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Les Mémoires de Maurice Grimaud, préfet de police à Paris en 1968, nous invitent à regarder les événements de mai du côté de l’État et de ses grands commis, et à interroger la responsabilité et l’engagement personnel des hauts fonctionnaires dans l’histoire.


Recensé : Maurice Grimaud, Je ne suis pas né en mai 68. Souvenirs et carnets 1934-1992, Paris, Tallandier, 2007, 25€.


Quarante ans après les événements de mai 1968, la température éditoriale a pris le relais de la fièvre sociale et estudiantine. L’amateur éclairé se perdra entre ceux qui jugent le « joli mois de mai » à partir de ses fruits hexagonaux et contemporains [1], les éditions de sources commentées [2], les travaux d’historiens qui insistent sur la spécificité française [3] ou ceux qui invitent au contraire à une vaste remise en perspective internationale. Les revues sacrifient elles aussi à cet événement-totem [4], qui suscite une moisson de colloques scientifiques et de journées d’études. La discrétion qui entoure les cinquante ans de mai 1958 n’en semble que plus significative. Aux yeux du citoyen contemporain, le « fait politique » qui conduit au changement de constitution le cède en importance au « fait culturel » dont mai 1968 ne représente que la face émergée, le signe qui rend intelligible un changement des valeurs et des représentations...

http://www.laviedesidees.fr/spip.php?page=print&id_article=313


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