiciaire de l'époque fait rapidement apparaître quelques protagonistes, politiciens, agents des services secrets et truands. Coïncidence: le général Mohamed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur, Ahmed Dlimi, directeur de la sûreté nationale marocaine, et un certain Chtouki, chef des brigades spéciales marocaines, se trouvaient à Paris à cette date-là. En pleine campagne électorale pour la réélection du général de Gaulle à la présidence de la République, l'affaire soulève l'indignation des milieux politiques francais, notamment de l'opposition de gauche, François Mitterrand en tête. Le chef de l'Etat, dans une conférence de presse du 22 février 1966, minimise la part des services secrets français et fait porter toute la responsabilité sur le général Oufkir. Plus tard, Georges Figon affirmera aussi avoir vu Oufkir tuer l'opposant marocain avec un poignard dans la villa de Boucheseiche.

La première instruction judiciaire menée par le juge Louis Zollinger aboutit à l'inculpation de treize personnes dont le général Mohamed Oufkir, Ahmed Dlimi, Marcel Leroy-Finville, un des responsables du SDECE, Antoine Lopez et Georges Figon. Le procès s'ouvre le 5 septembre 1966. Six accusés sur treize sont dans le box. Les sept autres, dont Oufkir, Dlimi et Boucheseiche, font défaut. Deux coups de théâtre relancent l'affaire Ben Barka: d'une part l'un des accusés, Figon, cerné par la police, est retrouvé mort; l'enquête concluera à un suicide. D'autre part, Dlimi se constitue prisonnier. En revanche, le roi Hassan II refuse que son ministre de l'Intérieur, Oufkir, comparaisse devant la justice française.

Un second procès s'ouvre le 17 avril 1967 en l'absence de la famille Ben Barka, retirée des débats après le décès subit de ses principaux avocats. Après avoir fait défiler 167 témoins, le tribunal rend le 5 juin 1967 un verdict qui acquitte Dlimi et les protagonistes français, à l'exception de Lopez et Souchon, condamnés respectivement à huit et six ans de prison. Mohamed Oufkir, désigné par les magistrats comme le grand responsable de la disparition de Mehdi Ben Barka, est condamné par contumace à la réclusion à perpétuité. La condamnation en France de ce ministre étranger en exercice, fait sans précédent dans le droit international, provoque le gel des relations diplomatiques franco-marocaines pendant deux ans.

En 1975, le fils de Mehdi Ben Barka, Bachir Ben Barka, dépose une nouvelle plainte pour "assassinat, tentative et complicité d'assassinat" et, sept ans plus tard, le premier ministre socialiste Pierre Mauroy autorise la réouverture d'une partie des dossiers, "sous réserve que cela ne porte pas atteinte à la sécurité nationale". 200 pièces émanant de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE, nouvelle appellation du SDECE), restent toutefois classifiées. En janvier 2000, après le décès du roi Hassan II survenu en 1999, de nouvelles pièces du dossier sont dévoilées, mais celles-ci se révèlent encore insuffisantes pour mener à terme l'instruction définitive. En 2004, le "Secret Défense" est levé sur l'ensemble du dossier par la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et les 73 derniers documents manquants sont enfin mis à disposition de la justice et des historiens. Un an après, le ministre de la Justice auprès du nouveau roi du Maroc, Mohammed VI, désigne un juge d'instruction pour faire le point sur l'affaire Ben Barka. L'instruction est toujours en cours, même s'il ne fait désormais presque aucun doute que le crime a été ordonné au plus haut niveau de l'Etat marocain par Hassan II lui-même et exécuté à Paris par des truands et des barbouzes sous les yeux, sinon avec la complicité, des services secrets français.

L'affaire Ben Barka a inspiré de nombreux livres et plusieurs films dont notamment L'attentat de Yves Boisset (1972) et J'ai vu tuer Ben Barka de Serge Le Péron (2006).


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 14:06

Juste après la libération de la dernière guerre, le paysage automobile français est à l'image de la France, dévastée...

La Citroën traction, dont les qualités sont reconnues de tous, composent la majeure partie du parc des véhicules de la police. Hors s'il est un fai bien établi, c'est que ce genre d'auto  était dotée d'un appétit non négligeable...

Document en version format PDF de 4 pages de Pascal RITTER
http://sripfpm.free.fr/src/pdf/4_cv_pie.pdf

Liens utiles

Voitures de police
Préfecture de police de Paris

par Dominique Pagneux. Ed EPA. 1994. 245x225. Couv cartonnée. 191 pages.



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 13:40

Nous préparons une nouvelle voiture. Elle aura la forme d'une carapace de tortue», confiait à son fils André Citroën, peu avant la sortie de la traction. On était en 1934, et l'industrie automobile française subissait le contrecoup de la crise économique aux Etats-Unis. La médiocrité de la conjoncture n'empêchera pas Citroën de voir grand. Pour fabriquer la nouvelle berline, il décide de reconstruire de fond en comble son usine de Javel. En cinq mois les travaux sont achevés, mais le constructeur s'est endetté au-delà du raisonnable. Le résultat est, il est vrai, à la mesure du sacrifice consenti: outre son élégance, sa tenue de route est exemplaire, grâce à un bloc moteur placé le plus en avant possible. «Elle peut rouler à 1 00 à l'heure en toute sécurité», jubile le patron. Pendant l'Occupation, la «11» sera utilisée tant par les maquisards que par la Gestapo. Certains exemplaires, réquisitionnés par les Allemands, finiront même leur carrière sur le front russe ! Nombre de résistants se souviennent de l'effroi qui submergeait les occupants d'une «planque», lorsqu'ils découvraient qu'une traction était garée devant l'immeuble, avec, à son bord, des hommes en imperméable... A la Libération, ses ailes s'ornent de croix de Lorraine et elle assure la liaison entre les maquis. Après la guerre, elle entame une seconde carrière, au service du grand banditisme, avant de finir piteusement sous le chalumeau d'un ferrailleur ou transformée en clapier à lapins dans quelque cour de ferme...

La Traction, une histoire d'amour, de Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff, Balland, 1975, 175 p.

Les Voitures de police et de gangsters en 300 histoires et 150 photos, de Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff, Balland, 1978, 190 p.

La traction avant, une reine sans descendance...

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 11:59

C'est aussi la première femme motarde de France. Originaire de Ondres (dans les Landes), Christine a réussi à 19 ans la qualification motocycliste.

Elle a réalisé en fin un rêve qu'elle a longtemps cru impossible.

Passionnée de moto depuis toujours, Christine arrête ses études lorsque la Direction Générale des Douanes ouvre les portes des brigades des Douanes aux agents féminins et organise le premier recrutement mixte.

Adieu les études pour la demoiselle dont la passion pour les deux roues est la plus forte.

Notre amazone suit la scolarité de préposé des Douanes à l'Ecole Nationale des Brigades des Douanes de La Rochelle.

A la fin du stage, l'inspecteur en charge de la formation motocycliste cherche des volontaires pour le prochain stage.

En plus d'une bonne fournée d'hommes, 9 jeunes filles sont volontaires mais Christine est la seule retenue. La sélection est sévère: bon niveau d'études, excellente santé, 1,68 minimum, très bonne vue, des tests psychotechniques, etc.

Christine est affectée 4 mois à Roissy en attente d'intégration pour le prochain stage moto.

Elle repart pour La Rochelle où elle suit un entraînement intensif, seule femme parmi les 15 stagiaires.

En 1981  notre égérie déclarait aux médias: "Le stage est dur, il faut une bonne condition physique. De voir les camarades éliminés inquiète. J'ai chuté en motocross, les collègues m'ont aidé au début puis à force de volonté, j'ai réussi à relever les BSA. Le froid a été le plus difficile à supporter. Par moment, hommes ou femme ont envie de tout laisser tomber mais avec la volonté, nous réussissons et c'est formidable..."

Son entraînement intensif lui a permis de piloter une BMW 600-6, rien ne lui fut épargné afin qu’elle possède la maîtrise complète de son engin d’un poids de 200 kg. L’entraînement comprenait de la moto sur route, bien sûr, accompagné d’exercices de maniabilité et de séances de tout terrain, quel que soit l’état de la chaussée, de jour comme de nuit. Après 5000 km, la souriante Christine conduit sa moto de service comme un vélo.

C'est avec fierté qu'elle est affectée à Valenciennes en 1981, tout heureuse d'être lauréate d'une formation
sélective. Elle arbore sa plaque étoilée motocycliste, symbole traditionnel des motards en fonction et porte au côté droit, l'arme réglementaire.


L'arrivée de la première femme motarde inter-administration ne passe pas inaperçue: la presse, la radio, la télévision, tous les médias y vont de leurs couplets.


Concernant les anecdotes, il semble que notre mistinguette n'a pas reçu un accueil délirant de la part de la hiérarchie locale, par contre ses collègues ont très naturellement accepté de travailler avec elle et Christine s’est fait sa place dans la famille des motards professionnels.

Sa vie professionnelle l’a amenée dans les brigades motocyclistes de Périgueux, Marne la Vallée, Dax où elle a travaillé avec
Claude Dossarps et depuis la fermeture de cette dernière unité en 2004, au groupe motocycliste de Bayonne. Pendant 4 années, notre collègue a œuvré au sein des services de recherche de la DNRED en tant qu’agente motocycliste chargée des filatures et interceptions délicates...

Patrick P. – décembre 2005 – Gabelou.com
http://www.gabelou.com/des-talents/les-douaniers-ont-du-talent/christine-vicente-premiere-femme-motocycliste.html




Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Femmes - Police - Gendarmerie

  • : Le blog de philippe poisson
  • Le blog de philippe poisson
  • : Culture
  • : Repères concernant l’Histoire de la Police , de la Gendarmerie, des Bagnes maritimes et coloniaux, des Prisons , des colonies correctionnelles, des maisons de correction, des Hôpitaux … en passant par de nombreux articles consacrés à l’histoire du vêtement, à l'histoire de la vie quotidienne, des portraits de femmes et d’hommes qui ont traversé « l’Histoire » et « la petite Histoire » ...
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 12/12/2008

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés