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Les situations de conflit, les contextes de guerre, qui plus est avec la présence de contingents d’occupation, sont propices à l’observation de nombreuses mutations sociales. L’historiographie récente s’est largement fait l’écho de ces nouvelles approches de l’histoire des conflits contemporains ; qu’il s’agisse des travaux français de Jean-Yves Le Naour, d’Annette Becker et de Stéphane Audoin-Rouzeau pour la première Guerre Mondiale [1], de Luc Capdevila, Francine Muel-Dreyfus, François Rouquet, Fabrice Virgili, Danièle Voldman, Dominique Veillon pour la seconde [2], de Françoise Thébaud pour les deux [3], de Raphaëlle Branche pour la guerre d’Algérie [4], des travaux anglo-saxons de Miranda Pollard et Paula Schwartz [5] ou encore des travaux allemands de Rolf-Dieter Müller et Hans-Erich Volkmann, de Karen Hagemann et Stefanie Schüler-Springorum [6].


A son tour, la prostitution est l’objet de recherches inédites, favorisées par l’émergence de thèmes nouveaux, comme le genre, l’ouverture ou la découverte d’archives inédites, elles-mêmes inexploitées. Les deux contributions rassemblées ici présentent pour partie les résultats de recherches menées en France et en Allemagne et confrontés une première fois oralement le 17 novembre dans le cadre du séminaire « Identités de genre et guerre au xxème siècle » tenu à l’Ihtp-Cnrs (Cachan) [7].


À la suite des travaux pionniers d’Alain Corbin et de Jacques Termeau sur le xixème siècle [8], l’histoire de la prostitution contemporaine s’enrichit peu à peu d’études historiques originales comme en témoigne la récente thèse de Christelle Taraud à propos du Maghreb [9]. Des contextes spécifiques comme la situation dans les colonies ou la période de l’occupation allemande offrent un angle d’approche privilégié, particulièrement pertinent et révélateur d’une réalité sociale le plus souvent dissoute...

Préambule : aspects de la prostitution dans la France de l’occupation allemande et de la Révolution Nationale (1940-1944)


Cyril Olivier


Docteur en histoire, est l’auteur d’une thèse portant sur les Femmes de "mauvaises vies" dans la France de la Révolution Nationale (1940-1944), sous la direction de Frédéric Chauvaud. Spécialiste de la France de Vichy et de l’histoire de la sexualité, il a publié de nombreux articles portant sur les questions du genre et des sexualités féminines. Notamment dans les Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique ("Du charivari au désordre judiciaire. L’irrémissible sexualité", n˚84, 2001, pp. 59-72), dans Histoire et société. Revue européenne d’histoire sociale ("Représentations et pratiques d’une expérience sexuelle anomique (1940-1944). Un itinéraire bisexuel dans le Poitiers des années noires", n˚3, 2002, pp. 40-44), dans Clio, Histoire, Femmes et Sociétés ("Un proxénète écrit à Suzy", 17, pp. 115-136).

Adresse : 14, route de la Magdeleine, 16240 Villefagnan.

Travail, genre et sociétés
2003- 2 (N° 10)| ISSN 1294-6303 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-7475-4887-2 | page 49 à 54

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=TGS_010_0049


Vie et mort d'une avorteuse

En 1943, dans la France de Pétain, une femme est guillotinée. Marie-Louise G. est convaincue d'avoir prtiqué plus de 30 avortements à Cherbourg. Les archives judiciaires révèlent pourquoi, parmi des milliers d'avorteuses, c'est elle que le régilme de Vichy a choisi de condamner à mort.

L'intégralité de cet article est disponible dans l'Histoire n°280, octobre 2003, p.95-100.

(Photographie : Les femmes selon Vichy)

 


Prostitution - Maisons closes (8)

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