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http://www.henri-iv.culture.fr/medias/communs/images/grand_format/1/454_4.jpgLe 14 mai 1610, à quatre heures de l'après-midi, alors qu'il se rend à l'Arsenal pour s'entretenir des affaires avec le duc de Sully, Henri IV est assassiné par le catholique dévôt François Ravaillac. Dans le numéro 351 de L'Histoire, le spécialiste Jean-Christian Petitfils revenait sur la mort du premier des rois Bourbons et ses conséquences. Extrait.


Alors qu'il traverse Paris dans son carrosse, Henri IV est poignardé par un étrange rôdeur vêtu de vert. Quatre cents ans plus tard, on en sait plus sur les circonstances de cet assassinat.


Ce vendredi 14 mai 1610, au Louvre, Henri IV s'est levé de bon matin et, comme d'habitude, s'est habillé seul dans son petit cabinet. Il a mal dormi. La veille a été une journée riche en événements et en émotions, avec le couronnement de sa femme, Marie de Médicis, épuisante et grandiose cérémonie en l'abbatiale de Saint-Denis. Tard dans la soirée, son jeune fils légitimé, César, duc de Vendôme, lui avait rapporté l'avertissement d'un sieur de La Brosse, médecin, mathématicien et quelque peu astrologue, lui conseillant de se garder de la journée du lendemain.


« Vous êtes fou ! », lui avait-il rétorqué. Que de fois, en effet, lui avait-on prédit qu'il mourrait par accident ! Pas moins d'une vingtaine de tentatives d'assassinat avaient été perpétrées contre lui cf. p. 48 . En décembre 1594, Jean Chastel, élève des Jésuites, l'avait frappé d'un coup de poignard, le blessant seulement à la lèvre et lui cassant une dent.


Ce matin cependant, il est inquiet et fatigué. Peu avant le sacre, il avait dit à Sully, qui le rapporte dans ses ?conomies royales : « Hé, mon ami, que ce sacre me déplaît ! Je ne sais ce que c'est, mais le coeur me dit qu'il m'arrivera quelque malheur. » Sur les 6 heures, il se remet au lit et prend son livre d'heures - un livre de dévotions pour les laïcs. Enfin, il se lève, fait sa prière, bavarde quelques instants avec son ministre Villeroy, puis se promène aux Tuileries, où le dauphin vient le voir. Il assiste à la messe au couvent des Feuillants, rue Saint-Honoré. Il feint la gaieté, mais il a le front soucieux. Revenant au Louvre, il aurait dit à ses compagnons Guise et Bassompierre : « Vous ne me connaissez pas maintenant vous autres ; mais je mourrai un de ces jours et, quand vous m'aurez perdu, vous connaîtrez ce que je valais et la différence qu'il y a de moi aux autres hommes . »

Pour lire l'article en intégralité :


14 mai 1610 : le récit des dernières heures du roi, par Jean-Christian Petitfils, L'Histoire n°351, mars 2010, p. 42.


Pour en savoir plus sur le sujet :


L'assassinat d'Henri IV, par Joël Cornette, L'Histoire n°168, juillet 1993, p. 52.


La grande peur de la guerre civile, par Michel Cassan, L'Histoire n°351, mars 2010, p. 54.


Le dossier Ravaillac, par Joël Cornette, L'Histoire n°351, p. 48.


14 mai 1610 : Henri IV est assassiné

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