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… A Paris, Alfred Dreyfus était emprisonné à la Santé. Dès le début du mois de janvier 1895, des négociations ont lieu entre le directeur de l’administration pénitentiaire et le directeur Georges Picqué du dépôt des forçats de Saint-Martin-de-Ré, à l’île de Ré. Des dispositions sont prises tant pour l’installation des locaux que pour l’organisation de la surveillance. Une " chambre d’isolement ", composée de deux pièces, est spécialement aménagée au rez-de-chaussée du bâtiment n° 4 : elle est constituée de la cellule du condamné et d’un poste de surveillance communiquant par une lucarne ouverte dans la cloison séparant les deux pièces. Mais il semble qu’il ait occupé une autre cellule.


Ainsi, " le condamné doit être isolé de tous les autres condamnés et n’avoir aucune communication avec eux. La surveillance doit être exercée avec la plus scrupuleuse vigilance de façon à prévenir la moindre tentative d’évasion ou de communication avec le dehors " .


La surveillance du détenu est très organisée. Un gardien chef, Gauvin, et six gardiens ordinaires (dont Bartoli, Pautrot, Jumin, Jour) sont spécialement désignés. Pendant toute la durée de la détention de Dreyfus, ils logent dans le quartier spécial affecté au condamné et sont les seuls à y avoir accès. Les gardiens sont obligés de coucher et de prendre tous leurs repas au sein de la prison, de peur d’indiscrétions. Ils sont prisonniers de leur prisonnier. Leurs repas ont lieu à onze heures et à dix-sept heures, à tour de rôle. Une sortie d’une demi-heure leur est accordée après chaque repas. Tous les huit jours, les gardiens ont la possibilité de faire une grande sortie, de sept heures du matin à dix-sept heures…


La Charente inférieure et l’affaire Dreyfus

http://philippepoisson.unblog.fr/files/2008/11/dtentiondreyfus.pdf

par Florence Muel

 


Histoire - Documentaires (112)

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