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http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/4/9/1/9782749103525FS.gif1827. Sur un bateau qui relie La Havane à La Nouvelle-Orléans, parmi une cohorte de femmes déchues, prisonnières et autres prostituées, Henriette Faber se souvient. 1805. Après une enfance idyllique dans le Sud-Est de la France, elle suit son oncle, médecin de la Grande Armée, et l'élu de son cœur, un hussard valeureux, dans la campagne autrichienne de Napoléon. Entre Vienne et Austerlitz, elle se lie d'amitié avec Maryse, directrice d'un théâtre ambulant. Après de nombreuses péripéties, Henriette se retrouve à Paris où, pour apprendre la médecine, science alors interdite aux femmes, elle se fait passer pour un homme. C'est ainsi travestie qu'elle rejoint la Grande Armée, qui marche sur Moscou, pour exercer, dans des conditions effroyables, son activité de chirurgien sur les champs de bataille. Sous le nom d'Enrique Faber, après avoir été faite prisonnière par les Anglais, elle rejoint finalement Maryse à La Havane, ou l'attend un surprenant destin. Dans ce roman palpitant, inspiré de la vie réelle d'Henriette Faber, l'auteur dresse le portrait à la fois picaresque et tragique d'une femme qui toute sa vie a défié conventions et interdits dans un monde dominé par les hommes. Il nous offre au passage des pages inoubliables sur la vie quotidienne de la Grande Armée, La Havane coloniale, ainsi que sur l'intimité d'une femme prise dans les tourmentes de l'Histoire.

 

Femme en costume de bataille

Antonio Benitez-Rojo

Anne Proenza Traducteur

Cherche-Midi (Le)

Broché

Paru le : 17/03/2005

   

 

Ce roman raconte une histoire vraie, celle d’Henriette Faber qui a mené une vie assez extraordinaire. Mariée très jeune à un soldat de Napoléon, elle a suivi son époux au cours de ses campagnes. Devenue veuve, elle s’est habillée en homme pour étudier la médecine à Paris, puis pour l’exercer au sein de l’armée de l’empereur. Elle vécut ensuite à Cuba, y exerçant toujours la médecine en prétendant être un homme, ce qui lui valut d’être arrêtée et jugée. C’est grâce à son procès que, alors qu’elle est inconnue en France, elle est connue à Cuba, où elle a inspiré plusieurs livres, dont celui-ci.

 

J’étais très attirée par le sujet et j’avais hâte de lire ce livre. Ceux qui me suivent régulièrement savent que j’ai vite déchanté et qu’il m’a fallu 5 mois pour venir à bout des 500 pages qu’il compte.

 

J’ai éprouvé en le lisant une sensation très étrange. Ca me paraissait long, j’avais le sentiment de m’ennuyer. Je comptais les pages qui me séparaient de la fin de chaque chapitre, pensant ne jamais en voir le bout. Et pourtant je me disais en même temps que j’étais injuste : chaque fois que j’arrivais à m’astreindre à m’y remettre, les pages se tournaient très vite. Le récit est enlevé, animé, et pas ennuyeux du tout. C’est comme si le manque d’envie de le lire me faisait lui trouver des défauts qu’il n’a pas.

 

J’ai ressenti les mêmes sensations ambivalentes à l’égard du style. J’ai trouvé le livre joliment écrit et la plume de l’auteur plutôt élégante. Et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal avec certains passages, comme celui dans lequel la narratrice – l’héroïne – s’adresse à elle-même et rédige à la deuxième personne du singulier. Régulièrement, à la fin des différentes parties notamment, la narratrice faisait un point et se lançait dans des considérations philosophiques et introspectives qui me semblaient lourdes et m’ont, pour le coup, profondément ennuyée.

 

Il me semble que le principal souci est que le livre et moi sommes partis sur un gros malentendu. Je m’attendais à ce qu’il soit question de médecine, de vocation, de ce que peut faire un médecin pour adoucir les horreurs de la guerre, de ses réactions face à l’ampleur décourageante de la tâche, de féminisme avant la lettre, aussi, bref à suivre une héroïne qui est dans l’action. L’auteur évoque un peu la Révolution, le contexte politique, les campagnes napoléniennes, d’une façon qui n’est pas inintéressante. Il dresse un portrait de Cuba qui n’est pas non plus dénué d’intérêt. En revanche, il s’attarde peu sur la médecine et ne sort pas des lieux communs : visiblement, ça ne l’a pas intéressé de faire des recherches de ce côté-là. Il a plutôt eu envie de combler les trous de la vie d’Henriette Faber en lui inventant des aventures sentimentales qu’il développe longuement. Et il a entouré son héroïne de quelques personnages qui ont eu tous les malheurs de la terre, ce qui fait qu’il verse à l’occasion dans le tire-mouchoir, qui n’est pas du tout ma tasse de thé. Tout ça ne m’intéresse pas et je ne m’attendais pas à ce que le roman soit essentiellement centré sur la vie amoureuse et les fantasmes d’Henriette Faber. Je pense que la déception de ne pas trouver le roman que j’attendais a gâché ma lecture et m’a empêché d’apprécier ce livre, que je n’aurais par ailleurs pas acheté si j’avais eu une idée juste de son contenu. Je suis bien contente en tout cas d’en avoir terminé avec lui.


Femme en costume de bataille
Antonio Benitez-Rojo
Editions Le Cherche-midi

 

Femme en costume de bataille | Et puis…

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28 sept. 2012 – Ce roman raconte une histoire vraie, celle d'Henriette Faber qui a mené une vie assez extraordinaire. Mariée très jeune à un soldat de ...

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