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Autrefois critiqué pour la brutalité de ses personnages, Clint Eastwood est aujourd’hui encensé par une critique qui salue sa « rédemption ». Pourtant, son nouveau film, Gran Torino, se prête à des lectures multiples : à travers la figure de Walt Kowalski, vieil homme blanc ruminant son ressentiment dans une banlieue de Détroit, le cinéaste met en scène la déchéance d’une Amérique blanche au racisme persistant.

Clint Eastwood revient de loin. Aujourd’hui quatre fois oscarisé, reconnu des critiques de Sundance comme des producteurs d’Hollywood, récompensé par le grand public américain à l’unisson des cinéphiles européens, il suscite une improbable unanimité dans l’éloge. Mais il lui a fallu trente ans pour parvenir à cet olympe suspect du consensus. Il a en effet couvert tout le spectre de la critique avant d’y parvenir, du mépris goguenard dont il fut l’objet au début de sa carrière [
1] à la haine tenace des libéraux, qui virent en lui le chantre de la brutalité gratuite et de l’ordre moral martial. Il pâtit d’emblée du parrainage inaugural d’un Sergio Leone auquel on ne pardonna pas l’avant-gardisme formel de ses westerns « spaghettis », inopinés et « décadents » dans un genre sacro-saint ...

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.laviedesidees.fr/Clint-Eastwood-ou-les-grognements.html


par Sylvie Laurent [25-02-2009]

 


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