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Il est, dans les plis du drapeau de la Gendarmerie nationale, une victoire qui témoigne de l'attachement de cette Arme à la terre algérienne. Le 16 mai 1843, à Taguin, en plein désert algérien, des gendarmes ont participé à une action d'éclat de l'armée française. Treize ans après avoir débarqué dans la rade d'Alger, les Français restent confrontés à une résistance arabe acharnée. En effet, depuis 1832, Abd el-Kader s'est porté à la tête du Djihad contre les étrangers. Insaisissable, il mène une véritable guérilla qui déstabilise la région et met en échec l'armée d'Afrique. Mais la localisation de sa smala près de Boghar décide le général Bugeaud, gouverneur général de l'Algérie, à agir. Il envoie le général Lamoricière et le duc d'Aumale, quatrième fils du roi Louis-Philippe, neutraliser le rebelle et ses hommes. Le 10 mai 1843, le duc d'Aumale sort de Boghar à la tête de 1 300 fantassins, 600 cavaliers, une section de montagne et... 30 gendarmes.

C'est le général Bugeaud qui a personnellement insisté pour que la gendarmerie d'Afrique participe " à la plus belle opération de la campagne, afin qu'elle ait sa portion de gloire et de récompense ". Après plusieurs jours de marche, le 16 mai au matin, des auxiliaires africains parviennent à localiser la smala d'Abd el-Kader. Celle-ci, composée de plusieurs dizaines de milliers de personnes dont au moins 6 000 soldats réguliers, bivouaque à proximité d'un oued du nom de Taguin distant d'à peine un kilomètre de la cavalerie du duc d'Aumale, partie en reconnaissance. Voulant jouer de l'effet de surprise, le jeune prince n'attend pas son infanterie et préfère charger l'immense campement de l'émir.

En l'espace de quelques minutes, l'infanterie d'Abd el-Kader sombre sous les coups des spahis alors que les chasseurs d'Afrique sèment la panique dans une folle chevauchée à travers les tentes et poursuivent les fuyards. C'est alors que l'impétueux duc d'Aumale se lance dans la mêlée avec un escadron de chasseurs d'Afrique et le peloton de gendarmes, commandé par le lieutenant Grosjean. Cette petite troupe perce jusqu'en plein coeur de la smala. En cet endroit, les gendarmes reçoivent l'ordre de s'immobiliser afin de mieux déstabiliser l'ennemi dans sa déroute. Ils remplissent brillamment leur mission. Le duc va même les féliciter pour leur bravoure pendant la bataille.

Après une heure et demie de combat, la cause est entendue : les Arabes comptent 300 tués, les Français à peine neuf victimes. Dans un rapport, le duc d'Aumale fait l'éloge de l'ensemble du peloton de gendarmes et tout particulièrement du lieutenant Isidore Grosjean,


Il est, dans les plis du drapeau de la Gendarmerie nationale, une victoire qui témoigne de l'attachement de cette Arme à la terre algérienne. Le 16 mai 1843, à Taguin, en plein désert algérien, des gendarmes ont participé à une action d'éclat de l'armée française. Treize ans après avoir débarqué dans la rade d'Alger, les Français restent confrontés à une résistance arabe acharnée. En effet, depuis 1832, Abd el-Kader s'est porté à la tête du Djihad contre les étrangers. Insaisissable, il mène une véritable guérilla qui déstabilise la région et met en échec l'armée d'Afrique. Mais la localisation de sa smala près de Boghar décide le général Bugeaud, gouverneur général de l'Algérie, à agir. Il envoie le général Lamoricière et le duc d'Aumale, quatrième fils du roi Louis-Philippe, neutraliser le rebelle et ses hommes. Le 10 mai 1843, le duc d'Aumale sort de Boghar à la tête de 1 300 fantassins, 600 cavaliers, une section de montagne et... 30 gendarmes.

C'est le général Bugeaud qui a personnellement insisté pour que la gendarmerie d'Afrique participe " à la plus belle opération de la campagne, afin qu'elle ait sa portion de gloire et de récompense ". Après plusieurs jours de marche, le 16 mai au matin, des auxiliaires africains parviennent à localiser la smala d'Abd el-Kader. Celle-ci, composée de plusieurs dizaines de milliers de personnes dont au moins 6 000 soldats réguliers, bivouaque à proximité d'un oued du nom de Taguin distant d'à peine un kilomètre de la cavalerie du duc d'Aumale, partie en reconnaissance. Voulant jouer de l'effet de surprise, le jeune prince n'attend pas son infanterie et préfère charger l'immense campement de l'émir.

En l'espace de quelques minutes, l'infanterie d'Abd el-Kader sombre sous les coups des spahis alors que les chasseurs d'Afrique sèment la panique dans une folle chevauchée à travers les tentes et poursuivent les fuyards. C'est alors que l'impétueux duc d'Aumale se lance dans la mêlée avec un escadron de chasseurs d'Afrique et le peloton de gendarmes, commandé par le lieutenant Grosjean. Cette petite troupe perce jusqu'en plein coeur de la smala. En cet endroit, les gendarmes reçoivent l'ordre de s'immobiliser afin de mieux déstabiliser l'ennemi dans sa déroute. Ils remplissent brillamment leur mission. Le duc va même les féliciter pour leur bravoure pendant la bataille.

Après une heure et demie de combat, la cause est entendue : les Arabes comptent 300 tués, les Français à peine neuf victimes. Dans un rapport, le duc d'Aumale fait l'éloge de l'ensemble du peloton de gendarmes et tout particulièrement du lieutenant Isidore Grosjean,


Il est, dans les plis du drapeau de la Gendarmerie nationale, une victoire qui témoigne de l'attachement de cette Arme à la terre algérienne. Le 16 mai 1843, à Taguin, en plein désert algérien, des gendarmes ont participé à une action d'éclat de l'armée française. Treize ans après avoir débarqué dans la rade d'Alger, les Français restent confrontés à une résistance arabe acharnée. En effet, depuis 1832, Abd el-Kader s'est porté à la tête du Djihad contre les étrangers. Insaisissable, il mène une véritable guérilla qui déstabilise la région et met en échec l'armée d'Afrique. Mais la localisation de sa smala près de Boghar décide le général Bugeaud, gouverneur général de l'Algérie, à agir. Il envoie le général Lamoricière et le duc d'Aumale, quatrième fils du roi Louis-Philippe, neutraliser le rebelle et ses hommes. Le 10 mai 1843, le duc d'Aumale sort de Boghar à la tête de 1 300 fantassins, 600 cavaliers, une section de montagne et... 30 gendarmes.

C'est le général Bugeaud qui a personnellement insisté pour que la gendarmerie d'Afrique participe " à la plus belle opération de la campagne, afin qu'elle ait sa portion de gloire et de récompense ". Après plusieurs jours de marche, le 16 mai au matin, des auxiliaires africains parviennent à localiser la smala d'Abd el-Kader. Celle-ci, composée de plusieurs dizaines de milliers de personnes dont au moins 6 000 soldats réguliers, bivouaque à proximité d'un oued du nom de Taguin distant d'à peine un kilomètre de la cavalerie du duc d'Aumale, partie en reconnaissance. Voulant jouer de l'effet de surprise, le jeune prince n'attend pas son infanterie et préfère charger l'immense campement de l'émir.

En l'espace de quelques minutes, l'infanterie d'Abd el-Kader sombre sous les coups des spahis alors que les chasseurs d'Afrique sèment la panique dans une folle chevauchée à travers les tentes et poursuivent les fuyards. C'est alors que l'impétueux duc d'Aumale se lance dans la mêlée avec un escadron de chasseurs d'Afrique et le peloton de gendarmes, commandé par le lieutenant Grosjean. Cette petite troupe perce jusqu'en plein coeur de la smala. En cet endroit, les gendarmes reçoivent l'ordre de s'immobiliser afin de mieux déstabiliser l'ennemi dans sa déroute. Ils remplissent brillamment leur mission. Le duc va même les féliciter pour leur bravoure pendant la bataille.

Après une heure et demie de combat, la cause est entendue : les Arabes comptent 300 tués, les Français à peine neuf victimes. Dans un rapport, le duc d'Aumale fait l'éloge de l'ensemble du peloton de gendarmes et tout particulièrement du lieutenant Isidore Grosjean, du maréchal des logis François Shambert, du brigadier Charles
Hurel et du gendarme Jean-Baptiste Formeau, grièvement blessé. Le prince du sang sait encore apprécier la compétence des gendarmes sur le chemin du retour. Ces derniers sont en effet chargés de maintenir l'ordre parmi les 7 000 prisonniers (dont plusieurs membres de la famille et de la maison d'Abd el-Kader), sans compter les 60 000 têtes de bétail... Louis-Philippe récompensera l'intrépidité du lieutenant Grosjean et du maréchal des logis Schambert en les faisant chevaliers de la légion d'honneur. Ces deux hommes auront le privilège d'être les seuls représentés trait pour trait aux côtés du duc d'Aumale en plein centre du tableau La prise de la smala d'Abd el-Kader, peint en 1845 par Horace Vernet en souvenir de ce glorieux fait d'armes. Cette oeuvre se trouve aujourd'hui dans la galerie des batailles du châteaude Versailles. Même si cette victoire ne met pas un point final à la lutte armée, elle marque un tournant décisif en signifiant la ruine de la puissance matérielle et du prestige d'Abd el-Kader. Elle amorce, par conséquent, la fin de la résistance organisée en Algérie. Traqué sans répit, le chef rebelle algérien doit mener une existence de proscrit et s'exiler au Maroc.


Quatre ans plus tard, le 23 décembre 1847, il se rend au duc d'Aumale, devenu gouverneur général de l'Afrique. Cet épisode atteste de la part active prise par la gendarmerie dans la conquête de l'Algérie. Mais en dehors de quelques victoires symboliques, c'est surtout par leur présence au quotidien dans les brigades des djebels et des bleds que les gendarmes ont joué un rôle essentiel dans la consolidation de la présence française. D'ailleurs, 151 ans plus tard, le 28 juin 1958, un poste de deux gradés et huit gendarmes sera même installé sur le site de la bataille.

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/04histoire/articles/gendarmerie/histoire/hab1/pa1.htm

La gendarmerie pendant la campagne de Tunisie (novembre 1942 - mai 1943)
http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-28745637.html

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