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« Au Moyen Âge, il est exceptionnel qu'un suicide soit mis en scène, car la mort volontaire est une grave insulte à l'encontre de Dieu qui seul peut donner et reprendre la vie. Il ne s'agit pas seulement d'une mort terrestre. Comme le rappelle William, il s'agit aussi (et surtout) de la damnation dans l'au-delà : « une mort présente et éternelle » (præsentis et æternæ mortis). Le suicide est un décès infamant qui rejaillit sur l'ensemble des chrétiens, car « le troupeau (...) est ruiné par une partie de son corps ». Le cadavre du suicidé est supplicié (traîné, pendu ou brûlé), ses biens confisqués et il ne peut bénéficier d'une sépulture chrétienne, devenant un potentiel revenant. »

 

Pour citer cet article

Didier LETT, « Le diable, la jeune fille et le saint ; le suicide de Salerna »,
Clio, numéro 4/1996, Le temps des jeunes filles, mis en ligne le 22 mars 2003. 

 Le diable, la jeune fille et le saint ; le suicide de Salerna
http://clio.revues.org/index442.html

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