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... A l'époque de la Révolution, on y envoya les talsificateurs de faux assignats, les faussaires et les voleurs, on les  mit sur la paille, dans les combles, tandis qu'on entassait les prisonniers politiques dans d'autres parties de la maison.

 

Cette prison passait pour la plus insalubre de Paris, elle méritait cette réputation ; les chambres, d'après une relation de Coitant qui y fut enfermé comme suspect, « étaient très petites, ayant chacune deux fenêtres de six petits carreaux, ornées de grilles bien solides ; dans chaque de ces chambres se trouvaient deux crèches accolées trois ensemble, chaque crèche avait un pied et demi de large sur six pieds de long, et garnie d'une mauvaise paillasse toute chargée de vermine »...
  

La Convention ouvre au Comité de Sûreté générale un immense champ d'action par la loi des suspects (17 septembre 1793), votée sur la proposition de Merlin de Douai, avec le concours de Cambacérès. Deux grands praticiens du droit, pour complaire aux terroristes, descendent à cette lâcheté...« Sont réputés suspects « Ceux qui par leur conduite, leurs relations, leurs propos ou leurs écrits se sont montrés partisans de la tyrannie, du fédéralisme, et ennemis de la liberté ;« ceux qui ne pourront justifier de leurs moyens d'existence et de l'acquit de leurs devoirs civiques;« ceux qui n'auront pu obtenir de certificat de civisme;« les ci-devant nobles qui n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la Révolution;« les émigrés, même s'ils sont rentrés;« les prévenus de délits, même acquittés. Autant dire seront suspects tout ceux dont on voudra se défaire. Jamais révolution n'est allée si loin. Les extrémistes peuvent dépeupler la France, l'instrument est prêt...

La prison des Magdelonnettes

http://storage.canalblog.com/96/60/534743/33084393.pdf

 


Prisons anciennes (37)

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