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Le parlement, avec le soutien de la majorité des réformateurs des prisons organisés en groupe de pression, s'oriente vers la recherche d'alternatives à l'éducation correctionnelle. Les années 1880-1910 sont marquées par une importante production législative, qui redéfinit les différentes catégories d'enfants (tendant à assimiler les enfants délinquants aux enfants en danger), et qui favorise la mise en place de nouvelles formes de prises en charge des jeunes. Faute de solution institutionnelle, on recherche alors des solutions législatives pour sortir de la crise. En particulier, deux lois votées en 1889 et 1898 viennent modifier profondément le champ de l'enfance de justice. La première s'attaque à un des fondements essentiels du droit français : l'autorité paternelle. Elle organise la déchéance ou la cession de cette dernière dans un objectif de défense des enfants « maltraités et moralement abandonnés ». Elle repose sur la notion « d'intérêt de l'enfant » , qu'il faut protéger de sa propre famille. Cette loi offre à l'Etat une capacité d'intervention au sein de la famille. Elle donne satisfaction aux nombreux réformateurs qui pensaient, depuis longtemps, que dans certains cas, aucune éducation ne pouvait être donnée sans une rupture définitive du jeune avec sa famille. Cependant, les débats parlementaires achoppent longtemps sur la question du financement. La loi ne prévoit aucune mesure précise pour assurer le sort de l'enfant moralement abandonné soustrait à sa famille. Les parlementaires estiment qu'il suffira de s'appuyer sur les structures de prises en charge des enfants assistés, donc sur l'Assistance publique. Cela revient à faire porter la nouvelle charge budgétaire sur les départements. Des sociétés de patronage privées pourront aussi se voir confier des enfants. La loi du 19 avril 1898 veut compléter et améliorer celle de juillet 1889[. Elle s'attaque en premier aux parents indignes. Cependant, lors des débats, les parlementaires ont accolé une réforme de l'article 66 du Code pénal aux dispositions concernant les enfants martyrs. La loi offre la possibilité au juge de placer les jeunes auteurs de crimes et délits dans des institutions dépourvues de tout caractère pénal. Le juge peut dorénavant confier le jeune à une personne ou à une institution charitable, ainsi qu'à l'Assistance publique. La loi modifie donc de façon radicale les principes de l'éducation correctionnelle. Elle montre une certaine défiance envers les colonies privées et publiques...

Les bagnes d'enfants n° 4
http://storage.canalblog.com/05/70/534743/33693404.pdf

Les colonies correctionnelles n°1 
http://storage.canalblog.com/84/68/534743/33423319.pdf

Les colonies correctionnelles n°2
http://storage.canalblog.com/24/71/534743/33469679.pdf

Politique pénale à l'égard de la délinquance juvénile sous la Troisième République n°3
http://storage.canalblog.com/50/82/534743/33507502.pdf

Un bagne pour enfants en Bretagne

http://storage.canalblog.com/40/56/534743/32446088.pdf

 

Le pénitencier pour enfants de l'Ilet à Guillaume

http://www.temoignages.re/le-penitencier-pour-enfants-de-l,20541.html

 

Le pénitencier des marmailles en péril

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=165943&page=article

 

Le pénitencier et le bagne...

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=150356&page=article.print



Maisons de correction - Bagnes enfants - délinqua (40)

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