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Par la loi du 16 février 1791, les députés de l’Assemblée nationale créent une nouvelle institution, héritière des anciennes maréchaussées, destinée à rétablir l’ordre dans une France ébranlée par les soubresauts révolutionnaires : la Gendarmerie nationale. A l’image de la jeune République française, proclamée le 21 septembre 1792, elle connaît des débuts chaotiques et elle est secouée, dès ses premiers mois d’existence, par des « convulsions » dont pâtissent son efficacité et son image. Ce phénomène provoque sur les dix premières années d’existence de l’Arme une grande vague de réformes qui s’achève en thermidor an IX.

Les débuts de la gendarmerie nationale

Comme souvent en période de crise, la modicité de la solde semble cristalliser les mécontentements. Pourtant la loi du 16 février 1791 avait posé des jalons encourageants, les revenus des gendarmes ayant été théoriquement accrus par rapport à ceux des membres de l’ancienne maréchaussée. Cependant, le mode de rémunération, en grande partie basé sur le cours de l’assignat, se révèle vite très désavantageux. En effet, depuis sa création en 1789 jusqu’à sa disparition totale en 1797, ce papier-monnaie ne cesse de se déprécier.

Or, le gendarme de la Révolution doit faire face à des charges financières de jour en jour plus lourdes. L’entretien de son matériel et de son cheval, la survie de sa famille l’obligent parfois à exercer d’autres activités professionnelles en parallèle. La situation des gendarmes est d’autant plus préoccupante que, selon les termes mêmes des articles 5 et 6 du titre IV de la loi de 1791, « sont compris, dans ces appointements, le logement des officiers » et que « le casernement des sous-officiers et gendarmes sera fourni en nature par les départements », or, dans les faits, il n’en est rien. Ainsi, en l’an V, par suite de la négligence des directoires de départements chargés du casernement, nombre de brigades ne disposent pas des établissements suffisants. Dans le même ordre d’idée, les gendarmes doivent composer avec des carences inquiétantes en matière d’armement et de remonte...

(Gravure : officier de gendarmerie sous le Directoire)

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/04histoire/articles/gendarmerie/histoire/lepetit2/pa1.htm

 

Les débuts tourmentés de la Gendarmerie Nationale (1791-1799)

 Aspirant Gildas LEPETIT

 Revue de la Gendarmerie nationale, numéro 208, septembre 2003

 

 

 



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