Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

http://www.babelio.com/users/AVT_Sophie-Scholl_4176.jpegIl y a soixante-dix ans, à Munich, trois étudiants étaient condamnés à mort pour avoir distribué des tracts dénonçant le régime nazi.

 

À Munich, dans la matinée du 22 février 1943, le Tribunal du peuple, juridiction d'exception siégeant sous la présidence d'un fanatique hitlérien, Roland Freisler, condamne à la peine capitale les étudiants Hans Scholl, Sophie Scholl et Christoph Probst. Quelques heures après la sentence, sans appel possible, les trois condamnés sont exécutés. Sophie avait vingt-deux ans, Hans et Christoph vingt-quatre.


Leurs camarades Alexander Schmorell et Willi Graf, et un de leurs professeurs, le philosophe et musicologue Kurt Huber, les suivront dans la mort quelques semaines ou quelques mois plus tard. D'autres amis de leur groupe qui n'avait aucune structure organisée seront condamnés à de lourdes peines de prison. Hans Leipelt, un étudiant de Hambourg, mourra pour avoir organisé une collecte clandestine en vue d'aider la veuve et les enfants de Kurt Huber, restés sans ressources.


Quelques jours après l'exécution de Hans, de Sophie et de Christoph, j'entendis le récit de leur geste et la nouvelle de leur mort en écoutant la BBC. Christoph Probst était l'un de mes compagnons d'enfance, son père, ami d'études du mien, ayant épousé en secondes noces une de mes tantes. Je faisais alors partie, à Lyon, de la clandestine « École des cadres du maquis », qui avait pour but d'aider de jeunes résistants à approfondir les raisons de leur engagement, tout en leur apprenant leur nouveau « métier » et le maniement des armes.


"Se défendre contre le fléau de l'humanité"


http://a4.ec-images.myspacecdn.com/images02/140/1bf0f5c199824a06a9071a1fc24fdb35/l.jpgNous expliquions à ces jeunes que la lutte contre le nazisme n'était pas une guerre nationale, à l'instar des confits de 1870 et de 1914, mais une guerre civile internationale. Quelques jours seulement après leur sacrifice, nous pouvions donc citer Christoph Probst et ses amis comme des alliés ayant mené le même combat que nous au sein même du peuple allemand.


L'action des étudiants de Munich et de leur professeur fut sans commune mesure avec la puissance de l'État national-socialiste : quelques tracts dénonçant Hitler et le mal qu'il faisait à son peuple, le renversement des valeurs que le nazisme avait opéré contre toutes les grandes traditions de la culture allemande, le sens profondément antichrétien de son « enseignement ». Ces feuilles, ils les rédigeaient et les polycopiaient eux-mêmes, à l'aide de vieilles machines difficilement acquises et encore plus difficilement dissimulées. Ils les distribuaient par voie postale, ce qui était la façon la moins dangereuse de procéder, une fois franchie la périlleuse étape de l'achat de timbres en grande quantité.


Issus de familles bourgeoises étrangères à l'action politique, ignorant tout des méthodes de la clandestinité, les amis de la « Rose blanche » (« Weisse Rose ») • avaient reçu la dure éducation de la dictature et de la guerre ; influencés par leurs familles, la plupart d'entre eux s'étaient soustraits à la séduction nazie. Si Hans et Sophie avaient fait un bref passage dans les Jeunesses hitlériennes, c'était en réaction contre un père militant pacifiste et républicain, mais ils étaient vite revenus de ce détour et, grâce à ce père, ils comprenaient mieux les funestes intentions du Führer et de ses compagnons.


Les garçons, étudiants en médecine (une branche qui échappait quelque peu à l'endoctrinement nazi), avaient participé à la campagne de Russie (à partir de juin 1941) et connaissaient les crimes monstrueux qui se perpétraient là-bas, au nom de la nation allemande. Les tracts de la « Rose blanche » comptent parmi les très rares textes de la résistance allemande où est dénoncée avec véhémence l'extermination des Juifs...

 

Pour lire l'article en intégralité :


Des Allemands contre Hitler, par Joseph Rovan, L'Histoire n°171,

 

 

Sophie scholl, les derniers jours - arte 7 octobre 2010

Sophie scholl, les derniers jours - arte 7 octobre 2010

article - 07/10/10 - et la sœur appartiennent à un groupe de jeunes résistants, la plupart étudiants, nommé « la rose blanche ». Ours d'argent meilleur réalisateur et meilleure actrice, Berlin 2005. …

La rose blanche, inge scholl

La rose blanche, inge scholl

article - 07/10/10 - La rose blanche, Inge Scholl - Inge Scholl, La rose blanche, six Allemands contre le nazisme, Les éditions de minuit Inge Scholl était la soeur de Hans et Sophie Scholl. Dans ce livre…


ExecutedToday.com » 1943: Sophie Scholl of the White Rose

www.executedtoday.com/.../1943-sophie-scholl-o... - Traduire cette page

1943: Sophie Scholl of the White Rose. February 22nd, 2009 Sarah Owocki. On February 22, 1943, Sophie Magdalena Scholl, former student of philosophy and ...  

 


Commenter cet article

Philippe 22/02/2013 15:26

Bonjour M. Poisson,

Un article du site www.executedtoday.com parle de Sophie Scholl et de la Rose Blanche :

http://www.executedtoday.com/2009/02/22/1943-sophie-scholl-of-the-white-rose/

Cordialement

22/02/2013 15:42



Laissé par : Philippe aujourd'hui à 15h26